Le futur télescope LSST, révolution pour l’astronomie, au centre d’un congrès en France

Le Large Synoptic Survey Telescope (LSST), en français « Grand Télescope d’étude synoptique », est un télescope de grande puissance dont la construction a débuté en avril 2015.

Il est prévu qu’il voie sa première lumière en 2019 et qu’il soit pleinement opérationnel à partir de 2022.

Le télescope sera installé à une altitude de 2680 mètres sur le Cerro Pachón, une montagne nord-chilienne, aux côtés de l’Observatoire Gemini et du télescope SOAR. La résolution de ses images, la largeur de son champ de vision et sa rapidité doteront le LSST de capacités d’observation inégalées.

Plus de 150 chercheurs européens et américains participent depuis lundi 11 juin 2018 au congrés de Lyon qui préfigure la mise en production du télescope, fruit d’une collaboration internationale pilotée par les États-Unis.

Le Large Synoptic Survey Telescope, qui sera mis en service en 2020 sur la montagne du Cerro Pachón, dans les Andes chiliennes, « révolutionne la façon dont on fait de l’astronomie », affirme à l’AFP Emmanuel Gangler, responsable du projet LSST en France. « Un projet qui fait rêver », ajoute-t-il.

Pendant dix ans, ce télescope superpuissant, doté d’un miroir de 8,4 mètres de diamètre, réalisera un relevé de l’univers en 3D : ce sera le plus rapide, le plus profond et le plus vaste, avec la carte la plus complète jamais obtenue du ciel de l’hémisphère austral.

« Dans l’hémisphère sud, on a accès au centre de la Voie lactée », relève M. Gangler. « On devrait commencer les relevés au dernier trimestre 2022 ». La première pierre avait été posée mi-avril 2015.

Son enveloppe se rapproche d’une expérience spatiale, avec un coût de construction d’environ 670 millions de dollars, souligne-t-il. La France joue un rôle primordial dans ce projet qu’elle a rejoint dès 2007 avec dix unités de l’Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (In2p3) du CNRS, l’organisme public de recherche français, impliquées.

La France contribue à la caméra numérique de 3,2 milliards de pixels (et 200 millions de dollars), la plus grande jamais construite. Elle prendra une photo du ciel toutes les 40 secondes. Autre prouesse française, le système de changeur de filtres robotisé de la caméra. Quinze fois plus rapide que ce qui se fait aujourd’hui, il prendra chaque image du ciel avec des filtres optiques différents (au nombre de 6) en un temps record.

Les astronomes « veulent voir le ciel en couleurs différentes pour faire ressortir les objets. A Hawaï, il faut une demi-heure pour changer un filtre du télescope Subaru. Pendant ce temps, pas d’observation possible ». « Avec notre système, cela prendra deux minutes ! », se réjouit le chercheur en cosmologie de l’In2p3 à Clermont-Ferrand (centre de la France).

lsst.org

   

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