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Une neuvième planète dans le système solaire ?

Alors que l’existence de «la planète neuf» continue à susciter des polémiques animées dans le monde scientifique, une équipe internationale de chercheurs se dit prête à présenter une nouvelle preuve attestant de réalité de ce corps céleste. Il s’agit de l’objet transneptunien 2015BP519 éloigné du Soleil de 55 unités astronomiques, écrit la revue Science Alert.

Ce corps céleste a été enregistré par le télescope Víctor Blanco, situé au Chili. La découverte a été faite dans le cadre du projet Dark Energy Survey, destiné à la recherche de la matière noire et à explorer les capacités de l’Univers.

L’objet 2015BP519 a été observé pendant 1.100 jours ce qui a permis de déterminer les caractéristiques essentielles de son orbite.

Au cours des observations, les astronomes ont constaté que la distance maximale entre le corps céleste en question et le Soleil constituait environ 450 unités astronomiques. Dans le même temps, l’excentricité de l’orbite est égale à 0,92 degré tandis que son inclinaison en fait 54.

D’après les calculs, si l’objet 2015BP519 s’est formé dans le système solaire, son orbite ne peut pas être expliquée par l’influence gravitationnelle de planètes géantes déjà connues.

Les résultats de la modélisation ont montré que l’inclinaison observée et un demi-axe important avaient pu se former et se maintenir pendant une longue période sous condition d’être sous l’influence de la «planète neuf», dont l’existence n’avait pas encore été confirmée.

La «planète neuf» est une planète hypothétique du Système solaire qui aurait été repérée de manière indirecte, son existence étant suggérée par les perturbations de l’orbite de plusieurs objets transneptuniens.

Selon les scientifiques, elle serait située au-delà de Neptune, étant donc la neuvième planète du Système solaire tant dans l’ordre de sa découverte qu’en termes de distance par rapport au Soleil.

  

Rafale

Le Rafale de Dassault Aviation est un avion de combat omnirôle développé pour la Marine nationale et l’Armée de l’air françaises, et livré à partir du 18 mai 2001.

À la fin des années 1970, les forces armées françaises expriment un besoin d’un nouvel avion de combat polyvalent qu’il est envisagé de développer avec l’Allemagne de l’Ouest, le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Italie, mais les divergences de besoins, notamment la capacité d’opérer depuis un porte-avions, amènent la France à se désolidariser de ses partenaires en 1985.

Le démonstrateur Rafale A vole le 4 juillet 1986 et le programme est lancé le 26 janvier 1988 : le monoplace Rafale C vole le 19 mai 1991, la version marine M, le 12 décembre de la même année, et le biplace B, le 30 avril 1993 ; le coût total du programme est de 46,4 milliards d’euros.

L’avion est à aile delta et plans canard, à commandes de vol électriques et utilise des éléments de furtivité passive et active ; il est équipé d’un radar à balayage électronique RBE2 et de deux moteurs Snecma M88.

Pour la supériorité aérienne, il utilise des missiles air-air et un canon . En bombardement tactique, il utilise des bombes guidées laser, des missiles de croisière, des missiles antinavires, et en bombardement stratégique, un missile nucléaire.

La France a prévu de commander 286 appareils dont 58 pour sa Marine. Au 24 novembre 2017, 149 avions ont été livrés sur les 180 commandés au titre des 4 premières tranches.

En 2015, les contrats export du Rafale ont fortement augmenté les exportations françaises, le principal bénéficiaire est MBDA qui fournit les missiles des Rafale, puis Dassault Aviation, Thales, Safran et les 500 PME qui travaillent sur le projet Rafale.

Le 16 février 2015, l’Égypte commande 24 appareils (4,5 milliards d’euros), dont 3 sont livrés dès juillet 2015. Le 4 mai 2015, le Qatar commande 24 appareils (6,3 milliards d’euros). Bien que le 10 avril 2015 l’Inde annonce son intention d’acheter 36 appareils, la commande effective ne se concrétise que le 23 septembre 2016 (7,8 milliards €).

Le Rafale a réalisé des missions de bombardement durant la guerre d’Afghanistan (2001-2014), lors de l’opération Serval au Mali et lors de l’opération Chammal contre l’État islamique en Irak et en Syrie, ainsi que des missions d’interdiction et de bombardement au cours de l’intervention militaire de 2011 en Libye.

Le Rafale M est le seul avion de combat non américain autorisé à opérer à partir des porte-avions de l’US Navy.

Plus de 7 000 emplois de haut niveau technologique chez Dassault et ses 500 sous-traitants et co-traitants, dont l’entreprise française Thales, sont directement liés au programme Rafale.

     

  

8 mai

08 et 09 mai 1945

L’amiral Dönitz, désigné par Hitler comme son successeur, ainsi que son état-major, ont compris que toute résistance est vaine.

Dönitz consacre son énergie à ce que les troupes allemandes se rendent aux Alliés occidentaux et non aux Soviétiques, avant tout pour que les prisonniers allemands soient traités selon les conventions internationales, et non massacrés ou déportés en Sibérie.

Aussi souhaite-t-il des capitulations partielles à l’ouest et la poursuite des combats à l’est afin de soustraire à l’emprise de l’Armée rouge autant de troupes que possible et de rapatrier le maximum de population.

C’est dans cette intention que Dönitz envoie une première fois, à Reims, au PC avancé du SHAEF d’Eisenhower, l’amiral Hans-Georg von Friedeburg pour tenter de convaincre les Occidentaux de conclure une capitulation séparée. Le général américain l’éconduit, tout en prévenant Staline des tentatives allemandes. Le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Union soviétique se sont en effet mis d’accord sur une capitulation totale et inconditionnelle du gouvernement allemand et de l’OKW sur tous les fronts, n’acceptant que des redditions ponctuelles dans le cadre des engagements (unités déposant les armes et se constituant prisonnières) et non dans le cadre d’un traité. Dönitz réitère ses avances le 6 mai en désignant alors le général Jodl, son chef d’état-major, mais ce dernier essuie le même refus. L’intransigence d’Eisenhower est en effet implacable depuis le 12 avril 1945, date à laquelle il découvre horrifié les charniers d’Ohrdruf, annexe du camp de concentration de Buchenwald qui vient d’être libéré.

C’est donc le , à h 41, que la reddition de l’armée allemande est signée à Reims dans une salle du Collège technique et moderne (actuel lycée Roosevelt) abritant le Supreme Headquarters Allied Expeditionary Force, par le maréchal allemand Alfred Jodl, en présence des généraux américains Walter B. Smith et Eisenhower, du général français François Sevez et du général soviétique Sousloparov, les combats devant cesser le à 23 h 1. L’acte signé est purement militaire.

Ceci provoque la fureur de Staline qui veut que la capitulation de l’Allemagne soit signée dans sa capitale, à Berlin, où les soldats de l’Armée rouge règnent en maîtres. Les journalistes occidentaux répandent rapidement la nouvelle de la capitulation, précipitant ainsi les célébrations. Les combats continuent cependant sur le front de l’Est.

L’exigence de Staline est honorée et une nouvelle signature a lieu le , dans la nuit du au à h 16 heure russe (23 h 16 heure de l’Ouest), dans une villa de Karlshorst, quartier général du maréchal Georgi Joukov dans la banlieue Est de Berlin (aujourd’hui le musée germano-russe Berlin-Karlshorst). Les représentants de l’URSS, de la Grande-Bretagne, de la France et des États-Unis arrivent peu avant minuit. Après que le maréchal Georgi Joukov eut ouvert la cérémonie, les représentants du Haut commandement allemand, dont le maréchal Wilhelm Keitel, sont invités à signer l’acte de capitulation entrant en vigueur à 23 h 1, heure locale (heure d’Europe centrale), soit le à h 1, heure de Moscou. C’est l’amiral Hans-Georg von Friedeburg et le maréchal Keitel qui signèrent l’acte de capitulation.

La reddition a donc lieu le 9 mai 1945 pour les Soviétiques et les pays est-européens alliés. De ce fait les Soviétiques, puis les Russes et leurs alliés est-européens, commémorent cette capitulation le 9 mai, sous le nom de Jour de la Victoire.

Il faudra cependant attendre la capitulation officielle du Japon le (« V-J Day », pour « Victory over Japan Day », annoncé le ), lorsque le ministre des Affaires étrangères Mamoru Shigemitsu signe les articles de la reddition des forces japonaises sur le pont de l’USS Missouri dans la baie de Tokyo, pour que la Seconde Guerre mondiale prenne fin.

     

Trous noirs supermassifs et galaxies

De grandes galaxies comme la nôtre pourraient posséder des halos de quatre à vingt trous noirs supermassifs dans un rayon d’environ un million d’années-lumière. C’est ce que prédisent des simulations numériques dédiées à l’étude de la formation de ces trous noirs lors de collisions et fusions entre galaxies.

Vers la fin des années 1960, quelques chercheurs, dont Martin Rees mais surtout son collègue et compatriote, l’astrophysicien britannique Donald Lynden-Bell (décédé récemment, le 6 février 2018), comprennent que la majorité des grandes galaxies doivent héberger en leur centre des trous noirs supermassifs.

Sceptiques dans les années 1970, les collègues de Lynden-Bell et de Rees vont graduellement être convaincus.

Aujourd’hui, c’est une thèse majoritairement acceptée depuis au moins 20 ans, même si une preuve définitive de la présence d’objets ayant bien un horizon des évènements conforme aux prédictions de la théorie de la relativité générale manque encore.

Nous savons que ces trous noirs contiennent au moins l’équivalent d’un million de masses solaires et parfois plusieurs milliards. La réalité pourrait bien être plus étonnante encore si l’on en croit un article déposé sur arXiv par une équipe internationale d’astrophysiciens et maintenant publié.

On connaissait bien sûr l’existence du trou noir de quatre millions de masses solaires au cœur de la Voie lactée et même d’un candidat dit trou noir intermédiaire, car contenant probablement environ 100.000 masses solaires, en comparaison des trous noirs dits stellaires de quelques dizaines de masses solaires tout au plus. Mais selon les chercheurs, de grandes galaxies comme la nôtre pourraient en fait posséder de quatre à vingt trous noirs supermassifs dans un rayon d’environ un million d’années-lumière.

D’où sort cette affirmation ? Pas encore des observations, mais d’une simulation numérique du monde des galaxies en cosmologie spécialisée dans la formation des trous noirs supermassifs et baptisée Romulus.

Nous ne savons pas bien comment naissent ces astres géants mais nous soupçonnons que les collisions, et surtout les fusions qui les accompagnent parfois entre galaxies, contribuent à leurs croissances.

Nous observons en effet des fusions de galaxies, ce qui doit donc conduire les trous noirs géants qu’elles contiennent en leur centre à plonger gravitationnellement vers le centre de la nouvelle galaxie formée, pour finalement fusionner en émettant un puissant flash d’ondes gravitationnelles.

Mais d’après la simulation Romulus, les fusions entre galaxies ne conduiraient pas toutes à des fusions de trous noirs. Certains des trous noirs géants se retrouveraient en fait sur des orbites dans le halo galactique autour du centre des galaxies. Il pourrait y avoir ainsi de deux à huit trous noirs supermassifs dans un rayon de 30.000 années-lumière autour du centre de la Voie lactée.

Nous n’aurions pas encore détecté ces trous noirs jusqu’à présent, parce qu’ils ne seraient pas entourés d’assez de gaz pour produire par accrétion du rayonnement facilement détectable. Ils ne seraient pas non plus suffisamment nombreux pour être facilement détectables par effet de lentilles gravitationnelles.

Toujours est-il que ces trous noirs supermassifs nomades pourraient rester dans le halo pendant quelques milliards d’années. Mais selon l’astrophysicien Michael Tremmel, chercheur postdoctoral au Centre d’astronomie et d’astrophysique de Yale, et qui a mené l’équipe à l’origine de ce travail : « Il est extrêmement improbable qu’un trou noir supermassif errant se rapproche suffisamment pour avoir un impact sur notre Système solaire ». Et le chercheur ajoute : « nous estimons qu’une rencontre rapprochée avec l’un de ces vagabonds, et capable d’affecter notre Système solaire, devrait se produire tous les 100 milliards d’années, soit près de 10 fois l’âge de l’univers ».

     

Hubble

Le télescope spatial Hubble (en anglais Hubble Space Telescope, en abrégé HST) est un télescope spatial développé par la NASA avec une participation de l’Agence spatiale européenne, opérationnel depuis 1990.

Son miroir de grande taille (2,4 mètres de diamètre), qui lui permet de restituer des images avec une résolution angulaire inférieure à 0,1 seconde d’arc ainsi que sa capacité à observer à l’aide d’imageurs et de spectroscopes dans l’infrarouge proche et l’ultraviolet, lui permettent de surclasser, pour de nombreux types d’observation, les instruments au sol les plus puissants, handicapés par la présence de l’atmosphère terrestre.

Les données collectées par Hubble ont contribué à des découvertes de grande portée dans le domaine de l’astrophysique, telles que la mesure du taux d’expansion de l’Univers, la confirmation de la présence de trous noirs supermassifs au centre des galaxies ou l’existence de la matière noire et de l’énergie noire.

Le développement du télescope Hubble, qui tient son nom de l’astronome Edwin Hubble, démarre au début des années 1970 mais des problèmes de financement, de mise au point technique et la destruction de la navette spatiale Challenger repoussent son lancement jusqu’en 1990.

Une aberration optique particulièrement grave est découverte peu après qu’il a été placé sur son orbite terrestre basse à 600 km d’altitude.

Dès le départ le télescope spatial avait été conçu pour permettre des opérations de maintenance par des missions des navettes spatiales. La première de ces missions en 1993 est mise à profit pour corriger l’anomalie de sa partie optique. Quatre autres missions, en 1997, 1999, 2002 et 2009, permettent de moderniser les cinq instruments scientifiques et remplacer certains équipements défaillants ou devenus obsolètes.

La dernière mission de maintenance, réalisée en 2009, immédiatement avant le retrait définitif des navettes spatiales, doit permettre au télescope Hubble de fonctionner jusqu’à la fin de la décennie 2010, sauf imprévu.

Pour les observations dans l’infrarouge il doit être remplacé en 2020 par le télescope spatial James-Webb, aux capacités supérieures.

     

Abeille

Les abeilles (Anthophila) forment un clade d’insectes hyménoptères de la superfamille des apoïdes.

Au moins 20 000 espèces d’abeilles sont répertoriées sur la planète dont environ 2 000 en Europe et près de 1 000 en France.

En Europe, l’espèce la plus connue est Apis mellifera qui, comme la plupart des abeilles à miel, appartient au genre Apis.

Cependant, la majorité des abeilles ne produisent pas de miel. Elles se nourrissent du nectar des fleurs. Une abeille peut vivre jusqu’à 10 mois en hiver et 1 mois en été.

Les abeilles sont nettement distinctes des guêpes par leur morphologie et leur comportement. Les bourdons en revanche sont un groupe particulier d’abeilles.

Les abeilles peuvent être classées selon leur mode de vie : abeilles domestiques, sauvages, solitaires ou bien sociales, etc.

     

     

Espagne

  

L’Espagne, en forme longue, le royaume d’Espagne, en castillan España et Reino de España, est un pays d’Europe du Sud et, selon les définitions, de l’Ouest, qui occupe la plus grande partie de la péninsule Ibérique.

En 2015, le pays comptait 46 millions d’habitants, ce qui en faisait le vingt-huitième pays au monde en termes de population.

L’Espagne est bordée par la mer Méditerranée au sud et à l’est, à l’exception du territoire britannique de Gibraltar et le détroit du même nom qui sépare le continent européen de l’Afrique.

Au nord, les Pyrénées constituent une frontière naturelle avec la France, l’Andorre, et le golfe de Gascogne.

Le Portugal et l’océan Atlantique bordent l’ouest et le nord-ouest.

Le territoire espagnol inclut également les îles Baléares en Méditerranée, les îles Canaries dans l’océan Atlantique au large de la côte africaine, et deux cités autonomes en Afrique du Nord, Ceuta et Melilla, limitrophes du Maroc.

Avec une superficie de 504 030 km², l’Espagne est le pays le plus étendu d’Europe de l’Ouest et de l’Union européenne après la France ainsi que le troisième d’Europe derrière l’Ukraine et la France sans compter la partie européenne (selon les définitions) de la Russie.

Du fait de son emplacement, le territoire espagnol a été l’objet de nombreuses influences externes, souvent simultanément, depuis les temps préhistoriques jusqu’à la naissance de l’Espagne en tant que pays.

Inversement, le pays lui-même a été une importante source d’inspiration pour d’autres régions, principalement durant l’ère moderne, lorsqu’il est devenu un empire colonial qui a laissé un héritage de plus de 400 millions d’hispanophones à ce jour.

L’Espagne en tant que pays est née de l’union dynastique au XVe siècle de deux États souverains, les Couronnes de Castille et d’Aragon – elles-mêmes construites tout au long du Moyen Âge par l’union ou la conquête d’entités politiques, culturelles et linguistiques initialement distinctes, qui se retrouvent dans les multiples nationalités historiques reconnues par la Constitution actuelle de l’État espagnol – et de l’absorption en 1492 du Royaume de Grenade et en 1512 de la partie ibérique du Royaume de Navarre.

Cet ensemble devient un État unitaire en 1715-1716 par la dissolution des deux Couronnes en application des décrets de Nueva Planta.

La Monarchie catholique espagnole, qui possède alors un immense empire colonial, est, du XVe siècle au début du XVIIe siècle, une grande puissance politique et économique.

Elle connaît notamment un important rayonnement culturel dans toute l’Europe durant le Siècle d’or espagnol (XVIe siècle-XVIIe siècle).

L’influence espagnole décline par la suite, particulièrement tout au long du XIXe siècle et au début du XXe siècle avec la perte de ses colonies, la montée des nationalismes et la multiplication des crises politiques, économiques et sociales qui culminent avec la Guerre civile de 1936 à 1939 suivie d’une longue période de dictature franquiste, conservatrice, militariste et nationale catholique de 1939 à 1975.

À la suite de la transition démocratique ouverte à la mort de Francisco Franco en 1975 et au mouvement culturel qui l’a accompagnée, la Movida, l’Espagne est devenue une monarchie constitutionnelle au régime démocratique parlementaire.

C’est un pays développé doté de la neuvième plus forte économie mondiale par PIB nominal (douzième à parité de pouvoir d’achat), et d’un niveau de vie « très élevé » (23e au classement IDH en 2012).

C’est un membre de l’Organisation des Nations unies, de l’Union européenne, de l’Union latine, de l’OTAN, de l’OCDE et de l’OMC.

     

     

  

National Aeronautics and Space Administration (NASA)

La National Aeronautics and Space Administration, en français l’Administration nationale de l’aéronautique et de l’espace, plus connue sous son acronyme NASA, est l’agence gouvernementale qui est responsable de la majeure partie du programme spatial civil des États-Unis.

La recherche aéronautique relève également du domaine de la NASA.

Depuis sa création à la fin des années 1950, la NASA joue mondialement un rôle dominant dans le domaine du vol spatial habité, de l’exploration du Système solaire et de la recherche spatiale.

Parmi les réalisations les plus marquantes de l’agence figurent les programmes spatiaux habités Apollo, la navette spatiale américaine, la station spatiale internationale (en coopération avec plusieurs pays), les télescopes spatiaux comme Hubble, l’exploration de Mars par les sondes spatiales Viking et MER, ainsi que celle de Jupiter et Saturne par les sondes Pioneer, Voyager, Galileo et Cassini-Huygens.

La NASA a été créée le 29 juillet 1958 pour administrer et réaliser les projets relevant de l’astronautique civile, jusque-là pris en charge par les différentes branches des forces armées des États-Unis, afin de rattraper l’avance prise par l’Union soviétique.

La NASA reprend à cette époque les centres de recherche du NACA, jusque-là tourné vers la recherche dans le domaine de l’aéronautique.

Elle est aujourd’hui dotée d’un budget de 17,8 milliards de dollars (2015) et emploie directement environ 17 500 personnes (22 000 avec le Jet Propulsion Laboratory) ainsi qu’un grand nombre de sous-traitants répartis entre dix centres spatiaux situés principalement dans les États du Texas, de Californie et de Floride, de l’Alabama, de Virginie et de Washington.

Les missions marquantes en cours sont l’achèvement et l’exploitation de la station spatiale internationale, l’utilisation et la réalisation de plusieurs télescopes spatiaux dont le James Webb Space Telescope, les sondes spatiales OSIRIS-REx , Mars 2020, New Horizons et Mars Science Laboratory déjà lancées ou sur le point d’être lancées.

La NASA joue également un rôle fondamental dans les recherches en cours sur le changement climatique.

Le programme spatial habité de la NASA est depuis 2009 en cours de restructuration à la suite du retrait de la navette spatiale américaine programmé pour 2011 et de la remise en cause du programme Constellation confronté à des problèmes de conception et de financement.

L’administration Obama, suivant les recommandations de la commission Augustine, a décidé d’abandonner le projet de retour d’astronautes sur le sol lunaire à l’horizon 2020 au profit d’une démarche d’exploration plus progressive qui doit être précédée par des recherches poussées notamment dans le domaine de la propulsion.

Dans cette optique ont été mis en chantier le développement du lanceur lourd Space Launch System et de la capsule associée Orion, pour pallier l’absence de système de desserte de la station spatiale après le retrait de la navette spatiale, la NASA s’appuie au cours de la décennie 2010 sur le secteur privé qui doit prendre en charge la desserte en orbite basse de la station spatiale internationale.

La NASA va devoir durant quelques années s’appuyer lourdement sur ses partenaires pour poursuivre le programme de la station spatiale internationale et en particulier sur l’agence spatiale russe.

     

Agence spatiale européenne (esa)

L’Agence spatiale européenne (ASE ; en anglais : European Space Agency ; allemand : Europäische Weltraumorganisation), le plus souvent désignée par son sigle anglophone ESA, est une agence spatiale intergouvernementale coordonnant les projets spatiaux menés en commun par une vingtaine de pays européens.

L’agence spatiale, qui par son budget (5 750 millions d’euros en 2017) est la troisième agence spatiale dans le monde après la NASA et l’agence spatiale fédérale russe, a été fondée le 31 mai 1975.

Les activités de l’agence couvrent l’ensemble du domaine spatial : les sciences avec l’astrophysique, l’exploration du Système solaire, l’étude du Soleil et la physique fondamentale ; l’étude et l’observation de la Terre avec des satellites spécialisés ; le développement de lanceurs ; les vols habités à travers sa participation à la Station spatiale internationale et à Orion ; la navigation par satellite avec le programme Galileo ; les télécommunications spatiales pour lesquelles l’agence finance la mise au point de nouveaux concepts ; la recherche dans le domaine des technologies spatiales.

L’ESA participe également à des programmes spatiaux initiés par d’autres agences spatiales.

La stratégie est définie par un conseil dans lequel chaque pays membre dispose d’un représentant. Les programmes initiés par l’agence, qui représentent 75 % du budget, sont financés directement par les pays membres. Ceux-ci versent une contribution proportionnelle à leur PIB pour le financement de 20 % du budget (programme scientifique et frais généraux) et participent dans des proportions de leur choix aux programmes facultatifs. Le quart du budget est fourni par l’Union européenne et EUMETSAT pour le développement du segment spatial de ces programmes gérés par ces institutions (programme Galileo, satellites météorologiques, GMES/Copernicus). Certains des pays membres conservent, à côté de leur participation aux programmes européens, des programmes spatiaux purement nationaux.

L’agence spatiale européenne, qui a son siège à Paris, confie après sélection sur appel d’offres les travaux de recherche et le développement des engins spatiaux aux universités, instituts et industriels des pays membres en appliquant le principe du « retour géographique » : les dépenses de l’agence dans chaque pays sont au prorata de la contribution.

L’agence emploie environ 2 250 personnes (2013) et dispose de plusieurs établissements spécialisés. Son centre principal est l’ESTEC aux Pays-Bas qui est dédié à la conception et aux tests des engins spatiaux. Les autres centres importants sont l’ESOC en Allemagne (suivi et contrôle des missions en cours) et l’ESTRACK (réseau mondial d’antennes paraboliques, pour assurer la liaison avec les engins spatiaux). L’ESA utilise aussi les installations du centre de lancement de Kourou, établissement du CNES pour le lancement de ses fusées.

Le 20 février 2017, l’ESA a annoncé l’accès libre à l’essentiel de ses images, vidéos et données ; sous licence CC by-sa 3.0 IGO (« IGO » signifie « intergovernmental organization », ce qui signifie que d’éventuels litiges (très rares en matière de Creative Commons) devraient passer par une médiation avec l’Agence.

Ceci facilitera l’utilisation et la réutilisation de ses informations et données par le grand public, les médias, les acteurs de l’éducation, les partenaires de l’Agence ou toute personne souhaitant exploiter ce matériel tout en améliorant la visibilité de l’Agence dans le monde.

     

Centre spatial guyanais (CSG)

Le Centre spatial guyanais ou CSG est une base de lancement française et européenne située dans les communes de Kourou et Sinnamary, en Guyane française, qui a été mise en service en 1968.

Les fusées européennes Ariane, utilisées principalement pour le lancement des satellites de télécommunications, sont tirées depuis cette base. Complétant Ariane V dont la capacité d’emport est de 9,6 tonnes en orbite géostationnaire et 20 tonnes en orbite basse, deux nouveaux ensembles de lancement destinés à de nouveaux types de fusée sont introduits, Vega (capacité d’emport de 1,5 tonne en orbite basse, inauguration en 2012) et Soyouz (capacité d’emport de 3 tonnes en orbite géostationnaire, inauguration en 2011), permettant à l’Agence spatiale européenne (ESA) de disposer d’une gamme complète de lanceurs. La base est gérée conjointement par le CNES (son propriétaire), Arianespace et l’ESA.

Avec sa latitude très proche de l’équateur, le centre spatial est idéal pour placer en orbite les satellites géostationnaires qui constituent la majorité de la clientèle commerciale d’Arianespace.