Stephen Hawking est mort

Stephen Hawking est l’un des plus grands physiciens de la deuxième moitié du XXe siècle. Sa contribution à notre compréhension de l’univers n’a rien de comparable à celle d’Albert Einstein (il le reconnaissait d’ailleurs bien volontiers lui-même), mais ses travaux sur les trous noirs ou sur le Big Bang ont sans conteste fait date en astrophysique.

Le physicien britannique a en effet choisi, à contre-courant de son époque, très marquée par les développements de la mécanique quantique, de poursuivre les travaux de son illustre aîné sur la gravitation. Il a notamment travaillé avec le mathématicien, britannique lui aussi, Roger Penrose sur les implications mathématiques des équations de la relativité générale.

S’il n’est pas le premier à formuler l’idée que l’univers a connu une phase de croissance initiale très rapide à partir d’un état extrêmement dense et chaud (la théorie du Big Bang), il pousse néanmoins les équations d’Einstein dans ses retranchements en démontrant qu’elles prévoient l’existence dans le passé d’un point unique de densité infinie: ce qu’on appelle en physique «une singularité».

Contrairement à une idée commune répandue, cela ne veut pas dire que l’univers était tout entier concentré en un point, mais au contraire que les équations d’Einstein ont une limite au-delà de laquelle elles ne parviennent plus à rendre compte correctement du monde : une nouvelle physique est nécessaire. Sur le plan théorique, c’est un accomplissement majeur.

Stephen Hawking se penche alors sur d’autres «singularités» de la théorie de la relativité générale : les trous noirs. Ce sont des objets si denses (ou si massif) qu’ils piègent toute forme de matière ou d’énergie qui franchit une certaine limite, appelée « horizon ». Même les grains de lumière, les photons, qui sont les objets les plus rapides de l’univers et dont la masse est nulle, ne parviennent à s’en échapper.

C’est en tout cas ce que l’on pense jusqu’à ce que Stephen Hawking se penche sur la question. En introduisant un peu de mécanique quantique, il découvre que les trous noirs ne sont pas si noirs… Pour des raisons complexes, ils rayonnent en effet très légèrement. Ils ont du coup également une température.

Cette découverte surprenante est le plus grand accomplissement de sa carrière. L’article paru dans Nature en 1974 lui aurait valu le prix Nobel… si elle avait pu être confirmée par des observations. Mais ce «rayonnement Hawking» est bien trop faible pour être détecté par les dispositifs actuels. C’est la première fois qu’un théoricien parvenait à réunir dans une même équation (très élégante) les paramètres fondamentaux de la relativité générale et ceux de la mécanique quantique.

Pour tous les curieux qui souhaiteraient en savoir plus, le magazine La Recherche avait consacré un dossier spécial passionnant en 2013, diffusé gratuitement sur leur site internet à l’occasion du décès du physicien.

Les tueurs de la République : assassinats et opérations spéciales des services secrets

  • Editeur : J’ai lu (13 avril 2016)
  • Collection : J’ai lu Document
  • Auteur : Vincent Nouzille
  • ISBN-10: 2290122122
  • ISBN-13: 978-2290122129

Vengeances d’Etat, assassinats en série, attentats commandités, guérillas sanglantes, éradication de chefs terroristes, emploi de mercenaires ou de services secrets alliés peu regardants : oui, la France est capable de tuer pour régler ses comptes et défendre ses intérêts, que ce soit en Afrique, au Moyen-Orient ou ailleurs.

Pour ce faire, la DGSE dispose d’une cellule clandestine dont les agents sont entraînés pour mener à bien des exécutions ciblées. De de Gaulle à Hollande, tous ont recouru à ces actions inavouables. Ceux qui ont accordé ou obtenu le « permis de tuer » éclairent ici cette face sombre du pouvoir. L’un des secrets les mieux gardés de notre République…

Journaliste d’investigation spécialiste des enquêtes historiques, l’auteur Vincent Nouzille travaille notamment pour Le Figaro Magazine et la télévision. Il a été grand reporter à L’Express et chroniqueur à France Inter.

Aurore polaire

Une aurore polaire (également appelée aurore boréale dans l’hémisphère nord et aurore australe dans l’hémisphère sud) est un phénomène lumineux caractérisé par des voiles extrêmement colorés dans le ciel nocturne, le vert étant prédominant.

Provoquées par l’interaction entre les particules chargées du vent solaire et la haute atmosphère, les aurores se produisent principalement dans les régions proches des pôles magnétiques, dans une zone annulaire justement appelée « zone aurorale » (entre 65 et 75° de latitude).

En cas d’activité magnétique solaire intense, l’arc auroral s’étend et commence à envahir des zones beaucoup plus proches de l’équateur. L’aurore polaire due à l’éruption solaire de 1859 est « descendue » jusqu’à Honolulu et jusqu’à Singapour en septembre 1909 atteignant ainsi le dixième degré de latitude sud.

En octobre et novembre 2003, une aurore boréale a pu être observée dans le sud de l’Europe.

Un phénomène d’ampleur exceptionnelle s’est produit le 24 octobre 2014, visible en Amérique du Nord et en Europe du Nord.

Les régions les plus concernées par ce phénomène restent le Groenland, l’Alaska, l’Atlantique, le nord du Canada, l’Islande, la Norvège, la Suède, la Finlande, ainsi que dans les îles Shetlands au nord du Royaume-Uni.