Archives de catégorie : Nature & Environnement

Copernicus : The European Earth Observation Programme

Copernicus est le nom d’un « programme européen de surveillance de la Terre ».

Démarré il y a quatre ans avec Sentinel 1A, le programme Copernicus est déjà considéré comme une grande réussite, notamment grâce à son principe d’accès libre aux données. Aujourd’hui, l’ESA et la Commission européenne réfléchissent à de nouvelles missions, pour améliorer les services et compléter ces familles de satellites surveillant notre environnement. Yvan Baillion, responsable des affaires futures dans les domaines de la science, de l’observation de la Terre et du Système solaire chez Thales Alenia Space (qui réalise les satellites Sentinel 1 et 3).

Avec Copernicus, l’Union européenne mise sur la continuité des données afin d’aider les scientifiques à mieux comprendre le fonctionnement et l’avenir de la machine climatique. Il s’agit également d’éclairer les décideurs politiques sur la réalité du changement climatique, pour mieux l’anticiper et s’y adapter.

Ce programme était auparavant nommé Global Monitoring for Environment and Security ou GMES dans les versions anglaises (on conserve parfois dans la version française le sigle GMES, utilisé par tous les acteurs européens).

Il s’agit d’une initiative conjointe de l’Agence spatiale européenne (ESA) et, au travers de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), de l’Union européenne, qui vise à doter l’Europe d’une capacité opérationnelle et autonome d’observation de la Terre en tant que « services d’intérêt général européen, à accès libre, plein et entier ».

La France s’y associe notamment via le « plan d’applications satellitaires » du ministère du développement durable, décidé en 20113.

Ce programme vise à rationaliser l’utilisation de données relatives à l’environnement et à la sécurité issues de sources multiples, afin de disposer d’informations et de services fiables chaque fois que cela est nécessaire.

En d’autres termes, Copernicus permettra de rassembler l’ensemble des données obtenues à partir de satellites environnementaux et d’instruments de mesure sur site, afin de produire une vue globale et complète de l’état de notre planète.

Les décideurs politiques font partie des principaux utilisateurs du programme Copernicus, qui leur permet de préparer les législations nationales, européennes et internationales relatives à l’environnement (y compris celles sur le changement climatique et le droit international de la mer) et de vérifier la bonne application de ces législations.

Copernicus s’appuie sur quatre « piliers » :

  • une composante spatiale (constituée de satellites d’observation du sol, des océans et de l’atmosphère),
  • une composante in-situ (constituée d’instruments de mesure au sol ou aériens mesurant des paramètres relatifs à l’état des océans, du sol et de l’atmosphère),
  • une composante normalisation et harmonisation des données,
    une composante de services à l’utilisateur.

L’information offerte par le programme Copernicus sera regroupés autour de six thèmes :

le sol, les océans, le traitement de l’urgence, l’atmosphère, la sécurité et le changement climatique.

Les services relatifs au sol, aux océans et au traitement de l’urgence et ceux relatifs à l’atmosphère et à la sécurité (aussi appelés « services pilotes ») ont été officiellement lancés à l’occasion du Forum Copernicus à Lille en septembre 2008.

Ces services, actuellement en phase pré-opérationnelle, devaient entrer en phase opérationnelle en 2011 et être pleinement opérationnels en 2014.

La définition et la mise en place d’une gestion et d’une structure de financement européennes sont des éléments clés de la réussite du programme.

Copernicus est donc en marche vers son fonctionnement opérationnel.

 copernicus.eu

ec.europa.eu/growth/sectors/space/copernicus

      

Enlil : quand la circulation automobile devient une source d’électricité

On connaissait déja les turbines hydrauliques utilisant les flux marins ou les rivières comme source d’énergie verte. Mais aujourd’hui, on peut désormais faire de même avec la circulation. Recycler toute la journée les mouvements d’air provoqués par la circulation des véhicules, que ce soit sur l’autoroute, en ville ou partout où roule une voiture, cela est possible grâce à une turbine qui a été nommé Enlil.

C’est la société Devecitech qui posséde aujourd’hui ces turbines Enlil. Il s’agit donc d’une start-up turque basée à Istambul, dont les turbines sont actuellement en phase de test dans cette ville. La société est très fière du système et de la technologie relative.

Jason 2 a 10 ans : l’altimétrie spatiale a révolutionné notre connaissance du climat

Le satellite Jason 2 fête ses 10 ans. Les missions altimétriques des satellites Jason, du Cnes et de la Nasa, jouent un rôle important la lutte contre le changement climatique.

Parmi les nombreux satellites d’observation de la Terre utilisés pour suivre et comprendre le changement climatique, les satellites altimétriques sont à part. Ils mesurent la topographie de la surface des océans et surveillent la montée du niveau des mers causée notamment par la fonte des glaces et la dilatation de l’eau chauffée ; ils sont, en quelque sorte, la vigie des modifications du climat de la Planète.

En effet, le niveau moyen des océans est un des « paramètres très suivis car il est le résultat du réchauffement climatique causé par l’Homme et un indicateur majeur du changement climatique », nous explique Pascal Bonnefond, chercheur à l’Observatoire de Paris (Syrte) et scientifique de projet pour les missions Jason 2 et Jason 3.

C’est pourquoi, depuis Topex-Poséidon en 1992, puis les satellites Jason, le Cnes et la Nasa (mais aussi les agences opérationnelles NOAA et Eumetsat) garantissent la « continuité de cette mesure, essentielle pour assurer un suivi précis et sur la durée des phénomènes océaniques et de la montée du niveau moyen des mers ». Il faut comprendre qu’une rupture dans la continuité et la disponibilité des données crée, pour les scientifiques, des incertitudes qui nuisent aux résultats et pénalisent fortement les modèles de prédiction du changement climatique.

Depuis 1992, la montée du niveau moyen de l’océan est de 3,2 mm par an, avec une nette accélération depuis 2004 en lien avec la fonte des glaces du Groenland, de l’Antarctique et de celles des continents.

Avec plus de 4700 révolutions autour de notre Planète et des mesures d’une précision toujours inégalée sur plus de 300 millions d’impulsions radar, le satellite Jason2 a permis à de nombreux chercheurs d’étudier et de comprendre les phénomènes océaniques qui jouent un rôle fondamental dans l’évolution du climat de notre Planète.

Les nouvelles prédictions montrent une accélération de la hausse du niveau des océans qui conduirait à une élévation bien supérieure à celle prévude dans le dernier rpport du Giec.

Afin de garantir la continuité de la mesure de la hauteur des océans, le satellite Jason 3, lancé en janvier 2016, a pris la relève de Jason 2.

Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat :

ipcc.ch

      

La vie secrète des arbres

Editeur : Les Arènes
Collection : AR.ENVIRONNEMEN
ISBN-10 : 2352045932
ISBN-13 : 978-2352045939

Les citadins regardent les arbres comme des « robots biologiques » conçus pour produire de l’oxygène et du bois.

Forestier, Peter Wohlleben a ravi ses lecteurs avec des informations attestées par les biologistes depuis des années, notamment le fait que les arbres sont des êtres sociaux.

Ils peuvent compter, apprendre et mémoriser, se comporter en infirmiers pour les voisins malades.

Ils avertissent d’un danger en envoyant des signaux à travers un réseau de champignons appelé ironiquement « Bois Wide Web ».

La critique allemande a salué unanimement ce tour de force littéraire et la manière dont l’ouvrage éveille chez les lecteurs une curiosité enfantine pour les rouages secrets de la nature.