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PS4 Pro

La grosse nouveauté de la PS4 Pro est bien évidemment son processeur beaucoup plus puissant. L’APU AMD embarque toujours huit cœurs Jaguar, mais ils sont désormais cadencés à 2,1 GHz contre 1,6 GHz auparavant.

Ce nouveau processeur permet de profiter, en fonctL’évolution la plus notable est celle de la partie graphique qui passe de 18 Compute Units cadencées à 800 MHz à 36 Compute Units cadencées à 911 MHz, soit une puissance plus que doublée sur le papier.

Les 8 Go de GDDR5 sont également plus rapides avec une bande passante de 218 Go/s contre 176 Go/s sur les autres PS4.

Nos confrères de EuroGamer ont ainsi pu mesurer une différence notable dans certains jeux : Call of Duty Modern Warfare atteint la fameuse barre des 60 images par seconde sur la PS4 Pro alors que la cadence est limitée à 48 i/s sur les autres PS4. D’autres jeux misent sur la qualité graphique en passant d’un rendu 900p à 1080p natif, voire même 2160p pour quelques exceptions.

Enfin, les jeux non optimisés pour la PS4 Pro tournent exactement comme sur les autres PS4. Pour assurer une compatibilité maximale, Sony a tout simplement choisi de désactiver la moitié des unités du processeur graphique et de ramener la fréquence à 800 MHz de faire fonctionner parfaitement les jeux, sans aucun risque de bug. Pour profiter de la puissance de la PS4 Pro, les jeux doivent donc obligatoirement être mis à jour.

La PlayStation 4 Pro fonctionne aussi bien sur un téléviseur Full HD (1080p) que sur un téléviseur Ultra HD. Sur ce dernier, elle affiche une image Ultra HD en définition native, à savoir 3840 x 2160 px. C’est la console qui se charge de la mise à l’échelle des jeux en 1080p vers l’Ultra HD (2160p). Comme dit précédemment, les jeux non optimisés pour la PS4 Pro tournent comme sur la PS4 classique à une exception près : ils sont mis à l’échelle en Ultra HD. Certains jeux comme Days Gone, Call of Duty : Infinite Warfare et Rise of The Tomb Raider utilisent un rendu natif en Ultra HD (2160p) grâce au procédé Checkerboard qui permet d’améliorer les graphismes. Certains jeux en cours de développement, comme Horizon Zero Dawn, sont développés avec la PS4 Pro en ligne de mire et devraient exploiter au mieux les capacités de la console.

Comme la PlayStation 4 Slim, la PlayStation 4 Pro troque le plastique brillant de la partie supérieure de la coque de la PS4 originale contre une coque entièrement noire mate avec un revêtement légèrement granuleux. Les possesseurs de PS3 Slim ne seront pas dépaysés.

En façade, les boutons tactiles de la PS4 ont été remplacés par les boutons physiques assez éloignés pour ne pas les confondre. À gauche, on retrouve le bouton de mise sous tension et à droite le bouton d’éjection. Juste à droite de ce dernier, les deux ports USB sont légèrement renfoncés, ce qui ne facilite pas l’utilisation de clé USB un peu épaisse.

À l’arrière, on retrouve l’ensemble de la connectique, composée du connecteur d’alimentation (format PC C13 mais à deux broches seulement), d’une sortie HDMI 2.0a, d’un port auxiliaire (pour la PlayStation Camera), d’une sortie audio numérique optique, d’un port USB 3.0 et d’un port Ethernet. En bas à droite, une petite trappe permet d’accéder au disque dur 2,5 pouces de 1 To afin de le remplacer par un modèle de plus grande capacité ou même par un SSD pour améliorer les temps de chargement. À noter qu’il est plutôt facile de passer d’une PS4 à une autre en sauvegardant le contenu du disque dur interne sur un périphérique de stockage externe.

La PlayStation 4 Pro dispose également du Bluetooth 4.0 et du Wi-Fi 802.11 a/b/g/n/ac sur les bandes des 2,4 et 5 GHz. L’alimentation intégrée peut consommer 310 watts, contre 165 watts pour la PS4 Slim et 250 watts pour la PS4 originale.

Par rapport à la PS4 Slim, la PlayStation 4 Pro gagne un étage et ses dimensions se rapprochent de celles de la PS4 originale. La PlayStation 4 Pro mesure ainsi 32,7 x 29,5 x 5,5 cm (3,3 kg) contre 30,5 x 27,5 x 5,3 cm pour la PS4 de 2013.

En pratique, l’encombrement des deux consoles est quasiment identique. La PS4 Slim reste plus compacte (28,8 x 26,5 x 3,9 cm pour 2,1 kg).

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Moto GP 2018

Moto GP 18 est l’édition 2018 du jeu officiel du championnat de Moto GP.

Les amateurs de deux roues ont eu de quoi faire chauffer la gomme avec TT Isle of Man en mars. Mais il faut reconnaître que sur une licence officielle comme le Moto GP, il n’existe aucune concurrence directe, comme on peut le vivre entre un FIFA et un PES, ou entre Forza et Gran Turismo par exemple. C’est à la fois une bonne chose, pour que le développement se déroule sereinement et une mauvaise chose, puisque personne ne viendra essayer de faire mieux sur le même terrain pour booster la concurrence.

La date de sortie de Moto GP 18 est le 07 Juin 2018 sur PS4, 07 Juin 2018 sur Xbox One, 07 Juin 2018 sur Switch, 07 Juin 2018 sur PC.

Moto GP 17 avait lancé une grande innovation dans le monde de l’eSport. Même si on en a moins parlé une fois l’effet d’annonce passé, c’est tout de même le promoteur des véritables Grands Prix qui s’occupe d’organiser le championnat eSport. Un menu spécifique lui est d’ailleurs dédié. L’année dernière, c’était une voiture d’une valeur de 35 000€ qui était en jeu ainsi qu’une moto de marque KTM.

Les marques sont toutes présentes pour proposer le plateau des épreuves Moto GP, Moto2, Moto3 et Rookies Cup. Cette dernière étant particulièrement soutenue par KTM, puisque toutes les machines sont identiques et fournies par la marque autrichienne. Il s’agit de KTM 250cc quatre temps, qui répondaient également aux spécifications Moto3. L’originalité de cette formule, c’est qu’elle regroupe des adolescents qui débutent en course moto, mais qui feront les futures stars du Moto GP.

On retrouve donc les 25 pilotes de la Rookies Cup ainsi, que tous les autres et leurs performances dans le jeu sont à la hauteur de leurs résultats dans la réalité.

En tout, ce sont 110 pilotes qui font partie de l’aventure, des plus prestigieux (Rossi, Marquez, Pedrosa…), à ceux qui sont en fin de tableau.

Au milieu de tout cela, vous, qui commencez au bas de l’échelle en mode carrière. Toutes les licences officielles et le contenu réel contribuent à vous immerger dans les courses, jusqu’aux commentaires d’introductions par Remy Tissier.

Cette coupe des débutants a tout pour plaire. Elle permet de régler le niveau de difficulté et d’aide en fonction de l’expérience du joueur. Les principaux paramètres sont réglables et des bonus de réputation sont octroyés en désactivant les diverses aides ; pas de « rollback », perte d’adhérence en sortant du circuit, règles officielles, démarrage manuel… . Les motos ne vont pas trop vite et c’est idéal pour prendre la mesure des circuits (les 19 circuits courus dans la réalité) et appréhender le comportement des bolides.

Même en utilisant le freinage combiné automatique, qui actionne de concert les freins avant arrière, on peut parfaitement ressentir les moments ou l’arrière décroche sur un gros freinage et les moments ou l’avant se dérobe en rentrant trop vite dans une courbe.

Même constat pour la ré-accélération qui doit être progressive et couplée au moment ou la moto est redressée en sortie de virage, sous peine de se faire éjecter façon ruade.

Une fois ces éléments assimilés, la conduite devient un véritable plaisir, même en conditions difficiles sous la pluie. La piste n’est malheureusement pas évolutive comme peut l’être celle de Project Cars 2.

L’IA se comporte de façon satisfaisante avec des freinages un poil trop anticipés qui permettent d’attaquer régulièrement l’intérieur. Mais c’est souvent au détriment de l’apex qu’on rate de peu et qui permet une relance plus forte de l’adversaire. On se fait alors reprendre dans la ligne droite suivante. Les joutes sont serrées, musclées, mais correctes.

Cela ne vaudra évidement jamais les confrontations en ligne, mais c’est déjà bien suffisant en solo avec un niveau de difficulté bien calibré (et modulable) d’entrée de jeu. Concernant les courses en ligne, tout fonctionne correctement avec un maximum de 12 participants.

Mais attention, il faudra bien profiter de weekends de course complets pour apprendre tous les tracés et même les réapprendre en changeant de catégorie. Le comportement varie réellement la manière d’aborder les virages et les erreurs se paient immédiatement.

De plus, même si une option d’aide aux réglages très bien conçue est présente, il faudra savoir adapter sa conduite à l’usure des pneus et notamment régler en temps réel l’aide en freinage et à l’anti-patinage. Le modèle s’apparente ici, à ce que bon nombre ont pu découvrir dans Gran Turismo Sport. On sent très clairement l’attitude de la moto changer avec la dégradation des gommes.

Malgré ses très grandes qualités, Moto GP 18 pèche sans doute par manque de compétition. Quelques symptômes témoignent en effet soit d’un manque de temps par rapport au calendrier imposé, soit tout simplement de la flemme la plus élémentaire. A l’image des abords de circuits qui sont tristement figés. En dehors de quelques vacillations de public, tout cela est bien mort. A tel point que les affiches de pubs sont purement et simplement traversées façon fantôme. Un sacré coup de griffe à l’immersion.

Dommage, car des efforts ont été consentis sur la mise en scène de la carrière, avec un pilote qui s’installe dans les paddocks, discute avec ses mécanos et fête dignement une victoire ou un podium avec l’équipe. Mais les choix de développement de la moto sont d’un classicisme éhonté, la gestion des sponsors absente et il n’y a absolument aucune relation inter-pilotes. Tout au plus un fil d’infos donne-t-il quelques résultats pour faire croire à un réseau social animé.

Faut-il acheter MotoGP 18 si on possède déjà l’édition 2017 ?

Moto GP 2018 n’est qu’une mise à jour avec quelques retouches de son édition précédente. Mais le boulot est bien fait sur les points importants de la copie à rendre ; les sensations de conduite, le réalisme ajustable à tous les niveaux et un contenu exhaustif en ce qui concerne le Moto GP réel et sa transposition virtuelle. Ceci aussi bien au niveau des circuits que des machines et des pilotes. Certes, on peut regretter l’absence de concurrence qui a sans doute confiné un peu à la paresse Milestone. Il y a encore une belle marge de progression. Mais si on aime le Moto GP, on ne sera pas déçu par ce jeu qui lui rend correctement les honneurs.

Si vous appréciez et suivez la saison évidement que oui, car vous allez rouler autant que vos idoles et vous faire plaisir avec l’eSport. Si vous n’avez pas de simulation moto sur votre console, vous ne serez pas non plus déçus. Si c’est juste un bon jeu de moto que vous cherchez, votre investissement passé suffira sans doute.