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Virus informatique

Un virus informatique est un automate autoréplicatif à la base non malveillant, mais aujourd’hui souvent additionné de code malveillant (donc classifié comme logiciel malveillant), conçu pour se propager à d’autres ordinateurs en s’insérant dans des logiciels légitimes, appelés « hôtes ».

Il peut perturber plus ou moins gravement le fonctionnement de l’ordinateur infecté.

Il peut se répandre par tout moyen d’échange de données numériques comme les réseaux informatiques et les cédéroms, les clefs USB, les disques durs, etc.

Son appellation provient d’une analogie avec le virus biologique puisqu’il présente des similitudes dans sa manière de se propager en utilisant les facultés de reproduction de la cellule hôte.

On attribue le terme de « virus informatique » à l’informaticien et spécialiste en biologie moléculaire Leonard Adleman.

Les virus informatiques ne doivent pas être confondus avec les vers informatiques, qui sont des programmes capables de se propager et de se dupliquer par leurs propres moyens sans contaminer de programme hôte.

Au sens large, on utilise souvent et abusivement le mot virus pour désigner toute forme de logiciel malveillant.

Les premiers programmes autonomes n’avaient pas le but qu’ils ont aujourd’hui. Les tout premiers logiciels de ce type étaient de simples divertissements ; par exemple, un jeu a été inventé en 1970 par trois informaticiens Victor A. Vyssotsky (en), Robert Morris Sr. (en) et M. Douglas McIlroy (en) des Bell Labs et appelé Core War. Pour ce jeu, chaque joueur écrit un programme et le charge en mémoire vive. Le système d’exploitation, qui se doit juste d’être multitâche, exécute tour à tour une instruction de chacun des programmes. L’objectif du jeu est de détruire les programmes adverses tout en assurant sa propre prolifération. Les joueurs ne connaissent pas l’emplacement du programme adverse. Les programmes sont capables de se recopier, de se réparer, de se déplacer en différentes zones de la mémoire et « d’attaquer » les programmes adverses en écrivant de façon non déterministe dans d’autres zones de la mémoire. La partie se termine au bout d’un temps défini ou lorsque l’un des joueurs voit tous ses programmes inactifs ou détruits. Le vainqueur est celui qui possède le plus grand nombre de copies actives. C’est l’acte de naissance de la programmation des virus.

En 1984, le magazine Scientific American a présenté un jeu informatique consistant à concevoir de petits programmes entrant en lutte et se dupliquant en essayant d’infliger des dégâts aux adversaires, fondant ainsi les bases des futurs virus.

En 1986, l’ARPANET fut infecté par Brain, virus renommant toutes les disquettes de démarrage de système en (C)Brain. Les créateurs de ce virus y donnaient leurs nom, adresse et numéro de téléphone car c’était une publicité pour eux.

Le virus classique est un morceau de programme, souvent écrit en assembleur, qui s’intègre dans un programme normal (le Cheval de Troie), le plus souvent à la fin, mais cela peut varier. Chaque fois que l’utilisateur exécute ce programme « infecté », il active le virus qui en profite pour aller s’intégrer dans d’autres programmes exécutables.

De plus, lorsqu’il contient une charge utile, il peut, après un certain temps (qui peut être très long) ou un événement particulier, exécuter une action prédéterminée.

Cette action peut aller d’un simple message anodin à la détérioration de certaines fonctions du système d’exploitation ou la détérioration de certains fichiers ou même la destruction complète de toutes les données de l’ordinateur. On parle dans ce cas de « bombe logique » et de « charge utile ».

Un virus de boot s’installe dans un des secteurs de boot d’un périphérique de démarrage, disque dur (le secteur de boot principal, le « Master boot record », ou celui d’une partition), disquette, ou autre. Il remplace un chargeur d’amorçage (ou programme de démarrage ou « bootloader ») existant (en copiant l’original ailleurs) ou en crée un (sur un disque où il n’y en avait pas) mais ne modifie pas un programme comme un virus normal ; quand il remplace un programme de démarrage existant, il agit un peu comme un virus « prepender » (qui s’insère au début), mais le fait d’infecter aussi un périphérique vierge de tout logiciel de démarrage le distingue du virus classique, qui ne s’attaque jamais à « rien ».

Les macrovirus qui s’attaquent aux macros de logiciels de la suite Microsoft Office (Word, Excel, etc.) grâce au VBA de Microsoft. Par exemple, en s’intégrant dans le modèle normal.dot de Word, un virus peut être activé à chaque fois que l’utilisateur lance ce programme.

Les virus-vers, apparus aux environs de l’année 2003, ayant connu un développement fulgurant dans les années qui suivirent, sont des virus classiques car ils ont un programme hôte. Mais s’apparentent aux vers (en anglais « worm ») car leur mode de propagation est lié au réseau, comme des vers, en général via l’exploitation de failles de sécurité.

Comme des vers, leur action se veut discrète, et non destructrice pour les utilisateurs de la machine infectée.

Comme des vers, ils poursuivent des buts à visée large, tels que l’attaque par saturation des ressources ou attaque DoS (Denial of Service) d’un serveur par des milliers de machines infectées se connectant simultanément.

Les virus de type batch, apparu à l’époque où MS-DOS était le système d’exploitation en vogue, sont des virus « primitifs ». Bien que capables de se reproduire et d’infecter d’autres fichiers batch, ils sont lents et ont un pouvoir infectant très faible.

Certains programmeurs ont été jusqu’à créer des virus batch cryptés et polymorphes, ce qui peut être qualifié de « prouesse technique » tant le langage batch est simple et primitif.

D’autres menaces existent en informatique, s’en distinguant souvent par l’absence de système de reproduction qui caractérise les virus et les vers ; le terme de « logiciel malveillant » (« malware » en anglais) est dans ce cas plus approprié.

Cabir est considéré comme le tout premier virus informatique proof of concept recensé se propageant par la téléphonie mobile grâce à la technologie Bluetooth et du système d’exploitation Symbian OS.

MyDoom.A est un virus informatique qui se propage par les courriels et le service P2P de Kazaa. Les premières infections ont eu lieu le 26 janvier 2004.

Psyb0t est un virus informatique découvert en janvier 2009. Il est considéré comme étant le seul virus informatique ayant la capacité d’infecter les routeurs et modem haut-débit.

Le virus Tchernobyl ou CIH est connu pour avoir été un des plus destructeurs. Il détruisait l’ensemble des informations du système attaqué et parfois il rendait la machine quasiment inutilisable. Il a sévi de 1998 à 2002.

Le ver Conficker exploite une faille du Windows Server Service utilisé par Windows 2000, Windows XP, Windows Vista, Windows 7, Windows Server 2003 et Windows Server 2008.

Cryptolocker est un logiciel malveillant dont la présence sur le web a augmenté de 700 % entre 2012 et 2014. Selon les calculs du FBI en juin 2014, il a causé pour 27 millions de dollars de pertes aux utilisateurs. Sous couvert d’une mise à jour Adobe Flash, le logiciel malveillant chiffre les fichiers des victimes et exige un paiement (pouvant aller de 100 dollars à 400 dollars) pour les décrypter. Il n’y a en 2014 aucun moyen connu pour casser l’algorithme de chiffrement utilisé, ce qui explique le pourcentage élevé de victimes ayant payé la rançon exigée par les fraudeurs4. Le logiciel malveillant Locky, qui est similaire à Cryptolocker, est particulièrement actif de fin 2015 à début 2016.

Zeus Bot est responsable d’environ 4 millions d’infections rien qu’aux États-Unis. Il a provoqué pour 70 millions de dollars de pertes pour les entreprises et consommateurs américains avant d’être démantelé par le FBI début 2014. Il exploite les vulnérabilités présentes dans Adobe Reader et Adobe Flash pour infecter les machines.

     

National Aeronautics and Space Administration (NASA)

La National Aeronautics and Space Administration, en français l’Administration nationale de l’aéronautique et de l’espace, plus connue sous son acronyme NASA, est l’agence gouvernementale qui est responsable de la majeure partie du programme spatial civil des États-Unis.

La recherche aéronautique relève également du domaine de la NASA.

Depuis sa création à la fin des années 1950, la NASA joue mondialement un rôle dominant dans le domaine du vol spatial habité, de l’exploration du Système solaire et de la recherche spatiale.

Parmi les réalisations les plus marquantes de l’agence figurent les programmes spatiaux habités Apollo, la navette spatiale américaine, la station spatiale internationale (en coopération avec plusieurs pays), les télescopes spatiaux comme Hubble, l’exploration de Mars par les sondes spatiales Viking et MER, ainsi que celle de Jupiter et Saturne par les sondes Pioneer, Voyager, Galileo et Cassini-Huygens.

La NASA a été créée le 29 juillet 1958 pour administrer et réaliser les projets relevant de l’astronautique civile, jusque-là pris en charge par les différentes branches des forces armées des États-Unis, afin de rattraper l’avance prise par l’Union soviétique.

La NASA reprend à cette époque les centres de recherche du NACA, jusque-là tourné vers la recherche dans le domaine de l’aéronautique.

Elle est aujourd’hui dotée d’un budget de 17,8 milliards de dollars (2015) et emploie directement environ 17 500 personnes (22 000 avec le Jet Propulsion Laboratory) ainsi qu’un grand nombre de sous-traitants répartis entre dix centres spatiaux situés principalement dans les États du Texas, de Californie et de Floride, de l’Alabama, de Virginie et de Washington.

Les missions marquantes en cours sont l’achèvement et l’exploitation de la station spatiale internationale, l’utilisation et la réalisation de plusieurs télescopes spatiaux dont le James Webb Space Telescope, les sondes spatiales OSIRIS-REx , Mars 2020, New Horizons et Mars Science Laboratory déjà lancées ou sur le point d’être lancées.

La NASA joue également un rôle fondamental dans les recherches en cours sur le changement climatique.

Le programme spatial habité de la NASA est depuis 2009 en cours de restructuration à la suite du retrait de la navette spatiale américaine programmé pour 2011 et de la remise en cause du programme Constellation confronté à des problèmes de conception et de financement.

L’administration Obama, suivant les recommandations de la commission Augustine, a décidé d’abandonner le projet de retour d’astronautes sur le sol lunaire à l’horizon 2020 au profit d’une démarche d’exploration plus progressive qui doit être précédée par des recherches poussées notamment dans le domaine de la propulsion.

Dans cette optique ont été mis en chantier le développement du lanceur lourd Space Launch System et de la capsule associée Orion, pour pallier l’absence de système de desserte de la station spatiale après le retrait de la navette spatiale, la NASA s’appuie au cours de la décennie 2010 sur le secteur privé qui doit prendre en charge la desserte en orbite basse de la station spatiale internationale.

La NASA va devoir durant quelques années s’appuyer lourdement sur ses partenaires pour poursuivre le programme de la station spatiale internationale et en particulier sur l’agence spatiale russe.

     

Agence spatiale européenne (esa)

L’Agence spatiale européenne (ASE ; en anglais : European Space Agency ; allemand : Europäische Weltraumorganisation), le plus souvent désignée par son sigle anglophone ESA, est une agence spatiale intergouvernementale coordonnant les projets spatiaux menés en commun par une vingtaine de pays européens.

L’agence spatiale, qui par son budget (5 750 millions d’euros en 2017) est la troisième agence spatiale dans le monde après la NASA et l’agence spatiale fédérale russe, a été fondée le 31 mai 1975.

Les activités de l’agence couvrent l’ensemble du domaine spatial : les sciences avec l’astrophysique, l’exploration du Système solaire, l’étude du Soleil et la physique fondamentale ; l’étude et l’observation de la Terre avec des satellites spécialisés ; le développement de lanceurs ; les vols habités à travers sa participation à la Station spatiale internationale et à Orion ; la navigation par satellite avec le programme Galileo ; les télécommunications spatiales pour lesquelles l’agence finance la mise au point de nouveaux concepts ; la recherche dans le domaine des technologies spatiales.

L’ESA participe également à des programmes spatiaux initiés par d’autres agences spatiales.

La stratégie est définie par un conseil dans lequel chaque pays membre dispose d’un représentant. Les programmes initiés par l’agence, qui représentent 75 % du budget, sont financés directement par les pays membres. Ceux-ci versent une contribution proportionnelle à leur PIB pour le financement de 20 % du budget (programme scientifique et frais généraux) et participent dans des proportions de leur choix aux programmes facultatifs. Le quart du budget est fourni par l’Union européenne et EUMETSAT pour le développement du segment spatial de ces programmes gérés par ces institutions (programme Galileo, satellites météorologiques, GMES/Copernicus). Certains des pays membres conservent, à côté de leur participation aux programmes européens, des programmes spatiaux purement nationaux.

L’agence spatiale européenne, qui a son siège à Paris, confie après sélection sur appel d’offres les travaux de recherche et le développement des engins spatiaux aux universités, instituts et industriels des pays membres en appliquant le principe du « retour géographique » : les dépenses de l’agence dans chaque pays sont au prorata de la contribution.

L’agence emploie environ 2 250 personnes (2013) et dispose de plusieurs établissements spécialisés. Son centre principal est l’ESTEC aux Pays-Bas qui est dédié à la conception et aux tests des engins spatiaux. Les autres centres importants sont l’ESOC en Allemagne (suivi et contrôle des missions en cours) et l’ESTRACK (réseau mondial d’antennes paraboliques, pour assurer la liaison avec les engins spatiaux). L’ESA utilise aussi les installations du centre de lancement de Kourou, établissement du CNES pour le lancement de ses fusées.

Le 20 février 2017, l’ESA a annoncé l’accès libre à l’essentiel de ses images, vidéos et données ; sous licence CC by-sa 3.0 IGO (« IGO » signifie « intergovernmental organization », ce qui signifie que d’éventuels litiges (très rares en matière de Creative Commons) devraient passer par une médiation avec l’Agence.

Ceci facilitera l’utilisation et la réutilisation de ses informations et données par le grand public, les médias, les acteurs de l’éducation, les partenaires de l’Agence ou toute personne souhaitant exploiter ce matériel tout en améliorant la visibilité de l’Agence dans le monde.

     

Ariane

Ariane est le nom générique d’une famille de lanceurs civils européens de satellites.

Le programme Ariane est lancé en 1973 par l’Agence spatiale européenne afin de donner les moyens à l’Europe de mettre en orbite ses satellites sans dépendre des autres puissances spatiales.

Ce projet avait été précédé d’un échec avec la fusée Europa. La première version, Ariane 1, effectue son vol inaugural depuis la base de Kourou (Guyane française) le . Elle est rapidement remplacée par des versions plus puissantes, Ariane 2, Ariane 3 et Ariane 4 qui effectuent leur premier vol respectivement en 1984, 1986 et 1988. Pour faire face à l’augmentation de la masse des satellites, le lanceur est complètement refondu, donnant naissance à la version Ariane 5 capable de placer maintenant plus de 10,7 t en orbite de transfert géostationnaire. Son premier vol a eu lieu en 1996.

La famille de lanceurs a rapidement pris une part de marché importante dans le domaine du lancement des satellites de télécommunications en orbite géostationnaire, secteur en plein essor dans les années 1980.

En 2009, le lanceur Ariane, qui est tiré de 5 à 7 fois par an ces dernières années, détenait environ 50 % de ce marché avant l’arrivée de la société Américaine SpaceX.

La base de lancement d’Ariane, située à Kourou en Guyane française (Centre spatial guyanais), permet au lanceur de disposer d’un avantage important grâce à sa proximité de l’équateur (où on place les satellites géostationnaires) mais ses coûts de production restent élevés.

Ariane est initialement issue des travaux de l’agence spatiale française, le CNES. La politique spatiale française, pour des raisons à la fois politiques et industrielles, a de tout temps été plus attachée au développement d’un lanceur européen que ses partenaires au sein de l’Agence spatiale européenne.

Les industriels français conservent encore aujourd’hui une part prépondérante dans la conception et la fabrication des lanceurs Ariane, avec des participations significatives d’autres pays européens comme l’Allemagne (nombreuses contributions sur la propulsion, le corps des lanceurs), l’Italie (propulsion), la Suède, la Belgique, les Pays-Bas et la Suisse.

Le lancement des satellites par Ariane est commercialisé par la société Arianespace, filiale créée en 1980 par le CNES et les principaux industriels impliqués dans le programme.

  

Centre spatial guyanais (CSG)

Le Centre spatial guyanais ou CSG est une base de lancement française et européenne située dans les communes de Kourou et Sinnamary, en Guyane française, qui a été mise en service en 1968.

Les fusées européennes Ariane, utilisées principalement pour le lancement des satellites de télécommunications, sont tirées depuis cette base. Complétant Ariane V dont la capacité d’emport est de 9,6 tonnes en orbite géostationnaire et 20 tonnes en orbite basse, deux nouveaux ensembles de lancement destinés à de nouveaux types de fusée sont introduits, Vega (capacité d’emport de 1,5 tonne en orbite basse, inauguration en 2012) et Soyouz (capacité d’emport de 3 tonnes en orbite géostationnaire, inauguration en 2011), permettant à l’Agence spatiale européenne (ESA) de disposer d’une gamme complète de lanceurs. La base est gérée conjointement par le CNES (son propriétaire), Arianespace et l’ESA.

Avec sa latitude très proche de l’équateur, le centre spatial est idéal pour placer en orbite les satellites géostationnaires qui constituent la majorité de la clientèle commerciale d’Arianespace.

Il y a 50 ans, la première fusée française décollait de Guyane

Le 9 avril 1968, le centre spatial guyanais lançait sa première fusée : Véronique.

À l’époque, le centre spatial français à Kourou n’a rien de la base ultra-sophistiquée qu’il est aujourd’hui. Les installations sont modestes et ressemblent plus à un champ de tir qu’à une base spatiale.

La première fusée  est une fusée-sonde. « Véronique, qui tire son nom de Vernon Electronique, le laboratoire à son origine, n’emportait pas de satellite, décrit Olivier Sanguy, médiateur scientifique de la cité de l’Espace à Toulouse : « Il s’agissait d’une fusée-sonde qui étudiait les hautes couches de l’atmosphère pour savoir ce qu’allaient traverser les futurs lanceurs ».

Véronique dépasse les 100 kilomètres d’altitude, frontière avec l’espace. Deux ans plus tard, le premier lancement orbital, avec une charge à placer en orbite, est effectué par une fusée Diamant B.

Aujourd’hui, Kourou est mondialement reconnu comme un centre spatial de haute importance avec les lanceurs Ariane, face à la base russe de Baïkonour (au Kazakhstan, mis en service en 1956) et américaine Cap Canaveral (1964).

Airbus A320

La famille Airbus A320 regroupe quatre avions de ligne moyen-courrier conçus et fabriqués par Airbus.

Le premier appareil est l’A320, qui donne son nom à la famille, suivi de deux versions raccourcies, l’A318 et l’A319 et d’une version rallongée, l’A321.

L’A320 est disponible en version fret et les A318, A319 et A320 sont disponibles en version jet d’affaire.

Depuis le vol du premier A320 en 1987, ses commandes fermes dépassent 14 000 exemplaires en 2017, dont près de 8 000 livrés, ce qui en fait le deuxième avion de ligne le plus vendu au monde, derrière son concurrent direct, le Boeing 737.

  

Airbus

Airbus est un groupe industriel européen présent dans le secteur aéronautique et spatial civil et militaire.

Créé en 2000 avec le nom d’European Aeronautic Defence and Space company (EADS), il résulte d’une concentration de la quasi-totalité des constructeurs français, allemands et espagnols.

Auparavant détenue par Lagardère et Daimler, la majorité du capital du groupe est sur le marché boursier depuis 2013.

Dans le même temps, le groupe et la filiale dédiée aux avions civils connue sous le nom « Airbus » ont progressivement fusionné.

Avec plus de 133 000 salariés et un chiffre d’affaires de 66,6 milliards d’euros en 2016, le groupe est l’un des champions mondiaux du secteur aéronautique, toutes catégories confondues.

Ses activités les plus importantes sont la construction d’avions de ligne avec sa filiale Airbus, d’hélicoptères et d’avions militaires.

À travers la participation à diverses entreprises, le groupe est engagé dans les lanceurs spatiaux, les satellites artificiels, les missiles, les avions de combat.

     

  

Airbus A380

L’Airbus A380 est un avion de ligne civil très gros-porteur long-courrier quadriréacteur à double pont, produit par Airbus.

Les éléments sont produits et assemblés dans différents pays de l’Union européenne. Les principaux le sont en France, en Allemagne, en Espagne et au Royaume-Uni. D’autres pièces proviennent d’autres pays, dont la Belgique, et l’assemblage final est réalisé sur le site de Toulouse, en France.

Le programme A380, d’un coût total de développement de 8 milliards d’euros, a été lancé au milieu des années 1990 sous le nom d’Airbus A3XX sous l’impulsion de Jean Pierson, alors administrateur-gérant d’Airbus.

Le premier vol a eu lieu le à l’aéroport de Toulouse-Blagnac et le premier service commercial a été effectué le par Singapore Airlines entre Singapour et Sydney. En mars 2013, le 100e A380 est livré à la compagnie Malaysia Airlines.

L’A380 est, en 2014, le plus gros avion civil de transport de passagers en service et le troisième plus gros avion de l’histoire de l’aéronautique, doté de quatre turbofans Rolls-Royce Trent 900 ou Engine Alliance GP7200 d’une consommation de 4L/km, après le Hughes H-4 Hercules et l’Antonov An-225. Le pont supérieur de l’A380 s’étend sur toute la longueur du fuselage, ce qui donne à la cabine une surface beaucoup plus importante que celle de son concurrent direct, le Boeing 747-400..

L’A380 est initialement proposé en deux versions :

  • L’A380-800, la version passager, peut transporter de 525 passagers à 853 passagers suivant la configuration (trois classes standards ou classe économique unique).
  • La version A380-800F cargo, aurait dû emporter jusqu’à 150 tonnes de fret mais a été abandonnée dès le début du programme.

L’A380-800 a un rayon d’action de 15 400 kilomètres, ce qui lui permet de voler de New York jusqu’à Hong Kong sans escale, à la vitesse de 910 km/h (Mach 0,85) jusqu’à 1 012 km/h (Mach 0,94). Cette autonomie fut réalisée selon une forte intention de John Leahy, responsable de vente.

Son principal client est Emirates, la compagnie de Dubaï ayant commandé 50 appareils supplémentaires le 17 novembre 2013 pour porter à 140 sa flotte d’A380. À la suite du remplacement de plusieurs A340-500, l’A380 de Qantas effectue depuis septembre 2014 le vol commercial le plus long du monde entre Sydney et Dallas-Fort-Worth, soit 13 804 km.

En octobre 2015, Airbus annonce que l’A380 a transporté plus de 100 millions de passagers avec 280 000 vols commerciaux. Alors que celui-ci compte 47 destinations lors de cette déclaration, jusqu’à 160 aéroports sont capables d’accueillir l’appareil. Parmi ceux-ci, en 2015, l’aéroport de Los Angeles accueillait 9 compagnies aériennes exploitant l’A380, avec 11 vols quotidiens.

De nos jours, le programme de l’A380 connaît deux paradoxes : l’A380 a permis à Airbus d’augmenter le niveau technique de ses appareils, dont l’A400M et l’A350 profitent, alors que le programme tarde à obtenir un véritable succès commercial ; les passagers de l’appareil apprécient aisément son grand confort tandis qu’aucune nouvelle compagnie aérienne n’a commandé l’appareil depuis 2015, et que celles déjà clientes ne désirent pas augmenter leurs commandes, à l’exception d’Emirates.

     

La Nasa confirme le lancement d’un avion supersonique

Cinquante ans aprés avoir tout fait pour contrecarrer la carrière du Concorde, les Etats-Unis semblent déterminés à batir leur propre programme d’avion commercial superssonique.

La Nasa vient en effet de notifier un contrat de 247,5 millions de dollars à la branche Skunk Works de Lockheed Martin pour la conception, la construction et les essais d’un démonstrateur.

Le développement de ce futur appareil, baptisé Low-Boom Fight Demonstrator (LBFD), entre dans le cadre du programme QueSST (Quiet Supersonic Technology) qui prépare le retour des vols commerciaux supersoniques grâce à une diminution drastique de leur empreinte sonore.

Il devrait commencer à voler en 2021.