Archives de catégorie : Aviation & Espace

L’éclipse lunaire la plus longue du siècle sera le 27 juillet

Un moment à ne pas manquer car il ne se reproduira pas avant de nombreuses années. La plus longue éclipse lunaire du 21e siècle est prévue le vendredi 27 juillet, dans trois semaines.

Le phénomène aura lieu de 21h29 à 00h19, heure de Paris. Pendant ces 2h50, l’éclipse sera maximale pendant 1h43 avec un pic vers 22h20. « Nous serons à 3 minutes en-dessous du maximum théorique », explique sur le site de France 3 Jean-Luc Dauvergne, chef de rubrique à « Ciel & Espace ».

Une éclipse lunaire se produit quand la Terre se positionne entre le Soleil et la Lune et que tous trois sont alignés. L’ombre de la Terre cache alors son satellite.

L’éclipse est d’autant plus longue que la Lune est loin de la Terre, le temps pour franchir la zone d’ombre de notre planète étant alors plus grand. Contrairement à une éclipse solaire, l’éclipse lunaire est observable à l’œil nu, sans danger.

Le 27 juillet, mieux vaut se trouver dans un lieu dégagé, car la Lune se lèvera alors que l’éclipse aura déjà commencé. Elle prendra progressivement des teintes cuivrées.

     

Copernicus : The European Earth Observation Programme

Copernicus est le nom d’un « programme européen de surveillance de la Terre ».

Démarré il y a quatre ans avec Sentinel 1A, le programme Copernicus est déjà considéré comme une grande réussite, notamment grâce à son principe d’accès libre aux données. Aujourd’hui, l’ESA et la Commission européenne réfléchissent à de nouvelles missions, pour améliorer les services et compléter ces familles de satellites surveillant notre environnement. Yvan Baillion, responsable des affaires futures dans les domaines de la science, de l’observation de la Terre et du Système solaire chez Thales Alenia Space (qui réalise les satellites Sentinel 1 et 3).

Avec Copernicus, l’Union européenne mise sur la continuité des données afin d’aider les scientifiques à mieux comprendre le fonctionnement et l’avenir de la machine climatique. Il s’agit également d’éclairer les décideurs politiques sur la réalité du changement climatique, pour mieux l’anticiper et s’y adapter.

Ce programme était auparavant nommé Global Monitoring for Environment and Security ou GMES dans les versions anglaises (on conserve parfois dans la version française le sigle GMES, utilisé par tous les acteurs européens).

Il s’agit d’une initiative conjointe de l’Agence spatiale européenne (ESA) et, au travers de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), de l’Union européenne, qui vise à doter l’Europe d’une capacité opérationnelle et autonome d’observation de la Terre en tant que « services d’intérêt général européen, à accès libre, plein et entier ».

La France s’y associe notamment via le « plan d’applications satellitaires » du ministère du développement durable, décidé en 20113.

Ce programme vise à rationaliser l’utilisation de données relatives à l’environnement et à la sécurité issues de sources multiples, afin de disposer d’informations et de services fiables chaque fois que cela est nécessaire.

En d’autres termes, Copernicus permettra de rassembler l’ensemble des données obtenues à partir de satellites environnementaux et d’instruments de mesure sur site, afin de produire une vue globale et complète de l’état de notre planète.

Les décideurs politiques font partie des principaux utilisateurs du programme Copernicus, qui leur permet de préparer les législations nationales, européennes et internationales relatives à l’environnement (y compris celles sur le changement climatique et le droit international de la mer) et de vérifier la bonne application de ces législations.

Copernicus s’appuie sur quatre « piliers » :

  • une composante spatiale (constituée de satellites d’observation du sol, des océans et de l’atmosphère),
  • une composante in-situ (constituée d’instruments de mesure au sol ou aériens mesurant des paramètres relatifs à l’état des océans, du sol et de l’atmosphère),
  • une composante normalisation et harmonisation des données,
    une composante de services à l’utilisateur.

L’information offerte par le programme Copernicus sera regroupés autour de six thèmes :

le sol, les océans, le traitement de l’urgence, l’atmosphère, la sécurité et le changement climatique.

Les services relatifs au sol, aux océans et au traitement de l’urgence et ceux relatifs à l’atmosphère et à la sécurité (aussi appelés « services pilotes ») ont été officiellement lancés à l’occasion du Forum Copernicus à Lille en septembre 2008.

Ces services, actuellement en phase pré-opérationnelle, devaient entrer en phase opérationnelle en 2011 et être pleinement opérationnels en 2014.

La définition et la mise en place d’une gestion et d’une structure de financement européennes sont des éléments clés de la réussite du programme.

Copernicus est donc en marche vers son fonctionnement opérationnel.

 copernicus.eu

ec.europa.eu/growth/sectors/space/copernicus

      

La sonde japonaise Hayabusa 2 a atteint l’astéroïde Ryugu

Le voyage s’est bien passé pour Hayabusa 2 qui, plus de trois ans après son décollage, vole désormais avec l’astéroïde Ryugu.

Arrivée à destination à 280 millions de kilomètres de la Terre, la sonde se trouve à une vingtaine de kilomètres de l’astéroïde Ryugu (900 mètres de diamètre) avec à son bord l’atterrisseur Mascot et trois rovers Minerva en parfait état de fonctionnement.

Sa mission s’apprête donc réellement à commencer. Elle consiste à prélever des échantillons afin de mieux comprendre le processus de formation des planètes. La cerise sur le gâteau serait la découverte de grains présolaires, qui permettraient aux chercheurs d’étudier les premières heures du système solaire.

Hayabusa 2 sera chargée de l’analyse des échantillons, tandis que Mascot aidera à la sélection des sites de prélèvement. Trois zones ont été présélectionnées.

Jason 2 a 10 ans : l’altimétrie spatiale a révolutionné notre connaissance du climat

Le satellite Jason 2 fête ses 10 ans. Les missions altimétriques des satellites Jason, du Cnes et de la Nasa, jouent un rôle important la lutte contre le changement climatique.

Parmi les nombreux satellites d’observation de la Terre utilisés pour suivre et comprendre le changement climatique, les satellites altimétriques sont à part. Ils mesurent la topographie de la surface des océans et surveillent la montée du niveau des mers causée notamment par la fonte des glaces et la dilatation de l’eau chauffée ; ils sont, en quelque sorte, la vigie des modifications du climat de la Planète.

En effet, le niveau moyen des océans est un des « paramètres très suivis car il est le résultat du réchauffement climatique causé par l’Homme et un indicateur majeur du changement climatique », nous explique Pascal Bonnefond, chercheur à l’Observatoire de Paris (Syrte) et scientifique de projet pour les missions Jason 2 et Jason 3.

C’est pourquoi, depuis Topex-Poséidon en 1992, puis les satellites Jason, le Cnes et la Nasa (mais aussi les agences opérationnelles NOAA et Eumetsat) garantissent la « continuité de cette mesure, essentielle pour assurer un suivi précis et sur la durée des phénomènes océaniques et de la montée du niveau moyen des mers ». Il faut comprendre qu’une rupture dans la continuité et la disponibilité des données crée, pour les scientifiques, des incertitudes qui nuisent aux résultats et pénalisent fortement les modèles de prédiction du changement climatique.

Depuis 1992, la montée du niveau moyen de l’océan est de 3,2 mm par an, avec une nette accélération depuis 2004 en lien avec la fonte des glaces du Groenland, de l’Antarctique et de celles des continents.

Avec plus de 4700 révolutions autour de notre Planète et des mesures d’une précision toujours inégalée sur plus de 300 millions d’impulsions radar, le satellite Jason2 a permis à de nombreux chercheurs d’étudier et de comprendre les phénomènes océaniques qui jouent un rôle fondamental dans l’évolution du climat de notre Planète.

Les nouvelles prédictions montrent une accélération de la hausse du niveau des océans qui conduirait à une élévation bien supérieure à celle prévude dans le dernier rpport du Giec.

Afin de garantir la continuité de la mesure de la hauteur des océans, le satellite Jason 3, lancé en janvier 2016, a pris la relève de Jason 2.

Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat :

ipcc.ch

      

Histoire de l’aviation

Editeur : Flammarion
Collection : BEAUX LIVRES AR
ISBN-10 : 2081280108
ISBN-13 : 978-2081280106

L’épopée de l’aviation : des premiers ballons aux avions furtifs. 600 pages d’exploits, de passion et de prouesses technologiques. De Blériot à Mermoz, en passant par Lindbergh, Gagarine ou Armstrong, Bernard Marck célèbre ces héros du ciel qui, à bord de leurs machines volantes, ont repoussé les frontières. Aviation civile, aviation militaire, conquête de l’espace, dans chaque domaine l’auteur donne les caractéristiques techniques détaillées et précises des appareils présentés.

La voix de Stephen Hawking envoyée vers un trou noir

Une musique contenant la voix synthétique de l’astrophysicien Stephen Hawking, décédé le 14 mars à l’âge de 76 ans, a été envoyée dans l’espace à l’occasion de son inhumation à Londres en l’abbaye de Westminster.

Les cendres du chercheur, reconnu par ses pairs pour ses travaux sur les trous noirs et sur l’origine de l’univers, ont été enterrées près des tombes d’Isaac Newton et de Charles Darwin.

Des membres de sa famille, ainsi que ses amis et ses collègues, ont assister à la cérémonie.

L’enregistrement réalisé par le compositeur de musique électronique grec Vangelis (connu entre autres pour ses BO de Blade Runner et des Charriots de feu) devait être émis vers le trou noir 1A 0620-00, le plus proche de la Terre, par une antenne de l’Agence spatiale européenne (ESA) située en Espagne.

Une copie CD sera distribuée aux personnes qui assistent à la cérémonie. «C’est un beau geste, symbolique, qui crée un lien entre la présence de notre père sur cette planète, son vœu d’aller dans l’espace et ses travaux d’exploration de l’univers», a dit sa fille, Lucy Hawking. «C’est un message de paix et d’espoir, sur l’unité et notre besoin de vivre ensemble en harmonie sur cette planète.»

L’astronaute britannique Tim Peake, le professeur d’astronomie Martin Rees -membre de la Royal Society, la plus prestigieuse institution scientifique de Grande-Bretagne et l’acteur Benedict Cumberbatch, qui avait incarné le scientifique dans un téléfilm, ont pris notamment la parole au cours de la cérémonie.

Cloué dans un fauteuil roulant, il avait déjoué les pronostics des médecins qui ne lui donnaient que quelques années à vivre après lui avoir diagnostiqué, à 21 ans seulement, la maladie de Charcot. Il était devenu une icône après la publication, en 1988, d’un ouvrage de vulgarisation, «Une brève histoire du temps», qui raconte l’histoire des débuts de l’univers, dans les instants qui ont suivi le Big Bang.

Son génie scientifique et son sens de l’humour avaient fait de lui une figure populaire, bien au-delà des cercles de la physique. Sa mort avait suscité une pluie d’hommages rarement égalée pour un scientifique, de la reine Elizabeth II à la Nasa en passant par l’ancien président américain Barack Obama.

    
 

Le télescope spatial Fermi fête ses dix ans

Le Fermi Gammaray Space Telescope (anciennement Gammaray Large Area Space Telescope, ou GLAST) est un télescope spatial de l’agence spatiale américaine destiné à l’étude des rayons gamma de haute énergie émis par les objets célestes.

Ce satellite a été lancé le 11 juin 2008 et placé sur une orbite basse terrestre circulaire de 565 km pour une durée d’au moins 5 ans.

L’instrument principal LAT permet d’observer des rayons gamma de 20 MeV à 300 GeV.

Un deuxième instrument, le GBM, est réservé à l’étude des sursauts gamma.

Le télescope Fermi a pour objectif l’étude des phénomènes les plus violents observés dans l’univers tels que les blazars jets relativistes produits par des trous noirs supermassifs, les sursauts gamma et doit contribuer à une meilleure compréhension de phénomènes tels que les pulsars, les éruptions solaires et l’origine des rayons cosmiques.

Cette mission spatiale est financée conjointement par la NASA, le Département de l’Énergie américaine avec la participation de laboratoires de recherche en Allemagne, France, Italie, au Japon et en Suède.

Composé de photons doté d’une énergie et d’une vitesse phénoménales, le rayonnement gamma traverse l’espace pour venir frapper la Terre. Il constitue à ce titre la partie neutre du rayonnement cosmique, majoritairement formé par des particules chargées – protons ou noyaux d’hélium. Enrico Fermi, pionnier de la physique des hautes énergies, avait estimé dès 1949 que ces rayons gamma pouvaient avoir pour origine des supernovas, des explosions d’étoiles grosses comme au moins 50 Soleils. En balayant le ciel toutes les trois heures, le principal instrument de Fermi, le Large Area Telescope (LAT) a pu détecter plus de 5.000 sources de rayons gamma en dix ans. Et pour certaines, les scientifiques ont pu déterminer qu’elles ont bien été produites par des supernovas et ainsi confirmer la théorie de Fermi.

fermi.gsfc.nasa.gov

      

800 avions de légende

Editeur : Larousse
Collection : Beaux livres de légende
ISBN-10 : 2035923514
ISBN-13 : 978-2035923516

Un ouvrage somptueux qui retrace l’histoire de l’aviation, des premiers aéroplanes aux prototypes les plus audacieux.

Un voyage dans le monde fascinant de l’aviation qui présente également le contexte historique, social et politique qui accompagne et influe sur l’évolution technique des différents modèles.

Un ouvrage écrit par les meilleurs spécialistes de l’aviation et préfacé par Pierre-Alain Antoine, ancien pilote de chasse et spécialiste reconnu.

Une approche visuelle inédite, claire et précise qui permet à tous de pénétrer dans le monde de l’aviation.

Dix chapitres ordonnés chronologiquement, du début du XXe siècle à nos jours, avec pour chaque décennie : les appareils les plus représentatifs et leurs spécificités techniques ; des dossiers spéciaux sur les constructeurs emblématiques : Fokker, Boeing, Cessna, Douglas, De Havilland, Airbus… , des dossiers thématiques : les pionniers, les grands pilotes, les avions de guerre, les furtifs, les hélicoptères, les alternatives énergétiques… .

Plus de 2 000 photos et une maquette élégante et luxueuse font de cet ouvrage un très beau cadeau à offrir ou à s’offrir.

Trois bébés planètes découverts par les antennes d’ALMA

Une nouvelle méthode d’observation a permis de dénicher trois planètes en formation autour d’une étoile âgée de quatre millions d’années à peine. 

Autour des jeunes étoiles existent des disques protoplanétaires composés de poussières, de débris rocheux et de gaz. C’est à l’intérieur de tels disques que se forment les futures planètes du système stellaire et les scientifiques disposent depuis quelques années des moyens nécessaires à leur étude. Plusieurs proto-planètes ont déjà été identifiées autour d’étoiles peu âgées comme cette planète géante qu’est Beta Pictoris b qui tourne autour d’une des étoiles les plus étudiées depuis 20 ans.

Cette fois deux équipes distinctes, dont une dirigée par des chercheurs de l’Institut de planétologie et d’astrophysique de Grenoble, ont réussi à identifier trois nouvelles proto-planètes évoluant dans le disque entourant HD 163296, une étoile âgée de quatre millions d’années seulement et située à 330 années-lumière de la Terre dans la constellation du Sagittaire.

Pour repérer ces trois astres en formation, les astronomes ont utilisé les antennes du radiotélescope ALMA qui observent les rayonnements millimétriques et submillimétriques.

almaobservatory.org/en/home/

public.nrao.edu/telescopes/alma/

eso.org/public/teles-instr/alma/

alma-telescope.jp/en/

Le futur télescope LSST, révolution pour l’astronomie, au centre d’un congrès en France

Le Large Synoptic Survey Telescope (LSST), en français « Grand Télescope d’étude synoptique », est un télescope de grande puissance dont la construction a débuté en avril 2015.

Il est prévu qu’il voie sa première lumière en 2019 et qu’il soit pleinement opérationnel à partir de 2022.

Le télescope sera installé à une altitude de 2680 mètres sur le Cerro Pachón, une montagne nord-chilienne, aux côtés de l’Observatoire Gemini et du télescope SOAR. La résolution de ses images, la largeur de son champ de vision et sa rapidité doteront le LSST de capacités d’observation inégalées.

Plus de 150 chercheurs européens et américains participent depuis lundi 11 juin 2018 au congrés de Lyon qui préfigure la mise en production du télescope, fruit d’une collaboration internationale pilotée par les États-Unis.

Le Large Synoptic Survey Telescope, qui sera mis en service en 2020 sur la montagne du Cerro Pachón, dans les Andes chiliennes, « révolutionne la façon dont on fait de l’astronomie », affirme à l’AFP Emmanuel Gangler, responsable du projet LSST en France. « Un projet qui fait rêver », ajoute-t-il.

Pendant dix ans, ce télescope superpuissant, doté d’un miroir de 8,4 mètres de diamètre, réalisera un relevé de l’univers en 3D : ce sera le plus rapide, le plus profond et le plus vaste, avec la carte la plus complète jamais obtenue du ciel de l’hémisphère austral.

« Dans l’hémisphère sud, on a accès au centre de la Voie lactée », relève M. Gangler. « On devrait commencer les relevés au dernier trimestre 2022 ». La première pierre avait été posée mi-avril 2015.

Son enveloppe se rapproche d’une expérience spatiale, avec un coût de construction d’environ 670 millions de dollars, souligne-t-il. La France joue un rôle primordial dans ce projet qu’elle a rejoint dès 2007 avec dix unités de l’Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (In2p3) du CNRS, l’organisme public de recherche français, impliquées.

La France contribue à la caméra numérique de 3,2 milliards de pixels (et 200 millions de dollars), la plus grande jamais construite. Elle prendra une photo du ciel toutes les 40 secondes. Autre prouesse française, le système de changeur de filtres robotisé de la caméra. Quinze fois plus rapide que ce qui se fait aujourd’hui, il prendra chaque image du ciel avec des filtres optiques différents (au nombre de 6) en un temps record.

Les astronomes « veulent voir le ciel en couleurs différentes pour faire ressortir les objets. A Hawaï, il faut une demi-heure pour changer un filtre du télescope Subaru. Pendant ce temps, pas d’observation possible ». « Avec notre système, cela prendra deux minutes ! », se réjouit le chercheur en cosmologie de l’In2p3 à Clermont-Ferrand (centre de la France).

lsst.org