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Merci de signer la pétition de soignants contre les LBD : « j’ai vu des scanners de patients aux crânes fracassés »

Publié le jeudi 31 janvier 2019 à 6h01
par Ouafia Kheniche@ouafiak

Le docteur Laurent Thines, professeur de neurochirurgie au CHU de Besançon, a lancé une pétition pour un moratoire sur l’utilisation des armes sublétales afin d’alerter « sur leur dangerosité extrême ». Il nous explique ce qui l’a poussé à agir.

Au terme d’une opération chirurgicale qui a duré six heures, le neurologue prend le temps d’expliquer sa démarche au micro de France Inter : « Je ne suis pas un politique mais avant tout un médecin et un citoyen ». Il a beaucoup réfléchi avant de lancer cette pétition pour la suspension des armes sublétales LBD40, mais aussi les grenades de désencerclement. « J’ai été très choqué, en tant que neurochirurgien, de la gravité des lésions qui étaient infligées à des personnes qui, dans beaucoup de cas, manifestaient de façon pacifique. »

José Jover
@MoiLisezLes soignants français pour un Moratoire sur l’utilisation des armes sub-létales. – Sign the Petition! http://chng.it/DjKJKvvW : « Je suis Laurent Thines. neurochirurgien, chef de service au CHRU de Besançon,particulièrement choqué des lésions chez les personnes blessées. »

9:49 PM – Jan 27, 2019

Sur la ville de Besançon, il n’y a pas eu de blessés graves liées aux LBD (lanceurs de balles de défense). Mais le médecin a eu accès et a pu consulter avec attention des rapports sur des blessures infligées à des manifestants, transmis par des confrères d’autres régions. « J’ai pu aussi consulter les images des scanners anonymisés de certains patients. On retrouve à la fois des lésions externes, des plaies du cuir chevelu, des contusions ou, chez certains patients, la perte d’un œil et des lésions internes, du même type que celles que l’on trouve sur des scènes de guerre ou sur des accidents graves de la route. »

J’ai vu des scanners de personnes qui avaient le crâne fracassé, avec des hématomes intracrâniens et des séquelles neurologiques. C’est tout simplement inacceptable.

Le médecin évoque la centaine de blessés graves et les 17 personnes ayant perdu un œil, un constat qui lui semble tout aussi intolérable. Dans sa pétition, il évoque le cas d’une jeune femme qui, lors de sa première manifestation, a perdu un œil. Et la nécessité pour lui d’agir en tant que médecin. « Je veux porter la paroles des soignants, car je suis assez surpris qu’ils ne s’élèvent pas contre les violences alors qu’ils sont en première ligne pour gérer ces blessés graves. »

65 000 signataires pour la pétition demandant un moratoire sur les armes sublétales. Parmi eux, des médecins et d’autres membres du personnel paramédical. Tous remercient le neurochirurgien d’avoir osé prendre la parole sur ce sujet. « J’ai pesé le pour et le contre car ce n’est pas une démarche anodine. Mais on ne peut pas rester dans l’inaction. C’est intolérable médicalement et humainement. »
Le neurologue parle d’une dérive autoritaire lors des manifestations des gilets jaunes. Il n’hésite pas à évoquer une volonté politique de faire peur aux manifestants : pour lui, le ministère de l’Intérieur veut dissuader les gens d’aller manifester.

« On demande l’arrêt immédiat de l’utilisation de ces armes, pour que l’on statue sur leur dangerosité. Il faut interdire ces armes lors d’opérations de maintien de l’ordre, ou que l’on encadre de façon beaucoup plus stricte leur utilisation. Cela peut passer par le respect des consignes. Ce que l’on voit dans les statistiques actuelles, c’est que la moitié des personnes sont blessées à la tête alors qu’il est interdit de la viser ! »

Quel moyen de substitution ?

Le docteur Larbi Benali, maître de conférence à l’université de Bordeaux, spécialisé en médecine légale et expert auprès de la cour d’appel de Bordeaux, n’a pas signé la pétition mais il estime qu’il s’agit d’une très bonne initiative : « Cela va peut-être permettre d’ouvrir un vrai débat au sujet de ces armes. Par exemple, on peut s’interroger sur les moyens qui sont en notre possession pour se substituer à ces armes ».

Le médecin évoque le cas de deux personnes grièvement blessées à l’œil, dont il a pu constater directement l’étendue des lésions. « C’est l’utilisation de ces armes et l’encadrement des forces de l’ordre qui doivent être remises en question. Il faut former les forces de l’ordre, les sensibiliser aux dangers de ce genre d’armes. Encore trop souvent, les policiers et les gendarmes qui utilisent ces LBD n’ont pas réellement la connaissance des conséquences d’un tir qui ne serait pas fait à une distance réglementaire. »

En 2016, Larbi Bénali avait participé à une étude sur la dangerosité des flashball (remplacés depuis par les LBD40). Cet article scientifique, paru dans la revue de médecine légale, n’avait pas provoqué de débat au sein des pouvoirs publics. Depuis d’autres études, notamment internationales, ont pointé la dangerosité de ces armes sans qu’elles soient interdites pour autant.

Les médecins n’avaient quand à eux jamais posé le problème publiquement. « Il faut faire remonter les cas de blessures provoquées par les LBD que nous rencontrons. C’est notre devoir sur le plan scientifique et aussi en tant que citoyen. Ces armes dites sublétales peuvent générer la mort : il faut avoir conscience de ce risque », insite Larbi Bénali.

franceinter.fr/amp/justice/petition-de-soignants-contre-les-lbd-j-ai-vu-des-scanners-de-patients-aux-cranes-fracasses

   

Cour pénale internationale

La Cour pénale internationale (CPI ; en anglais International Criminal Court ou ICC) est une juridiction pénale universelle permanente chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, de crime d’agression et de crime de guerre.

Le Statut de Rome est le traité international qui a créé la Cour pénale internationale. Il est adopté lors d’une conférence diplomatique réunissant les représentants des États adhérant aux Nations unies, dite Conférence de Rome, qui se déroule du 15 juin au 17 juillet 1998 à Rome, en Italie. Il entre en vigueur le 1er juillet 2002 après sa ratification par 60 États : la Cour pénale internationale est alors officiellement créée. Cependant, la compétence de la Cour n’étant pas rétroactive, elle traite les crimes commis à compter de cette date.

Le siège officiel de la Cour est situé à La Haye, aux Pays-Bas. Depuis le 4 mars 2016, 123 États sur les 193 États membres de l’ONU ont ratifié le Statut de Rome et acceptent l’autorité de la CPI (dont tous les États de l’Union européenne).

Cependant, trente-deux États supplémentaires, dont la Russie et les États-Unis, ont signé le Statut de Rome mais ne l’ont pas ratifié. Certains, dont la Chine et l’Inde, émettent des critiques au sujet de la Cour et n’ont pas signé le Statut.

La CPI peut en principe exercer sa compétence si la personne mise en accusation est un national d’un État membre, ou si le crime supposé est commis sur le territoire d’un État membre, ou encore si l’affaire lui est transmise par le Conseil de sécurité des Nations unies. La Cour est conçue pour compléter les systèmes judiciaires nationaux : elle ne peut exercer sa compétence que lorsque les juridictions nationales n’ont pas la volonté ou la compétence pour juger de tels crimes. L’initiative en matière d’enquête et de jugement de ces crimes est donc laissée aux États.

À ce jour, la Cour a ouvert une procédure d’enquête dans 11 situations : Ouganda (2004), République démocratique du Congo (2004), Centrafrique (2004), Soudan (2005), Kenya (2010), Libye (2011), Côte d’Ivoire (2011), Mali (2013), Centrafrique II (2014), Géorgie (2016) et Burundi (2017).

Le premier procès de la CPI, celui du Congolais Thomas Lubanga pour crimes de guerre, commence le 26 janvier 2009. Le 14 mars 2012, Thomas Lubanga est reconnu coupable de crimes de guerre. Il est alors le premier individu condamné par la Cour pénale internationale.

icc-cpi.int

   

Merci de signer la pétition : Christophe Castaner doit démissionner

Par Thomas Gentil
Pétition adressée à Christophe CASTANER, Ministre d’état.

Un avocat est revenu sur les propos de Christophe Castaner pour rappeler qu’aucun manifestant pacifique ne peut être arrêté ni condamné pour le simple fait d’avoir manifesté, même en cas de présence de casseurs.

« Évidemment que c’est faux juridiquement, mais en le disant et de manière aussi martiale la veille d’une manifestation, l’intention c’est de faire peur aux gens. »

« Je n’ai jamais vu un policier ou un gendarme attaquer un manifestant ou attaquer un journaliste. » (Christophe Castaner, 14.01.2019)

Que se passe-t-il dans la magistrature française ? Dans le silence obstiné des organisations syndicales, un pouvoir aux abois semble avoir instrumentalisé une répression judiciaire sans précédent pour tenter de mater un mouvement social. Il y a la stratégie du ministère de l’Intérieur autour de la violence pour tenter de disqualifier le mouvement. Mais, malheureusement, la magistrature accepte ces dérives et joue sa partition dans ce qui s’apparente, désormais, à une entreprise de masse qui entretient des rapports très lointains avec l’État de droit dont on nous rebat pourtant les oreilles.

Castaner, ministre de la Menace !

Naturellement, les pressions se font nombreuses contre les avocats qui s’élèvent contre ces dérives et font leur devoir. Gare à la fermeté, l’exigence ou la passion, les plaintes du parquet contre les défenseurs dégringolent immédiatement. Et, naturellement, il y a le refus obstiné de se pencher sur la multiplication des violences policières, sur l’usage incroyablement excessif de la force. Notamment avec les flashs ball et les grenades de désencerclement utilisés en violation de règles pourtant claires. Et puis il y a bien sûr la violence directe, arbitraire, dont de multiples vidéos donnent de tristes exemples.

Cette impunité, qui ne peut qu’être un choix délibéré, provoque fatalement l’émotion et la rage. Le procureur de Toulon ayant sous les yeux les vidéos du commandant Didier Andrieux permettant de voir parfaitement à qui on avait affaire a trouvé le moyen de se déshonorer en refusant immédiatement toute enquête au motif que le comportement du commandant frappeur aurait été « proportionné ». On rappellera que, par le passé ce n’était pas l’avis de ses subordonnés, et que le préfet, plus malin et devant l’évidence, a demandé une enquête de l’IGPN.

mesopinions.com/petition/politique/christophe-castaner-demissionner

   

ATTAC : association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne

L’Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne, généralement connue par son acronyme Attac, est une organisation altermondialiste créée en France en 1998. Elle est présente dans 38 pays.

attac.org

twitter.com/attac_fr

  

WikiLeaks

WikiLeaks est une organisation non-gouvernementale fondée par Julian Assange en 2006 dont l’objectif est de publier des documents pour partie confidentiels ainsi que des analyses politiques et sociales à l’échelle mondiale.

Plusieurs millions de documents relatifs à des scandales de corruption, d’espionnage et de violations de droits de l’homme concernant des dizaines de pays à travers le monde ont été publiés sur le site internet depuis sa création.

Sa raison d’être est de donner une audience aux lanceurs d’alertes et aux fuites d’information, tout en protégeant ses sources :

wikileaks.org

Merci de signer la pétition : reconnaissance du métier de sapeurs-pompiers comme métier à risques

Par Pompiers professionnels
Pétition adressée à Ministère de l’intérieur

Le métier de sapeurs-pompiers n’est pas reconnu comme métier à risques et insalubrités.

Cependant lors de toutes les souscriptions d’assurances diverses (prêt immo, prêt conso, assurance auto, maison, etc.) une surcotisation pour métier à risques est appliquée.

Les personnels prennent des risques sur les interventions incendie, sont confrontés à l’insalubrité en permanence lors des interventions de secours à personnes, se font agresser régulièrement.

Il est temps de faire modifier notre statut !

mesopinions.com/petition/social/reconnaissance-metier-sapeurs-pompiers-metier-risques

   

Merci de signer la pétition : casier vierge pour les élus

Par Lydia De Quero
Pétition adressée à L’Assemblée Nationale

Ne pensez-vous pas que tous nos élus devraient avoir un casier judiciaire vierge pour être éligibles ?

Tous ! Ministres, Premier Ministre, Députés, Maires, Sénateurs, Président !

Et si durant leur mandat, il y délit, qu’ils perdent leur poste et leurs avantages immédiatement !

Ils doivent être respectables pour être respectés !

mesopinions.com/petition/politique/casier-vierge-elus

   

Merci de signer la pétition : contre l’utilisation des Flash-Ball comme arme de dissuasion lors des manifestations

Par Guevara Braun Lester

Pétition adressée à Monsieur le Président Emmanuel Macron et son gouvernement.

Suite aux nombreuses personnes ayant été gravement blessés lors des manifestations des Gilets Jaunes rendant ses personnes handicapés à vie j’adresse cette pétition à Monsieur le Président Emmanuel Macron et à son gouvernement afin que le flash ball soit interdit comme arme de dissuasion par les forces de l’ordre contre les manifestants.

Le flash ball c’est une arme dangereuse pouvant blesser très gravement un citoyen qui n’est pas protégé pour recevoir des impacts sur son visage. Il est honteux de devoir tirer avec cette arme sur des enfants et des adolescents ainsi que sur n’importe quel citoyen.

L’usage « d’armes ou d’engins comportant des risques exceptionnels pour les personnes et les biens » obéit à un régime jurisprudentiel de responsabilité : « la responsabilité de la puissance publique se trouve engagée, même en l’absence d’une faute lourde, dans le cas où le personnel de la police fait usage d’armes ou d’engins comportant des risques exceptionnels pour les personnes et les biens et où les dommages subis dans de telles circonstances excèdent, par leur gravité, les charges qui doivent être normalement supportées par les particuliers »

J’espère que des nombreuses personnes soutiennent cette pétition afin que cet arme soit proscrite définitivement de l’arsenal des forces de l’ordre.

mesopinions.com/petition/droits-homme/contre-utilisation-flash-ball-arme-dissuasion