Archives de catégorie : Histoire & Géographie

Halloween (2018)

Halloween ou l’Halloween (usage canadien) est une fête folklorique et païenne traditionnelle originaire des îles Anglos-Celtes célébrée dans la soirée du 31 octobre, veille de la fête chrétienne de la Toussaint. Son nom est une contraction de l’anglais All Hallows-Even qui signifie the eve of All Hallows’ Day en anglais contemporain et peut se traduire comme « la veille de tous les saints » ou « la veillée de la Toussaint ».

En dépit de son nom d’origine chrétienne et anglaise, la grande majorité des sources présentent Halloween comme un héritage de la fête païenne de Samain qui était célébrée au début de l’automne par les Celtes et constituait pour eux une sorte de fête du nouvel an.

Halloween est ainsi connue jusqu’à nos jours sous le nom de Oíche Shamhna en gaélique. Elle est une fête très populaire en Irlande, en Écosse et au Pays de Galles où l’on trouve de nombreux témoignages historiques de son existence. Jack-o’-lantern, la lanterne emblématique d’Halloween, est elle-même issue d’une légende irlandaise.

C’est à partir du VIIIe siècle, sous le pape Grégoire III (731-741) et, au siècle suivant, sous le pape Grégoire IV (827-844), que l’église catholique déplaça la fête de la Toussaint, qui pouvait se fêter jusqu’alors après Pâques ou après la Pentecôte, à la date du 1er novembre, christianisant ainsi la fête de Samain.

La fête d’Halloween est introduite aux États-Unis et au Canada après l’arrivée massive d’émigrants irlandais et écossais notamment à la suite de la Grande famine en Irlande (1845-1851). Elle y gagne en popularité à partir des années 1920 et c’est sur le nouveau continent qu’apparaissent les lanternes Jack-o’-lanterns confectionnées à partir de citrouilles, d’origine locale, en remplacement des navets utilisés en Europe.

Halloween est aujourd’hui célébrée principalement en Irlande, en Grande-Bretagne, aux États-Unis, au Canada, en Australie, en Nouvelle Zélande et, dans une moindre mesure, dans de nombreux autres pays.

La tradition moderne la plus connue veut que les enfants se déguisent avec des costumes effrayants à l’image des fantômes, des sorcières, des monstres ou des vampires et aillent sonner aux portes en demandant des friandises avec la formule : Trick or treat ! qui signifie « des bonbons ou un sort ! ».

La soirée peut également être marquée par des feux de joie, des feux d’artifices, des jeux d’enfants, la lecture de contes horrifiques ou de poèmes d’Halloween, la diffusion de films d’horreur mais aussi la tenue de messes anticipées de la Toussaint dans sa composante strictement religieuse.

     

     

     

     

  

11 septembre 2001

Les attentats du 11 septembre 2001 sont quatre attentats-suicides perpétrés le même jour aux États-Unis, en moins de deux heures, entre 8 h 14 et 10 h 3, par des membres du réseau djihadiste Al-Qaïda, visant des bâtiments symboliques du nord-est du pays et faisant 2 977 morts.

L’opération Bojinka est considérée comme un plan précurseur de ces attentats, commis deux jours après l’attentat-suicide ayant tué le commandant Ahmed Chah Massoud.

  

Geisha

Une geisha (芸者?), aussi appelée geiko (芸子/芸妓?) ou geigi (芸妓?), est au Japon une artiste et une dame de compagnie, qui consacre sa vie à la pratique artistique raffinée des arts traditionnels japonais pour des prestations d’accompagnement et de divertissement, pour une clientèle très aisée. Elle cultive le raffinement artistique dans divers domaines tels que l’habillement en kimono, la musique classique, la danse, les rapports sociaux et la conversation, des jeux… Le mot « geisha » peut s’interpréter comme « personne d’arts » ou « femme qui excelle dans le métier de l’art ».

Les geishas étaient nombreuses aux XVIIIe et XIXe siècles. Elles existent encore dans le Japon contemporain bien que leur nombre soit en constante diminution : estimé à 17 000 dans les années 1980, il n’est plus que d’environ 200 de nos jours, principalement à Kyōto dans le quartier de Gion.

Cependant, grâce à une meilleure communication sur les activités des geishas notamment par la télévision et Internet, le nombre d’apprenties geisha (maiko) a connu récemment une nette augmentation.

L’institution multi-séculaire des geishas entretient un rapport étroit et complexe avec le phénomène de prostitution, entre idéalisation de leur rôle et de leurs activités, et réalités historiques et sociales. Il est toutefois certain que l’octroi de faveurs sexuelles par la geisha à son client n’a jamais été entendu comme systématique ou allant de soi.

Les geishas et prostituées étaient historiquement cloisonnées dans les mêmes quartiers. Au sein du karyukai, « monde des fleurs et des saules », qui désigne le quartier des plaisirs, ces deux catégories bien particulières de femmes se rencontraient et parfois même se côtoyaient au sein d’une même maison de thé.

Au XIXe siècle il pouvait ainsi arriver qu’une maison de thé propose, en plus d’une mise à disposition de ses geishas pour un zashiki, les services nocturnes d’une prostituée, elle aussi rattachée à la maison.

En période de crises, il n’était pas rare de voir des geishas de moindre classe se prostituer. Cependant cela n’était pas dénué de conséquence, et bien souvent la geisha ne pouvait espérer par la suite retrouver une position honorable, après avoir cédé ouvertement à la prostitution.

  

Samurai

Le samouraï (, samurai?) (à ne pas confondre avec le bushi (武士?)) est un membre de la classe guerrière qui a dirigé le Japon féodal durant près de 700 ans.

La classe de guerriers professionnels du Japon, constituée d’archers montés sur des étalons, trouve son origine dans la volonté impériale de conquérir des terres des Aïnous à la fin de la période Nara.

Jusque-là, le Japon disposait d’une armée fondée sur la conscription, inspirée du modèle chinois. Les hommes âgés de vingt à trente ans étaient conscrits, répartis en autant de gunki (corps de mille soldats et officiers) qu’il y avait de provinces et attachés au service du kokushi (gouverneur de la province).

Ce système se révéla totalement inefficace pour lutter contre les « barbares » Aïnous, redoutables cavaliers. L’empereur décida en 792 de le dissoudre pour mettre en place un nouveau système appelé kondeisei. Le kondesei avait l’avantage de réduire le poids du service militaire chez les paysans (sur qui reposait l’économie) puisqu’il était constitué de jeunes cavaliers archers issus de milieux plus aisés. Cette milice, formée de 3 964 hommes, commença à tomber en désuétude au Xe siècle, mais on ne peut affirmer qu’elle soit à l’origine des premiers samouraïs, apparus à cette époque.

Mitsuo Kure, dans son livre Samouraïs (p. 7), cite plusieurs autres origines possibles pour les samouraïs :

  • les kugutsu, des nomades qui parcouraient le Japon en vivant de spectacles de marionnettes et d’acrobaties, eux aussi réputés grands cavaliers archers. Il est toutefois impossible de dire s’ils utilisaient des grands arcs ;
  • les contacts avec les Emishi, durant les combats contre eux, mais aussi au cours d’activités commerciales ou en les employant comme mercenaires pour protéger Kyūshū de tentatives d’invasion coréennes ou chinoises, ont pu inspirer à la cour impériale de Kyōto l’idée de créer une cavalerie, jusqu’ici totalement absente de l’histoire militaire du Japon.

Enfin, Mitsuo Kure énonce une dernière hypothèse selon laquelle les samouraïs seraient à l’origine des gardes du palais impérial au début du Xe siècle, se fondant sur les premiers documents mentionnant le mot samurai (ou plutôt saburai, « en service », qui se déforma plus tard en samurai). S’il rejette rapidement cette hypothèse, arguant que les meilleurs élevages de chevaux se trouvaient dans le Kantō et le Tōhoku et que les armures o-yoroi furent mises au point sur le champ de bataille et non dans la paix de la cour, cette hypothèse est en revanche la seule origine citée par Stephen Turnbull dans son Samurai Sourcebook, (p. 8).

Turnbull indique à leur sujet qu’ils passèrent rapidement du service impérial à celui des riches propriétaires terriens des provinces, qui devaient lutter contre les Emishi, les bandits et les propriétaires terriens rivaux. Il précise aussi que ces premiers clans de samouraïs étaient d’origine modeste, mais se plaçaient sous l’égide de descendants de lignées impériales mineures, partis chercher fortune dans les contrées sauvages. Les deux plus puissants clans de samouraïs de la fin de l’ère Heian, les clans Taira et Minamoto, découlent de cette tradition, descendant respectivement des empereurs Kammu et Seiwa.

Le bouddhisme zen a fortement influencé les samouraïs5. Voir par exemple le samouraï Suzuki Shōsan, devenu moine zen à 42 ans.
En 1913, le moine Kaiten Nukariya a écrit un ouvrage sur cette influence du zen : (en) The Religion of the Samurai A Study of Zen Philosophy and Discipline in China and Japan6.
Le shintoïsme a eu une certaine influence, ainsi que le confucianisme.

Le bushido (voie du guerrier) est un ensemble de principes que devait respecter le samouraï. Un ouvrage populaire, vu comme un guide du samouraï est le Hagakure. Il s’agit d’une compilation des pensées et enseignements de Jōchō Yamamoto, ancien samouraï vassal de Nabeshima Mitsushige.

  

Ninja

Ninja (忍者?) est un terme japonais moderne (XXe siècle), servant à désigner une certaine catégorie d’espions ou mercenaires, actifs jusqu’à la période d’Edo (XVIIe siècle), traditionnellement appelés shinobi (忍び?, littéralement « se faufiler »).

Les fonctions du ninja comprenaient l’espionnage, le sabotage, l’infiltration, l’assassinat et la guérilla. Leurs méthodes cachées de guerre non conventionnelles ont été jugées déshonorantes pour la caste de samouraï qui observe des règles strictes concernant l’honneur et le combat mais, pour autant, les samouraïs achetaient leur service contre leur rivaux. Le shinobi proprement dit, un groupe spécialement formé d’espions et de mercenaires, est apparu au XVe siècle pendant la période de Sengoku, mais des antécédents peuvent exister au XIVe siècle4 et peut-être au XIIe siècle (Heian ou début de l’ère Kamakura).

Dans les troubles de la période de Sengoku (XVe siècle-XVIIe siècle), louer les services de mercenaires et d’espions était devenu courant dans la province d’Iga et dans la zone adjacente autour du village de Kōga et c’est à partir des clans de ces régions que provient la majorité de notre connaissance du ninja. Après l’unification du Japon sous le shogunat Tokugawa (XVIIe siècle), le ninja s’est évanoui dans l’obscurité. Un certain nombre de manuels shinobi, souvent basés sur la philosophie militaire chinoise, ont été écrits aux XVIIe et XVIIIe siècles, notamment le Bansenshukai (1676).

Au moment de la restauration de Meiji (1868), la tradition du shinobi est devenue un sujet d’imagination et de mystère populaire au Japon. Le Ninja figurait en bonne place dans la légende et le folklore, où il était associé à des capacités légendaires telles que l’invisibilité, la marche sur l’eau et le contrôle des éléments naturels. En conséquence, leur perception de la culture populaire repose souvent davantage sur une légende et un folklore que sur les espions historiquement précis de la période de Sengoku.

Le ninja désigne aussi celui qui suit et achève la formation au ninjutsu (忍術?), une discipline extrêmement rigoureuse tournée vers la survie, appliquée lors des périodes guerrières du Japon médiéval, aux missions d’espionnage, de renseignement, d’infiltration et de sabotage.

  

Canicule en France

Au cours du mois d’Août 2003, la France va connaître une canicule exceptionnelle.

Les deux vagues de chaleur, la première entre le 6 et le 9 août et la seconde entre le 11 et le 13 août, vont provoquer une surmortalité de 14 802 personnes.

Le bilan le plus lourd d’Europe, qui va précipiter le gouvernement du Président Jacques CHIRAC dans une crise politique sans précédent.

Un tiers des victimes de la canicule sont tombés foudroyés par la chaleur dans leurs domiciles.

Un journaliste caméraman indépendant, Spike JEAN, va tourner entre le 17 et le 22 août, avec les équipes des services funéraires de la ville de Paris mobilisés pour récupérer les dépouilles.

Les images sont difficiles mais fortes, elle témoignent de la violence sournoise d’un phénomène aussi imprévisible que dévastateur.

La caméra témoigne et rend hommage au courage de ces hommes qui exercent un métier ingrat et méconnu, afin de préserver notre société du spectre de la mort.

Ce film n’était pas initialement destiné à la télévision, il aurait du rester secret.

Trois mois après le tournage, alors qu’une commission d’enquête est créée afin de déterminer les responsables d’une telle hécatombe. Le responsable du service funéraire de la ville de Paris autorise alors sa diffusion. Des images qui resteront gravées à jamais dans la mémoire des français.

14 juillet 2018

Le 14 Juillet est la fête nationale de la République française.

Elle a été instituée par la loi du 6 juillet 1880 qui établit un jour de fête nationale annuelle, qui ne précise pas si elle commémore la Fête de la Fédération de 1790, symbole de l’union de la Nation, et/ou l’évènement de la prise de la Bastille du 14 juillet 1789, symbole de la fin de la monarchie absolue puisqu’elle dispose : « La République adopte le 14 Juillet comme jour de fête nationale annuelle » (article unique).

Le site Internet du gouvernement de la République française affirme à la fois : « Si le 14 juillet est généralement associé à la prise de la Bastille en 1789, c’est dans les faits le 14 juillet 1790, la fête de la Fédération, qui est officiellement commémoré en France » et « Dans les faits, de la IIIe République à nos jours, les maires des communes de France et les Français commémorent les deux 14 juillet ».

C’est un jour férié en France.

     

Opération Fortitude

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’opération Fortitude (Courage en anglais) est le nom de code collectif pour des opérations de désinformation et de diversion menées par les Alliés dans le but de cacher aux Allemands que le lieu du débarquement serait la Normandie, en leur faisant croire qu’il serait effectué ailleurs (Norvège ou Pas de Calais). Une fois celui-ci lancé, de leur faire croire que ce n’est qu’un débarquement de diversion, afin de retarder l’arrivée de leurs renforts.

Fortitude est la pièce maîtresse d’un ensemble plus large d’opérations de dissimulation appelé opération Bodyguard qui visent à cacher aux Allemands l’ensemble des projets de débarquement alliés en Europe, dont ceux de Méditerranée.

Ces opérations sont planifiées et dirigées par le colonel John Henry Bevan de la London Controlling Section, située à Londres et conduite par l’état-major suprême allié (Supreme Headquarters Allied Expeditionary Force ou SHAEF).

À partir de début 1944, l’imminence d’un débarquement dans le nord-ouest de l’Europe ne peut plus être cachée, à la vue de la concentration de troupes qui a commencé fin 1943. L’idée est, dans un premier temps, de cacher son lieu réel, en Normandie, en confortant un certain nombre d’hypothèses émises par le haut commandement allemand :
au nord : en faisant croire à l’hypothèse d’un débarquement en Norvège, hypothèse soutenue par Adolf Hitler et son entourage immédiat (Fortitude Nord) ;
au sud : en faisant croire qu’il aurait effectivement lieu là où il paraissait le plus vraisemblable, c’est-à-dire le Pas-de-Calais (Fortitude Sud), qui offre la distance maritime la plus courte, réduit la longueur des flux logistiques et permet de frapper au plus vite au cœur de l’Allemagne via la côte de la mer du Nord.

Dans un deuxième temps, il s’agit de faire croire le plus longtemps possible aux Allemands que le débarquement, une fois commencé, n’est qu’une diversion ou un débarquement secondaire. L’objectif est de retenir les forces allemandes dans le Nord de la France et sur les autres points du mur de l’Atlantique et, ainsi, de permettre aux Alliés de consolider leur tête de pont jusqu’à atteindre la parité, puis la supériorité numérique.

Les Alliés peuvent juger facilement l’efficacité de ces stratagèmes. Comme Ultra avait révélé le codage de la machine Enigma assez tôt, les Alliés peuvent déchiffrer quasiment en temps réel les réponses du haut commandement allemand à leurs actions.

Il est à peu près certain que les Allemands ont cru au débarquement dans le Pas-de-Calais jusqu’au redéploiement de la XVe armée allemande face aux Alliés en août 1944 et qu’ils n’abandonnent définitivement l’hypothèse qu’en septembre. Entre-temps, Hitler a pris personnellement la direction stratégique des opérations dès le complot du 20 juillet 1944 à Rastenbourg.

En tout état de cause, l’opération est décisive pour le succès du plan allié, car elle force les Allemands à garder une masse de troupes concentrées dans le Pas-de-Calais en réserve, en attente d’une attaque jugée par eux probable. Elle permet ainsi aux Alliés de maintenir, puis de consolider, leurs positions en Normandie. Elle ne permet toutefois pas une offensive décisive des Britanniques le long de la côte vers l’est comme le prévoyait le plan initial de l’opération Overlord et comme l’espérait Montgomery. Elle oblige les Américains à prendre l’initiative en direction du sud de la tête de pont, par l’opération Cobra en direction d’Avranches puis du Mans, avant de reprendre le chemin de l’Allemagne.