Archives de catégorie : Documentaires

Dinosaure

Le terme Dinosauria fut proposé par le paléontologue anglais Richard Owen en avril 1842. Dès le milieu du XIXe siècle et jusqu’à la fin des années 1960, les dinosaures furent considérés par les scientifiques comme des lézards géants, des reptiles à sang froid, patauds et lents, ayant disparu à la fin du Mésozoïque victimes de leur stupidité.

Amorcée par le paléontologue américain John Ostrom, en 1969, la « renaissance des dinosaures » se caractérise par un regain d’intérêt pour l’étude des dinosaures, qui furent dès lors reconnus comme des animaux actifs, probablement endothermes même si toutes les études ne sont pas d’accord, et ayant des comportements sociaux complexes, bien distincts de nos reptiles actuels.

Les dinosaures suscitèrent dès leur découverte un grand intérêt auprès du public et les reconstitutions de squelettes dévoilées à l’occasion des expositions ont toujours été des attractions majeures dans les musées du monde entier.

Les dinosaures sont d’ailleurs devenus partie intégrante de la culture populaire aux XXe et XXIe siècles, figurant dans une pléthore de livres et des films à succès tels que Jurassic Park et L’âge de glace 3.

Aujourd’hui, si une « dinomania » touche notamment certains enfants, la curiosité populaire ne s’est jamais démentie et les nouvelles découvertes régulièrement rapportées par les médias entretiennent une certaine fascination pour ces animaux.

Les dinosaures, du grec ancien δεινός / deinόs (« terriblement grand ») et σαῦρος / saûros (« lézard »), forment un super-ordre extrêmement diversifié de vertébrés diapsides.

Ce sont des archosaures ovipares, ayant en commun une posture érigée et partageant un certain nombre de synapomorphies telles que la présence d’une crête deltopectorale allongée au niveau de l’humérus et un acetabulum perforant le bassin.

Présents dès le milleu du Ladinien (dernier étage du Trias moyen), il y a environ 240 Ma, ils disparaissent presque entièrement lors de l’extinction Crétacé-Tertiaire il y a 66 Ma.

La majorité des paléontologues admettent que les oiseaux ont émergé de petits dinosaures théropodes du Jurassique supérieur. Ainsi la survie des oiseaux à cette extinction, leur diversification considérable durant le Cénozoïque, en fait le seul groupe vivant actuel de dinosaures selon cette hypothèse.

Ce groupe de vertébrés majoritairement terrestres connut un succès évolutif considérable au Mésozoïque, dominant les faunes continentales entre le Trias supérieur et le Crétacé supérieur pendant plus de 170 Ma.

Présents sur l’ensemble des continents dès la fin du Trias, ils comprennent des formes très diverses d’animaux terrestres et volants, bipèdes et quadrupèdes, carnivores et herbivores, ayant développé toute une série d’innovations squelettiques et tégumentaires telles que des cornes, des crêtes, des plaques et des plumes.

Les dinosaures non-aviens comptent parmi eux les animaux les plus grands et les plus lourds ayant existé sur la terre ferme. Néanmoins, un grand nombre de dinosaures ne dépassait pas la taille d’un être humain et certains d’entre eux étaient plus petits qu’une poule.

La classification actuelle des dinosaures distingue deux grands clades selon la morphologie de leur bassin : les Ornithischia et les Saurischia.

Les Ornithischia (ou Ornithischiens) ne comprennent que des dinosaures herbivores que les paléontologues divisent en trois groupes majeurs, les Ornithopoda qui regroupent des dinosaures majoritairement bipèdes dont les fameux dinosaures à « bec de canard » (ou Hadrosauridae), les Marginocephalia qui incluent des dinosaures à collerette et à dôme osseux sur le haut de la tête (respectivement les Ceratopsia et les Pachycephalosauria), et enfin les Thyreophora qui englobent des dinosaures quadrupèdes surmontés d’armures, de piques et de plaques osseuses sur le dos et la queue (les Ankylosauria et les Stegosauria).

Les Saurischia (ou Saurischiens) sont divisés en deux clades bien distincts, les Theropoda qui comprennent des dinosaures bipèdes et l’entièreté des dinosaures carnivores et piscivores ainsi que les dinosaures à plumes et les dinosaures volants (les oiseaux dans leur grande majorité), et les Sauropodomorpha, des animaux généralement quadrupèdes et de très grande taille munis d’un long cou, d’une petite tête et d’une longue queue.

En 2017, une révision de cette classification a été proposée par Matthew Baron et ses collègues, en regroupant les théropodes et ornithischiens au sein d’un même clade, Ornithoscelida, reprenant le nom d’un ordre de dinosaures introduit par Thomas Huxley en 1873.

     

  

  

L’industriel français Serge Dassault est mort

Serge Dassault est mort lundi 28 mai à l’âge de 93 ans.

Le chef d’entreprise et homme politique est mort d’une crise cardiaque dans son bureau des Champs-Élysées, dans le 8e arrondissement de Paris.

Diplômé de l’École nationale supérieure de l’aéronautique, polytechnicien, fils de Marcel Dassault, cet industriel de l’armement était le président du Groupement industriel Marcel Dassault (GIMD).

Sa fortune est estimée à 18,3 milliards d’euros, selon le classement des milliardaires mondiaux publié par le magazine Forbes. C’est la quatrième fortune française.

dassault-aviation.com/fr

      

Pierre Bellemare, géant de la radio et de la télévision, est mort

Depuis 65 ans, la voix chaude et grave de Pierre Bellemare réjouissait les auditeurs et les téléspectateurs. Cette voix, qui rendait chaque histoire captivante, s’est éteinte samedi à l’hôpital Foch à Paris. Pierre Bellemare avait 88 ans. Il était affaibli depuis depuis plusieurs semaines.

Né en 1929 à Boulogne-Billancourt, Pierre Bellemare a très tôt un goût prononcé pour le romanesque. Et pour cause, c’est parce qu’il veut épouser son amoureuse du lycée, à 17 ans, que le jeune homme d’alors entre à la radio, dans le seul but de gagner de l’argent.

Il devient l’assistant de son beau-frère Pierre Hiegel, chargé des programmes sur Radio Luxembourg, devenu depuis RTL. « J’ai commencé par nettoyer des disques, faire du ménage… puis j’ai remplacé un comédien absent », racontait-il sur Europe 1 en 2015.

Une autre histoire d’amour naît alors, avec le monde des médias. En 1954, Pierre Bellemare fait la connaissance de celui qui changera sa vie, Jacques Antoine, éternel compagnon de route, grand homme de radio et de télévision (il a créé, entre autres, Le Schmilblick, La Chasse aux trésors et Fort Boyard). Il est le premier à lui accorder sa confiance, et la présentation de sa première émission Télé Match, sur l’ORTF, en 1954. La même année, il rejoint Europe 1, baptisée à l’époque Europe n°1.

Dès lors, sa carrière prend un tournant, et les succès s’enchaînent. Pierre Bellemare officie sur notre antenne de 1969 à 1986. Il y produit et anime la tranche 11-13 heures, avec notamment Déjeuner Show, 20 millions cash ou encore Le Sisco. L’homme, passionné, est aussi un précurseur dans le monde des médias. C’est à lui que l’on doit l’importation du prompteur américain en France, et c’est lui qui lance sur TF1 la première émission de télé-achat, Le Magazine de l’objet, l’ancêtre du Téléshopping. « J’ai toujours été producteur en même temps qu’animateur à Europe 1. On peut dire que j’ai été le premier producteur-animateur », soulignait-il aussi sur notre antenne en 2007.

Mais c’est surtout pour ses qualités de conteur que Pierre Bellemare va devenir l’homme de radio et de télévision que l’on connaît. L’homme n’a pas son pareil pour installer une ambiance, mystérieuse, intrigante, parfois angoissante. Il publie une quarantaine de recueils de récits extraordinaires : C’est arrivé un jour, Suspens, L’Année criminelle, Histoires vraies… Sur Europe 1, il anime notamment Les Dossiers d’Interpol, de 1978 à 1980, sur le même principe.

Les jeunes générations le connaissent à la télévision, sur NT1, où il présentait Les Enquêtes impossibles, ou à la radio, sur Europe 1 toujours, dans l’émission Les Pieds dans le plat, animée par Cyril Hanouna.

En marquant son temps, Pierre Bellemare a fait de sa propre histoire une fable. Dans l’émission Regarde les hommes changer sur Europe 1 en 2007, il glissait : « J’ai été acteur, mais à la radio, je ne joue pas. Je suis moi-même, sincère, et je crois que c’est ce qu’ont aimé les auditeurs. »

     

  

La Chine à l’assaut de la face cachée de la Lune

La Chine semble accélérer son programme spatial à destination de la Lune. D’abord un satellite, puis un robot, un autre robot, une fusée et enfin une base lunaire d’ici 2022.

C’est un projet surprenant mais qui montre encore une fois les ambitions chinoises dans la conquête spatiale. Après les tests réussis de la start-up OneSpace, c’est l’agence spatiale chinoise qui vient de faire un lancement. Une fusée partie dimanche (21h28 GMT) depuis Xichang dans le sud-ouest du pays avec à bord, un satellite qui constitue la première étape d’un vaste plan. Un robot sera en effet déployé sur la face cachée de la Lune dans le courant de l’année.

« Ce lancement est une étape cruciale pour la Chine dans son objectif de devenir le premier pays à envoyer une sonde capable d’alunir en douceur et d’explorer la face cachée de la Lune » explique Zhang Lihua, le responsable du projet de satellite, cité par l’agence Chine nouvelle.

La face cachée de la Lune correspond au côté de notre satellite qui n’est jamais visible depuis la Terre. Il a déjà été survolé et même photographié, mais jamais exploré.

Un autre robot y sera envoyé en 2019 pour collecter des échantillons et ensuite les ramener sur Terre.

Autant de projets au service d’un grand objectif chinois, une autre base spatiale d’ici à 2022.

Celle-ci devra ensuite permettre d’envoyer des humains sur la Lune.

Il ne reste plus qu’à espérer que cette future base spatiale ne connaisse pas le même sort que Tiangong-1. On s’est longtemps demandés où elle allait s’écraser.

La face cachée de la Lune a toujours nourri bien des fantasmes. En 2016, la chaîne américaine Science Channel, évoquait une « musique étrange » entendue par les membres de la mission Apollo 10 en la survolant. Une histoire qui avait donné naissance à de nombreuses théories. Au final, il s’agissait d’interférences radios. Elles ont d’ailleurs aussi été entendues par Neil Armstrong et Buzz Aldrin de l’autre côté de la Lune.

  

Une neuvième planète dans le système solaire ?

Alors que l’existence de «la planète neuf» continue à susciter des polémiques animées dans le monde scientifique, une équipe internationale de chercheurs se dit prête à présenter une nouvelle preuve attestant de réalité de ce corps céleste. Il s’agit de l’objet transneptunien 2015BP519 éloigné du Soleil de 55 unités astronomiques, écrit la revue Science Alert.

Ce corps céleste a été enregistré par le télescope Víctor Blanco, situé au Chili. La découverte a été faite dans le cadre du projet Dark Energy Survey, destiné à la recherche de la matière noire et à explorer les capacités de l’Univers.

L’objet 2015BP519 a été observé pendant 1.100 jours ce qui a permis de déterminer les caractéristiques essentielles de son orbite.

Au cours des observations, les astronomes ont constaté que la distance maximale entre le corps céleste en question et le Soleil constituait environ 450 unités astronomiques. Dans le même temps, l’excentricité de l’orbite est égale à 0,92 degré tandis que son inclinaison en fait 54.

D’après les calculs, si l’objet 2015BP519 s’est formé dans le système solaire, son orbite ne peut pas être expliquée par l’influence gravitationnelle de planètes géantes déjà connues.

Les résultats de la modélisation ont montré que l’inclinaison observée et un demi-axe important avaient pu se former et se maintenir pendant une longue période sous condition d’être sous l’influence de la «planète neuf», dont l’existence n’avait pas encore été confirmée.

La «planète neuf» est une planète hypothétique du Système solaire qui aurait été repérée de manière indirecte, son existence étant suggérée par les perturbations de l’orbite de plusieurs objets transneptuniens.

Selon les scientifiques, elle serait située au-delà de Neptune, étant donc la neuvième planète du Système solaire tant dans l’ordre de sa découverte qu’en termes de distance par rapport au Soleil.

  

Rafale

Le Rafale de Dassault Aviation est un avion de combat omnirôle développé pour la Marine nationale et l’Armée de l’air françaises, et livré à partir du 18 mai 2001.

À la fin des années 1970, les forces armées françaises expriment un besoin d’un nouvel avion de combat polyvalent qu’il est envisagé de développer avec l’Allemagne de l’Ouest, le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Italie, mais les divergences de besoins, notamment la capacité d’opérer depuis un porte-avions, amènent la France à se désolidariser de ses partenaires en 1985.

Le démonstrateur Rafale A vole le 4 juillet 1986 et le programme est lancé le 26 janvier 1988 : le monoplace Rafale C vole le 19 mai 1991, la version marine M, le 12 décembre de la même année, et le biplace B, le 30 avril 1993 ; le coût total du programme est de 46,4 milliards d’euros.

L’avion est à aile delta et plans canard, à commandes de vol électriques et utilise des éléments de furtivité passive et active ; il est équipé d’un radar à balayage électronique RBE2 et de deux moteurs Snecma M88.

Pour la supériorité aérienne, il utilise des missiles air-air et un canon . En bombardement tactique, il utilise des bombes guidées laser, des missiles de croisière, des missiles antinavires, et en bombardement stratégique, un missile nucléaire.

La France a prévu de commander 286 appareils dont 58 pour sa Marine. Au 24 novembre 2017, 149 avions ont été livrés sur les 180 commandés au titre des 4 premières tranches.

En 2015, les contrats export du Rafale ont fortement augmenté les exportations françaises, le principal bénéficiaire est MBDA qui fournit les missiles des Rafale, puis Dassault Aviation, Thales, Safran et les 500 PME qui travaillent sur le projet Rafale.

Le 16 février 2015, l’Égypte commande 24 appareils (4,5 milliards d’euros), dont 3 sont livrés dès juillet 2015. Le 4 mai 2015, le Qatar commande 24 appareils (6,3 milliards d’euros). Bien que le 10 avril 2015 l’Inde annonce son intention d’acheter 36 appareils, la commande effective ne se concrétise que le 23 septembre 2016 (7,8 milliards €).

Le Rafale a réalisé des missions de bombardement durant la guerre d’Afghanistan (2001-2014), lors de l’opération Serval au Mali et lors de l’opération Chammal contre l’État islamique en Irak et en Syrie, ainsi que des missions d’interdiction et de bombardement au cours de l’intervention militaire de 2011 en Libye.

Le Rafale M est le seul avion de combat non américain autorisé à opérer à partir des porte-avions de l’US Navy.

Plus de 7 000 emplois de haut niveau technologique chez Dassault et ses 500 sous-traitants et co-traitants, dont l’entreprise française Thales, sont directement liés au programme Rafale.

     

  

8 mai

08 et 09 mai 1945

L’amiral Dönitz, désigné par Hitler comme son successeur, ainsi que son état-major, ont compris que toute résistance est vaine.

Dönitz consacre son énergie à ce que les troupes allemandes se rendent aux Alliés occidentaux et non aux Soviétiques, avant tout pour que les prisonniers allemands soient traités selon les conventions internationales, et non massacrés ou déportés en Sibérie.

Aussi souhaite-t-il des capitulations partielles à l’ouest et la poursuite des combats à l’est afin de soustraire à l’emprise de l’Armée rouge autant de troupes que possible et de rapatrier le maximum de population.

C’est dans cette intention que Dönitz envoie une première fois, à Reims, au PC avancé du SHAEF d’Eisenhower, l’amiral Hans-Georg von Friedeburg pour tenter de convaincre les Occidentaux de conclure une capitulation séparée. Le général américain l’éconduit, tout en prévenant Staline des tentatives allemandes. Le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Union soviétique se sont en effet mis d’accord sur une capitulation totale et inconditionnelle du gouvernement allemand et de l’OKW sur tous les fronts, n’acceptant que des redditions ponctuelles dans le cadre des engagements (unités déposant les armes et se constituant prisonnières) et non dans le cadre d’un traité. Dönitz réitère ses avances le 6 mai en désignant alors le général Jodl, son chef d’état-major, mais ce dernier essuie le même refus. L’intransigence d’Eisenhower est en effet implacable depuis le 12 avril 1945, date à laquelle il découvre horrifié les charniers d’Ohrdruf, annexe du camp de concentration de Buchenwald qui vient d’être libéré.

C’est donc le , à h 41, que la reddition de l’armée allemande est signée à Reims dans une salle du Collège technique et moderne (actuel lycée Roosevelt) abritant le Supreme Headquarters Allied Expeditionary Force, par le maréchal allemand Alfred Jodl, en présence des généraux américains Walter B. Smith et Eisenhower, du général français François Sevez et du général soviétique Sousloparov, les combats devant cesser le à 23 h 1. L’acte signé est purement militaire.

Ceci provoque la fureur de Staline qui veut que la capitulation de l’Allemagne soit signée dans sa capitale, à Berlin, où les soldats de l’Armée rouge règnent en maîtres. Les journalistes occidentaux répandent rapidement la nouvelle de la capitulation, précipitant ainsi les célébrations. Les combats continuent cependant sur le front de l’Est.

L’exigence de Staline est honorée et une nouvelle signature a lieu le , dans la nuit du au à h 16 heure russe (23 h 16 heure de l’Ouest), dans une villa de Karlshorst, quartier général du maréchal Georgi Joukov dans la banlieue Est de Berlin (aujourd’hui le musée germano-russe Berlin-Karlshorst). Les représentants de l’URSS, de la Grande-Bretagne, de la France et des États-Unis arrivent peu avant minuit. Après que le maréchal Georgi Joukov eut ouvert la cérémonie, les représentants du Haut commandement allemand, dont le maréchal Wilhelm Keitel, sont invités à signer l’acte de capitulation entrant en vigueur à 23 h 1, heure locale (heure d’Europe centrale), soit le à h 1, heure de Moscou. C’est l’amiral Hans-Georg von Friedeburg et le maréchal Keitel qui signèrent l’acte de capitulation.

La reddition a donc lieu le 9 mai 1945 pour les Soviétiques et les pays est-européens alliés. De ce fait les Soviétiques, puis les Russes et leurs alliés est-européens, commémorent cette capitulation le 9 mai, sous le nom de Jour de la Victoire.

Il faudra cependant attendre la capitulation officielle du Japon le (« V-J Day », pour « Victory over Japan Day », annoncé le ), lorsque le ministre des Affaires étrangères Mamoru Shigemitsu signe les articles de la reddition des forces japonaises sur le pont de l’USS Missouri dans la baie de Tokyo, pour que la Seconde Guerre mondiale prenne fin.

     

Trous noirs supermassifs et galaxies

De grandes galaxies comme la nôtre pourraient posséder des halos de quatre à vingt trous noirs supermassifs dans un rayon d’environ un million d’années-lumière. C’est ce que prédisent des simulations numériques dédiées à l’étude de la formation de ces trous noirs lors de collisions et fusions entre galaxies.

Vers la fin des années 1960, quelques chercheurs, dont Martin Rees mais surtout son collègue et compatriote, l’astrophysicien britannique Donald Lynden-Bell (décédé récemment, le 6 février 2018), comprennent que la majorité des grandes galaxies doivent héberger en leur centre des trous noirs supermassifs.

Sceptiques dans les années 1970, les collègues de Lynden-Bell et de Rees vont graduellement être convaincus.

Aujourd’hui, c’est une thèse majoritairement acceptée depuis au moins 20 ans, même si une preuve définitive de la présence d’objets ayant bien un horizon des évènements conforme aux prédictions de la théorie de la relativité générale manque encore.

Nous savons que ces trous noirs contiennent au moins l’équivalent d’un million de masses solaires et parfois plusieurs milliards. La réalité pourrait bien être plus étonnante encore si l’on en croit un article déposé sur arXiv par une équipe internationale d’astrophysiciens et maintenant publié.

On connaissait bien sûr l’existence du trou noir de quatre millions de masses solaires au cœur de la Voie lactée et même d’un candidat dit trou noir intermédiaire, car contenant probablement environ 100.000 masses solaires, en comparaison des trous noirs dits stellaires de quelques dizaines de masses solaires tout au plus. Mais selon les chercheurs, de grandes galaxies comme la nôtre pourraient en fait posséder de quatre à vingt trous noirs supermassifs dans un rayon d’environ un million d’années-lumière.

D’où sort cette affirmation ? Pas encore des observations, mais d’une simulation numérique du monde des galaxies en cosmologie spécialisée dans la formation des trous noirs supermassifs et baptisée Romulus.

Nous ne savons pas bien comment naissent ces astres géants mais nous soupçonnons que les collisions, et surtout les fusions qui les accompagnent parfois entre galaxies, contribuent à leurs croissances.

Nous observons en effet des fusions de galaxies, ce qui doit donc conduire les trous noirs géants qu’elles contiennent en leur centre à plonger gravitationnellement vers le centre de la nouvelle galaxie formée, pour finalement fusionner en émettant un puissant flash d’ondes gravitationnelles.

Mais d’après la simulation Romulus, les fusions entre galaxies ne conduiraient pas toutes à des fusions de trous noirs. Certains des trous noirs géants se retrouveraient en fait sur des orbites dans le halo galactique autour du centre des galaxies. Il pourrait y avoir ainsi de deux à huit trous noirs supermassifs dans un rayon de 30.000 années-lumière autour du centre de la Voie lactée.

Nous n’aurions pas encore détecté ces trous noirs jusqu’à présent, parce qu’ils ne seraient pas entourés d’assez de gaz pour produire par accrétion du rayonnement facilement détectable. Ils ne seraient pas non plus suffisamment nombreux pour être facilement détectables par effet de lentilles gravitationnelles.

Toujours est-il que ces trous noirs supermassifs nomades pourraient rester dans le halo pendant quelques milliards d’années. Mais selon l’astrophysicien Michael Tremmel, chercheur postdoctoral au Centre d’astronomie et d’astrophysique de Yale, et qui a mené l’équipe à l’origine de ce travail : « Il est extrêmement improbable qu’un trou noir supermassif errant se rapproche suffisamment pour avoir un impact sur notre Système solaire ». Et le chercheur ajoute : « nous estimons qu’une rencontre rapprochée avec l’un de ces vagabonds, et capable d’affecter notre Système solaire, devrait se produire tous les 100 milliards d’années, soit près de 10 fois l’âge de l’univers ».

     

Hubble

Le télescope spatial Hubble (en anglais Hubble Space Telescope, en abrégé HST) est un télescope spatial développé par la NASA avec une participation de l’Agence spatiale européenne, opérationnel depuis 1990.

Son miroir de grande taille (2,4 mètres de diamètre), qui lui permet de restituer des images avec une résolution angulaire inférieure à 0,1 seconde d’arc ainsi que sa capacité à observer à l’aide d’imageurs et de spectroscopes dans l’infrarouge proche et l’ultraviolet, lui permettent de surclasser, pour de nombreux types d’observation, les instruments au sol les plus puissants, handicapés par la présence de l’atmosphère terrestre.

Les données collectées par Hubble ont contribué à des découvertes de grande portée dans le domaine de l’astrophysique, telles que la mesure du taux d’expansion de l’Univers, la confirmation de la présence de trous noirs supermassifs au centre des galaxies ou l’existence de la matière noire et de l’énergie noire.

Le développement du télescope Hubble, qui tient son nom de l’astronome Edwin Hubble, démarre au début des années 1970 mais des problèmes de financement, de mise au point technique et la destruction de la navette spatiale Challenger repoussent son lancement jusqu’en 1990.

Une aberration optique particulièrement grave est découverte peu après qu’il a été placé sur son orbite terrestre basse à 600 km d’altitude.

Dès le départ le télescope spatial avait été conçu pour permettre des opérations de maintenance par des missions des navettes spatiales. La première de ces missions en 1993 est mise à profit pour corriger l’anomalie de sa partie optique. Quatre autres missions, en 1997, 1999, 2002 et 2009, permettent de moderniser les cinq instruments scientifiques et remplacer certains équipements défaillants ou devenus obsolètes.

La dernière mission de maintenance, réalisée en 2009, immédiatement avant le retrait définitif des navettes spatiales, doit permettre au télescope Hubble de fonctionner jusqu’à la fin de la décennie 2010, sauf imprévu.

Pour les observations dans l’infrarouge il doit être remplacé en 2020 par le télescope spatial James-Webb, aux capacités supérieures.