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Canicule en France

Au cours du mois d’Août 2003, la France va connaître une canicule exceptionnelle.

Les deux vagues de chaleur, la première entre le 6 et le 9 août et la seconde entre le 11 et le 13 août, vont provoquer une surmortalité de 14 802 personnes.

Le bilan le plus lourd d’Europe, qui va précipiter le gouvernement du Président Jacques CHIRAC dans une crise politique sans précédent.

Un tiers des victimes de la canicule sont tombés foudroyés par la chaleur dans leurs domiciles.

Un journaliste caméraman indépendant, Spike JEAN, va tourner entre le 17 et le 22 août, avec les équipes des services funéraires de la ville de Paris mobilisés pour récupérer les dépouilles.

Les images sont difficiles mais fortes, elle témoignent de la violence sournoise d’un phénomène aussi imprévisible que dévastateur.

La caméra témoigne et rend hommage au courage de ces hommes qui exercent un métier ingrat et méconnu, afin de préserver notre société du spectre de la mort.

Ce film n’était pas initialement destiné à la télévision, il aurait du rester secret.

Trois mois après le tournage, alors qu’une commission d’enquête est créée afin de déterminer les responsables d’une telle hécatombe. Le responsable du service funéraire de la ville de Paris autorise alors sa diffusion. Des images qui resteront gravées à jamais dans la mémoire des français.

Affaire Benalla

L’affaire Benalla est une affaire judiciaire et politico-médiatique française dont le principal protagoniste est Alexandre Benalla, chargé de mission au cabinet du président de la République, Emmanuel Macron et en charge de sa sécurité, accusé d’avoir violenté un couple de personnes et usurpé la fonction de policier lors d’une des manifestations du à Paris.

Le 19 juillet 2018, au lendemain de la révélation des faits par Le Monde, le Parquet ouvre une enquête préliminaire pour « violences par personne chargée d’une mission de service public », « usurpation de fonctions » et « usurpation de signes réservés à l’autorité publique ».

Alexandre Benalla est peu après placé en garde à vue et mis en examen, notamment pour « violences en réunion », « immixtion dans l’exercice d’une fonction publique en accomplissant des actes réservés à l’autorité publique » et « recel de détournement d’images issues d’un système de vidéo protection ».

Une procédure de licenciement est également engagée par l’Élysée.

Trois officiers de police, soupçonnés d’avoir transmis illégalement des images de vidéosurveillance, sont dans le même temps suspendus.

Les partis d’opposition et une partie des médias soulèvent la question de la responsabilité du cabinet et de l’exécutif pour ne pas avoir signalé les faits au procureur de la République de Paris, critiquent la gestion médiatique de l’affaire, s’étonnent des privilèges accordés à Benalla sans justification apparente et évoquent une police parallèle.

La majorité parlementaire estime que cette affaire n’est pas politique et critique une récupération de la part de l’opposition et une surenchère médiatique.

Néanmoins les Commissions des lois du Sénat et de l’Assemblée nationale obtiennent les prérogatives d’une commission d’enquête parlementaire sur cette affaire et débutent leurs travaux dès le 22 juillet avec les auditions publiques du ministre de l’Intérieur Gérard Colomb et du préfet de police de Paris Michel Delpuech.

50e anniversaire de la mort de Martin Luther King

Martin Luther King Jr., né à Atlanta (Géorgie) le et mort assassiné le à Memphis (Tennessee), est un pasteur baptiste afro-américain, militant non-violent pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis, pour la paix et contre la pauvreté.

Il organise et dirige des actions telles que le boycott des bus de Montgomery pour défendre le droit de vote, la déségrégation et l’emploi des minorités ethniques.

Il prononce un discours célèbre le devant le Lincoln Memorial à Washington durant la marche pour l’emploi et la liberté : « I have a dream ». Il est soutenu par John F. Kennedy dans la lutte contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis.

La plupart de ces droits seront promus par le « Civil Rights Act » et le « Voting Rights Act » sous la présidence de Lyndon B. Johnson.

Martin Luther King devient le plus jeune lauréat du prix Nobel de la paix en 1964 pour sa lutte non-violente contre la ségrégation raciale et pour la paix.

Il commence alors une campagne contre la guerre du Viêt Nam et la pauvreté, qui prend fin en 1968 avec son assassinat officiellement attribué à James Earl Ray, dont la culpabilité et la participation à un complot sont toujours débattues.

Il se voit décerner à titre posthume la médaille présidentielle de la Liberté par Jimmy Carter en 1977, le prix des droits de l’homme des Nations unies en 1978, la médaille d’or du Congrès en 2004, et est considéré comme l’un des plus grands orateurs américains.

Depuis 1986, le Martin Luther King Day est jour férié aux États-Unis.

  

Nicolas Sarkosy

Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa, dit Nicolas Sarkozy, né le à Paris (XVIIe), est un homme d’État français, également avocat d’affaires et administrateur de société. Il est le président de la République française du au .

Il occupe d’abord les fonctions de maire de Neuilly-sur-Seine, député des Hauts-de-Seine, ministre du Budget et porte-parole du gouvernement ou encore de président par intérim du Rassemblement pour la République (RPR).

À partir de 2002, il est notamment ministre de l’Intérieur et ministre de l’Économie et des Finances, étant à deux reprises « numéro deux du gouvernement », et président du conseil général des Hauts-de-Seine. Il est alors l’un des dirigeants les plus en vue de l’Union pour un mouvement populaire (UMP), qu’il préside de 2004 à 2007.

Élu président de la République le avec 53,06 % des suffrages face à Ségolène Royal, son mandat est marqué, entre autres, par une rupture de style par rapport à ses prédécesseurs, par plusieurs réformes comme celle des universités en 2007 ou des retraites en 2010, et par l’impact de grands événements internationaux tels que la crise économique née en 2008 et la crise de la dette dans la zone euro.

Candidat à sa réélection en 2012, il est battu par François Hollande, obtenant 48,36 % des votes exprimés au second tour, et annonce quitter la vie politique.

Après son départ de la présidence, il siège pendant quelques mois au Conseil constitutionnel, dont il est membre de droit et à vie. Il effectue son retour en politique en 2014, en reprenant la présidence de l’UMP, qu’il décide de renommer Les Républicains. Il quitte la tête du parti en 2016 pour se présenter à la primaire présidentielle ouverte de la droite ; éliminé au premier tour de ce scrutin, il se met de nouveau en retrait de la vie publique.