Archives de catégorie : Documentaires

Mars : un vaste lac d’eau liquide découvert sous la surface

Pour la première fois, des chercheurs ont mis au jour un lac sous la surface de Mars, a annoncé une équipe internationale d’astronomes.

Situé sous une couche de glace martienne au pôle sud, il fait environ 20 km de large et laisse envisager la présence de davantage d’eau, selon un article publié dans la revue américaine Science.

« C’est un résultat stupéfiant qui laisse penser que la présence d’eau sur Mars n’est pas seulement un ruissellement temporaire révélé par de précédentes découvertes, mais une masse d’eau permanente qui crée les conditions pour de la vie sur une période de temps prolongée », a commenté Alan Duffy, professeur associé à l’université de Swinburne (Australie), qui n’a pas participé à l’étude.

Jamais un tel volume d’eau liquide n’avait été trouvé sur la planète rouge.

  

Eclipse lunaire 27 juillet 2018

L’éclipse lunaire du 27 juillet 2018 est la seconde éclipse de Lune de l’année 2018. Il s’agit d’une éclipse totale; elle est la deuxième éclipse totale d’une série de trois, se produisant à environ 6 mois d’intervalle. C’est aussi une éclipse totale centrale, la Lune passant par le centre de l’ombre de la Terre. C’est la première éclipse lunaire centrale depuis celle du 15 juin 2011.

Le phénomène complet (pénombre comprise, imperceptible à l’oeil nu) a débuté à 17h14 GMT et s’est achevé à 23h28 GMT.

Le véritable spectacle a commencé à 18h24 GMT. Le moment le plus intéressant de l’éclipse, lorsque la Lune était complètement dans le cône d’ombre projeté par la Terre, a eu lieu à 19h30 GMT et s’est terminé à 21h13 GMT.

Cette phase dite de « totalité » a duré 1 heure 43 minutes (103 minutes), soit la plus longue éclipse de Lune du XXIe siècle.

  

Affaire Benalla

L’affaire Benalla est une affaire judiciaire et politico-médiatique française dont le principal protagoniste est Alexandre Benalla, chargé de mission au cabinet du président de la République, Emmanuel Macron et en charge de sa sécurité, accusé d’avoir violenté un couple de personnes et usurpé la fonction de policier lors d’une des manifestations du à Paris.

Le 19 juillet 2018, au lendemain de la révélation des faits par Le Monde, le Parquet ouvre une enquête préliminaire pour « violences par personne chargée d’une mission de service public », « usurpation de fonctions » et « usurpation de signes réservés à l’autorité publique ».

Alexandre Benalla est peu après placé en garde à vue et mis en examen, notamment pour « violences en réunion », « immixtion dans l’exercice d’une fonction publique en accomplissant des actes réservés à l’autorité publique » et « recel de détournement d’images issues d’un système de vidéo protection ».

Une procédure de licenciement est également engagée par l’Élysée.

Trois officiers de police, soupçonnés d’avoir transmis illégalement des images de vidéosurveillance, sont dans le même temps suspendus.

Les partis d’opposition et une partie des médias soulèvent la question de la responsabilité du cabinet et de l’exécutif pour ne pas avoir signalé les faits au procureur de la République de Paris, critiquent la gestion médiatique de l’affaire, s’étonnent des privilèges accordés à Benalla sans justification apparente et évoquent une police parallèle.

La majorité parlementaire estime que cette affaire n’est pas politique et critique une récupération de la part de l’opposition et une surenchère médiatique.

Néanmoins les Commissions des lois du Sénat et de l’Assemblée nationale obtiennent les prérogatives d’une commission d’enquête parlementaire sur cette affaire et débutent leurs travaux dès le 22 juillet avec les auditions publiques du ministre de l’Intérieur Gérard Colomb et du préfet de police de Paris Michel Delpuech.

Big Bang et univers : Plank confirme le modéle cosmologique standard

Les analyses définitives des données obtenues par le satellite Planck, appelées « données héritage », viennent d’être rendues publiques. Issues de l’étude du rayonnement fossile par les membres de la collaboration Planck, elles soutiennent très fortement le modèle de la cosmologie standard et la théorie du Big Bang. Quelques légères anomalies persistent cependant et elles pourraient nécessiter l’introduction d’une nouvelle physique, qui ne changerait de toute manière que de façon marginale ce modèle, d’après les cosmologistes.

Rappelons toutefois que par théorie du Big Bang, les astrophysiciens et cosmologistes modernes entendent une théorie basée sur la relativité générale et l’astrophysique nucléaire, dans des régimes bien testés en laboratoire et par les observations dans le Système solaire. Elle implique que l’univers observable était beaucoup plus chaud, beaucoup plus dense et sans atomes ni étoiles ni galaxies il y a entre 10 et 20 milliards d’années, pour être large.

Il n’est donc pas question de l’existence d’un instant initial qui peut ou ne pas avoir existé ni du fait que tout l’univers, ou pas, soit en expansion. Celui-ci pouvant être fini ou infini depuis un temps antérieur au Big Bang proprement dit. L’idée que la phase actuelle d’expansion du cosmos observable soit en fait précédée par une phase de contraction suivie d’un rebond, ou que ce cosmos lui-même soit éternel et infini, s’étant temporairement effondré gravitationnellement localement ou en entier, ne remet donc pas du tout en cause la théorie du Big Bang et ne change pas dans les grandes lignes celle proposée par Lemaître et Gamow.

Par contre, ils consolident encore plus le modèle standard en cosmologie, c’est-à-dire celui décrit par les fameuses équations déduites des équations de la relativité générale via une métrique de Friedmann-Lemaître-Robertson-Walker (FLRW), en l’occurrence celle d’un espace-temps de géométrie homogène, sans anisotropie ni rotation mesurable et sans courbure spatiale à la précision des mesures là aussi.

Il contiendrait bien de la matière noire, qui ne semble pas pouvoir être formée de neutrinos stériles et posséderait une vraie constante cosmologique dont la nature, énergie noire ou pas, reste là aussi inconnue. Si les données de Planck sont toujours très favorables à l’existence d’une phase d’inflation et permettent de faire le tri entre les différentes théories proposées pour la produire (certaines des plus simples restent en lice), il n’y a toujours pas de détection des fameux modes B de la polarisation du rayonnement fossile spécifique à l’inflation et qui en serait une preuve très convaincante.

     

Jupiter : 12 nouvelles lunes découvertes dont « une boule étrange »

La famille de Jupiter s’agrandit de 12 nouvelles lunes. Une famille nombreuse qui compte désormais 79 membres. Une découverte faite un peu par hasard et qui met en évidence trois groupes de satellites.

Jupiter est une planète géante gazeuse. Il s’agit de la plus grosse planète du Système solaire, plus volumineuse et massive que toutes les autres planètes réunies, et la cinquième planète par sa distance au Soleil.

Un peu plus de quatre siècles après la découverte par Galilée de quatre lunes en mouvement autour de Jupiter (les lunes galiléennes Io, Europe, Ganymède et Callisto), 12 petits corps s’ajoutent à la déjà très grande famille de satellites qui entourent la géante.

Cela porte désormais à 79 le nombre de lunes qui lui gravitent autour. Un record pour notre Système solaire. Aucune autre planète ne peut prétendre à en avoir autant (en tout cas, pour l’instant)Junon). Tous ou presque furent ces compagnes et compagnons d’un soir (ou plus). Et la liste continue de grandir.

Google sévèrement condanné par l’Europe… pour quelle raison ?

Google à nouveau frappé par une amende record en Europe. Le géant américain devra verser 4,3 milliards d’euros à la Commission pour abus de position dominante avec Android, son système d’exploitation sur mobile. La sanction financière est-elle la bonne solution pour rétablir la concurrence ?

Une amende doit être dissuasive, c’est pour cela que son montant est élevé. Jamais Bruxelles n’avait été aussi sévère. Cette amende peut, certes, paraître astronomique puisqu’elle équivaut à la contribution annuelle des Pays-Bas au budget de l’Union, mais au regard des résultats financiers de Google, elle est nettement moins impressionnante. 4,3 milliards d’euros, cela représente seulement 5 % de la montagne de liquidité dont dispose Alphabet, la maison mère. Cela fait trois ans que Google fait l’objet d’enquêtes de la part de la Commission européenne, et pendant ce temps, ses revenus annuels ont bondi de 75 à 110 milliards de dollars.

Dans l’immédiat, pas de souci pour le champion américain. Mais à l’avenir, et c’est ce qui intéresse la commissaire Margrethe Vestager, la société risque une amende quotidienne de 10 millions d’euros si elle ne modifie pas les conditions d’accès à Android, actuellement fourni gratuitement aux constructeurs de téléphone portable pour asseoir sa domination. Google a trois mois pour faire le nécessaire.

  

Ecoutez le chant de Saturne enregistré par la sonde Cassini

Avant de mourir dans l’atmosphère de Saturne, la sonde Cassini a enregistré des ondes dans le plasma interplanétaire entre Saturne et ses anneaux et surtout la lune Encelade. Un groupe de chercheurs a traduit les fréquences de ces ondes sous forme audible, permettant en quelque sorte d’écouter le chant de Saturne.

Ces ondes sont le résultat d’interactions magnétohydrodynamiques (MHD) entre Saturne et sa lune Encelade et ses anneaux, donc, comme on va le voir, entre les champs électromagnétiques et les ions constituant le plasma interplanétaire, étudiés à l’aide de l’instrument Radio Plasma Wave Science (RPWS) qui était à bord de Cassini.

On peut concevoir ces interactions comme si une sorte de circuit électrique complexe existait entre ces deux astres entre lesquels des courants de charges et d’énergie feraient le va-et-vient.

Les ondes radio dans le plasma produites par ces phénomènes sont parentes de celles observées autour de la Terre dans sa ionosphère et sa magnétosphère, notamment en relation avec les aurores polaires.

Il s’agit aussi, entre autres, de manifestations de l’existence des fameuses ondes d’Alfvén, découvertes par le prix Nobel de physique suédois Hannes Alfvén en couplant les équations de Maxwell de l’électromagnétisme avec les équations de Navier-Stokes de l’hydrodynamique.

La mission Cassini-Huygens a rempli tous ses objectifs scientifiques en fournissant une moisson de données sur Saturne, sa magnétosphère, ses anneaux, Titan et les autres lunes de la planète géante.

Les caméras de l’orbiteur ont également fourni certaines des plus belles images du système solaire. Cassini a notamment permis d’affiner notre connaissance de Titan (lacs de méthane liquide, dunes, composition de l’atmosphère…), de découvrir les geysers d’Encelade, indices d’un océan souterrain hébergeant peut-être une forme de vie, d’obtenir les premières images détaillées de Phœbé, d’analyser en détail la structure des anneaux de Saturne, d’observer les formations étonnantes de l’atmosphère de la planète géante au niveau de son pôle nord et de découvrir une dizaine de nouveaux satellites naturels de petite taille (moins de 10 kilomètres), ce qui porte à 62 le nombre total de satellites saturniens connus à ce jour (2017).

saturn.jpl.nasa.gov