Archives de catégorie : Sciences

Terreur dans l’Aude : retour sur le déroulement des attaques terroristes

Vendredi dernier, un homme se revendiquant de Daech s’est retranché, avec des otages, dans un supermarché de Trèbes.

Peu après 10 heures, à Carcassonne, un individu armé a d’abord braqué un automobiliste, pour lui voler sa voiture, une Opel Corsa blanche. Il a ouvert le feu, tuant le conducteur et blessant le passager. Ce dernier a été transporté à l’hôpital de Perpignan, précise « Le Monde ».

Quelques minutes plus tard, l’assaillant a visé par balle un groupe de CRS rentrant d’un footing. L’un d’entre eux a été blessé à l’épaule. « Six douilles ont été retrouvées sur place », a indiqué ce vendredi soir le procureur de la République, François Molins, lors d’une conférence de presse.

Le suspect a pris la fuite, s’arrêtant devant une caserne de parachutistes, avant de se rendre dans un supermarché à Trèbes, en banlieue de Carcassonne. Il a pénétré vers 11h15 dans le supermarché Super U. La voiture blanche sera retrouvée sur le parking. L’auteur des faits est entré dans le magasin en criant ‘Allah akbar’ et en indiquant qu’il était un soldat de l’État islamique. Il a ensuite tiré sur un client et un employé du magasin qui sont décédés. Des clients et des employés sont alors pris en otages.

Le terroriste retranché sollicitait la libération de « frères », a précisé le procureur. D’après plusieurs médias, il demandait notamment la libération de Salah Abdeslam, du commando terroriste du 13-Novembre.

Peu de temps après, un gendarme est rentré volontairement dans le magasin, en échange de la libération d’otages. On ignore pour le moment s’il s’agissait de la totalité des personnes retenues.

Selon le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, ce lieutenant-colonel « avait laissé son téléphone ouvert sur la table », permettant aux gendarmes d’entendre ce qu’il se passait. Puis le terroriste « a tiré à plusieurs reprises sur le colonel, qu’il a blessé très grièvement. Ce qui a déclenché l’intervention du GIGN », a précisé le procureur. François Molins, Gérard Collomb et Emmanuel Macron ont salué « l’héroïsme » de ce gendarme de 45 ans.

L’assaut a alors été donné en début d’après-midi. Une quinzaine de gendarmes sont intervenus dans le supermarché. « C’est quand nous avons entendu des coups de feu que le GIGN est intervenu », a précisé dans l’après-midi Gérard Collomb, lors d’une conférence de presse.

L’assaillant a été abattu peu après 14h30. Le dernier otage retenu, le colonel, a été blessé, ainsi que deux autres militaires du GIGN au cours de l’assaut.

L’opération terminée, le ministre de l’Intérieur a donné vers 16 heures un dernier bilan : trois victimes sont décédées dont une dans le supermarché, trois urgences absolues ont été signalées, dont l’officier de gendarmerie qui s’était volontairement substitué à des otages, ainsi que deux urgences blessées par balle dont un gendarme de la colonne d’assaut du GIGN et un CRS.

Peu avant 16 heures, l’État islamique a revendiqué les attaques de Carcassonne et Trèbes.

Biarritz : l’opposition au nouveau compteur connecté Linky se poursuit

La fronde contre les compteurs connectés a débuté il y a deux ans dans la cité balnéaire.

L’association Ondes de choc continue de demander le droit de refuser les équipements d’Enedis.

L’association Biarritz Antennes, qui dénonçait la multiplication des relais de téléphonie mobile et des compteurs Linky, est devenue Ondes de choc, un nom plus approprié à son objectif.

Pierre Nicot, son président, rappelle que le but des adhérents est de limiter l’envahissement des ondes électromagnétiques, issues des fameuses antennes mais aussi des compteurs connectés.

« L’Organisation mondiale de la santé a classé les radiofréquences dans la catégorie des cancérigènes possibles. De nombreux pays ont choisi des seuils beaucoup plus bas que ceux en vigueur dans l’hexagone au vu des dangers pour la santé publique », explique Pierre Nicot qui note aussi les questions de protection des données personnelles.

DMLA : deux patients recouvrent la vue grâce à des cellules souches

Une équipe de chercheurs britanniques et américains a annoncé avoir restauré, grâce à des cellules souches, la vision de deux personnes âgées atteintes d’une maladie dégénérative assez courante.

Chez ces volontaires, un octogénaire et une sexagénaire britanniques malvoyants, le rétablissement a été spectaculaire, a expliqué dans un communiqué l’hôpital de Moorfields, à Londres.

La maladie dont ils sont atteints, la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) « humide », trouble la vision ou provoque un angle mort dans le champ visuel.

La DMLA est l’une des causes les plus fréquentes de perte de la vision après 50 ans. La DMLA « sèche » est plus fréquente et moins sévère que la DMLA « humide ».

Uber : un véhicule autonome impliqué dans un accident mortel

Un véhicule autonome d’Uber a été impliqué dans un accident à Tempe, aux États-Unis, renversant mortellement un piéton.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la collision aurait été inévitable.

Selon les images tournées par les caméras de la voiture, un Volvo XC90, la victime poussait un vélo et aurait fait irruption devant l’auto. Sylvia Moir, à la tête de la police de Tempe, a déclaré dans le média San Francisco Chronicle : « Il est très clair qu’il aurait été difficile d’éviter cette collision quel que soit le mode de conduite (autonome ou humaine) étant donné la façon dont la victime a surgi sur la route ».

Une déclaration qui permettra d’éviter de faire un procès prématuré des véhicules sans chauffeur.

De son côté, Volvo a tenu à préciser que les technologies de conduite autonome sur le modèle impliqué dans l’accident n’étaient pas les siennes.

L’agence fédérale de la sécurité routière a envoyé sur place une équipe spéciale pour enquêter. Celle-ci sera suivie de près, alors qu’Uber et Waymo, la filiale de conduite autonome d’Alphabet, ont demandé il y a quelques jours au Congrès l’adoption d’un projet de loi pour accélérer le développement de la conduite autonome aux USA.

Il y a 50 ans, Georges Charpak révolutionnait les détecteurs de particules

Cela fait 50 ans cette année, plus précisément le 23 février 1968, que le prix Nobel de physique de l’année 1992, le Français Georges Charpak, décédé en 2010, a révolutionné la physique des particules avec un nouveau détecteur : la chambre proportionnelle multifils.

Le 23 février 1968, Georges Charpak, qui avait déjà travaillé au Cern sur la célèbre question du moment magnétique anomale du muon, publiait avec ses collègues un article intitulé The use of multiwire proportional counters to select and localize charged particles, que l’on peut considérer comme l’acte de naissance de la chambre proportionnelle multifils.

Ce détecteur, destiné aux accélérateurs, allait permettre aux physiciens de partir à la chasse de nouvelles particules jusque-là trop fugaces, à faibles durées de vie, cachées telle une aiguille dans une botte de foin au milieu du feu d’artifice de particules beaucoup plus conventionnelles.

En effet, couplée à un ordinateur, la chambre proportionnelle multifils permettait d’enregistrer des millions de traces de particules à chaque seconde, au lieu d’une ou deux avec les précédents détecteurs. Il facilitait donc grandement la recherche des interactions rares, se produisant par exemple seulement au cours un évènement sur un milliard.

Le détecteur de Charpak allait rendre possibles des découvertes aussi spectaculaires que celles du quark charmé et surtout des bosons W et Z.

Bitcoin : une journée à Biarritz pour tout comprendre

Le 7 avril prochain se tiendra à Biarritz, la première conférence sur le bitcoin.

Le public, spécialiste ou non spécialiste, pourra découvrir le monde fabuleux des cryptomonnaies, grâce à des orateurs spécialistes du domaines (Yorick de Mombynes, Damien Theillier, h16, Lucas Léger, Simone Wapler, Vincent Ginochio, Adil Takkal-Bataille,…).

Souvent accusé de financer des activités illégales, conspué par le monde politique, convoité par les banques (c’est dire si les cryptomonnaies suscitent l’intérêt), le bitcoin nécessite quelques explications afin de ne plus pâtir de la mauvaise réputation qu’on veut lui faire.

Il est temps pour vous de le découvrir sous son vrai jour : une libération, une monnaie d’échange vers plus de liberté.

Le cadre prestigieux qui accueille les participants est le Casino Barrière à Biarritz.

Les organisateurs, Frédéric Hamon et Patrick Mari, tiennent à ce que cette première édition soit une réussite.

Nul doute que vous serez séduits par leur chaleureux accueil et leur professionnalisme.

www.savoiretaction.eu

      

La théorie des cordes, ce qu’Einstein ne savait pas encore

La théorie des cordes (traduction du concept anglais de « string theory » est un domaine actif de recherche traitant de l’une des questions de la physique théorique : fournir une description de la gravité quantique, c’est-à-dire l’unification de la mécanique quantique et de la théorie de la relativité générale.

La principale particularité de la théorie des cordes est que son ambition ne s’arrête pas à cette réconciliation, mais qu’elle prétend réussir à unifier les quatre interactions élémentaires connues, on parle de théorie du tout.

Stephen Hawking est mort

Stephen Hawking est l’un des plus grands physiciens de la deuxième moitié du XXe siècle. Sa contribution à notre compréhension de l’univers n’a rien de comparable à celle d’Albert Einstein (il le reconnaissait d’ailleurs bien volontiers lui-même), mais ses travaux sur les trous noirs ou sur le Big Bang ont sans conteste fait date en astrophysique.

Le physicien britannique a en effet choisi, à contre-courant de son époque, très marquée par les développements de la mécanique quantique, de poursuivre les travaux de son illustre aîné sur la gravitation. Il a notamment travaillé avec le mathématicien, britannique lui aussi, Roger Penrose sur les implications mathématiques des équations de la relativité générale.

S’il n’est pas le premier à formuler l’idée que l’univers a connu une phase de croissance initiale très rapide à partir d’un état extrêmement dense et chaud (la théorie du Big Bang), il pousse néanmoins les équations d’Einstein dans ses retranchements en démontrant qu’elles prévoient l’existence dans le passé d’un point unique de densité infinie: ce qu’on appelle en physique «une singularité».

Contrairement à une idée commune répandue, cela ne veut pas dire que l’univers était tout entier concentré en un point, mais au contraire que les équations d’Einstein ont une limite au-delà de laquelle elles ne parviennent plus à rendre compte correctement du monde : une nouvelle physique est nécessaire. Sur le plan théorique, c’est un accomplissement majeur.

Stephen Hawking se penche alors sur d’autres «singularités» de la théorie de la relativité générale : les trous noirs. Ce sont des objets si denses (ou si massif) qu’ils piègent toute forme de matière ou d’énergie qui franchit une certaine limite, appelée « horizon ». Même les grains de lumière, les photons, qui sont les objets les plus rapides de l’univers et dont la masse est nulle, ne parviennent à s’en échapper.

C’est en tout cas ce que l’on pense jusqu’à ce que Stephen Hawking se penche sur la question. En introduisant un peu de mécanique quantique, il découvre que les trous noirs ne sont pas si noirs… Pour des raisons complexes, ils rayonnent en effet très légèrement. Ils ont du coup également une température.

Cette découverte surprenante est le plus grand accomplissement de sa carrière. L’article paru dans Nature en 1974 lui aurait valu le prix Nobel… si elle avait pu être confirmée par des observations. Mais ce «rayonnement Hawking» est bien trop faible pour être détecté par les dispositifs actuels. C’est la première fois qu’un théoricien parvenait à réunir dans une même équation (très élégante) les paramètres fondamentaux de la relativité générale et ceux de la mécanique quantique.

Pour tous les curieux qui souhaiteraient en savoir plus, le magazine La Recherche avait consacré un dossier spécial passionnant en 2013, diffusé gratuitement sur leur site internet à l’occasion du décès du physicien.