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National Aeronautics and Space Administration (NASA)

La National Aeronautics and Space Administration, en français l’Administration nationale de l’aéronautique et de l’espace, plus connue sous son acronyme NASA, est l’agence gouvernementale qui est responsable de la majeure partie du programme spatial civil des États-Unis.

La recherche aéronautique relève également du domaine de la NASA.

Depuis sa création à la fin des années 1950, la NASA joue mondialement un rôle dominant dans le domaine du vol spatial habité, de l’exploration du Système solaire et de la recherche spatiale.

Parmi les réalisations les plus marquantes de l’agence figurent les programmes spatiaux habités Apollo, la navette spatiale américaine, la station spatiale internationale (en coopération avec plusieurs pays), les télescopes spatiaux comme Hubble, l’exploration de Mars par les sondes spatiales Viking et MER, ainsi que celle de Jupiter et Saturne par les sondes Pioneer, Voyager, Galileo et Cassini-Huygens.

La NASA a été créée le 29 juillet 1958 pour administrer et réaliser les projets relevant de l’astronautique civile, jusque-là pris en charge par les différentes branches des forces armées des États-Unis, afin de rattraper l’avance prise par l’Union soviétique.

La NASA reprend à cette époque les centres de recherche du NACA, jusque-là tourné vers la recherche dans le domaine de l’aéronautique.

Elle est aujourd’hui dotée d’un budget de 17,8 milliards de dollars (2015) et emploie directement environ 17 500 personnes (22 000 avec le Jet Propulsion Laboratory) ainsi qu’un grand nombre de sous-traitants répartis entre dix centres spatiaux situés principalement dans les États du Texas, de Californie et de Floride, de l’Alabama, de Virginie et de Washington.

Les missions marquantes en cours sont l’achèvement et l’exploitation de la station spatiale internationale, l’utilisation et la réalisation de plusieurs télescopes spatiaux dont le James Webb Space Telescope, les sondes spatiales OSIRIS-REx , Mars 2020, New Horizons et Mars Science Laboratory déjà lancées ou sur le point d’être lancées.

La NASA joue également un rôle fondamental dans les recherches en cours sur le changement climatique.

Le programme spatial habité de la NASA est depuis 2009 en cours de restructuration à la suite du retrait de la navette spatiale américaine programmé pour 2011 et de la remise en cause du programme Constellation confronté à des problèmes de conception et de financement.

L’administration Obama, suivant les recommandations de la commission Augustine, a décidé d’abandonner le projet de retour d’astronautes sur le sol lunaire à l’horizon 2020 au profit d’une démarche d’exploration plus progressive qui doit être précédée par des recherches poussées notamment dans le domaine de la propulsion.

Dans cette optique ont été mis en chantier le développement du lanceur lourd Space Launch System et de la capsule associée Orion, pour pallier l’absence de système de desserte de la station spatiale après le retrait de la navette spatiale, la NASA s’appuie au cours de la décennie 2010 sur le secteur privé qui doit prendre en charge la desserte en orbite basse de la station spatiale internationale.

La NASA va devoir durant quelques années s’appuyer lourdement sur ses partenaires pour poursuivre le programme de la station spatiale internationale et en particulier sur l’agence spatiale russe.

     

Agence spatiale européenne (esa)

L’Agence spatiale européenne (ASE ; en anglais : European Space Agency ; allemand : Europäische Weltraumorganisation), le plus souvent désignée par son sigle anglophone ESA, est une agence spatiale intergouvernementale coordonnant les projets spatiaux menés en commun par une vingtaine de pays européens.

L’agence spatiale, qui par son budget (5 750 millions d’euros en 2017) est la troisième agence spatiale dans le monde après la NASA et l’agence spatiale fédérale russe, a été fondée le 31 mai 1975.

Les activités de l’agence couvrent l’ensemble du domaine spatial : les sciences avec l’astrophysique, l’exploration du Système solaire, l’étude du Soleil et la physique fondamentale ; l’étude et l’observation de la Terre avec des satellites spécialisés ; le développement de lanceurs ; les vols habités à travers sa participation à la Station spatiale internationale et à Orion ; la navigation par satellite avec le programme Galileo ; les télécommunications spatiales pour lesquelles l’agence finance la mise au point de nouveaux concepts ; la recherche dans le domaine des technologies spatiales.

L’ESA participe également à des programmes spatiaux initiés par d’autres agences spatiales.

La stratégie est définie par un conseil dans lequel chaque pays membre dispose d’un représentant. Les programmes initiés par l’agence, qui représentent 75 % du budget, sont financés directement par les pays membres. Ceux-ci versent une contribution proportionnelle à leur PIB pour le financement de 20 % du budget (programme scientifique et frais généraux) et participent dans des proportions de leur choix aux programmes facultatifs. Le quart du budget est fourni par l’Union européenne et EUMETSAT pour le développement du segment spatial de ces programmes gérés par ces institutions (programme Galileo, satellites météorologiques, GMES/Copernicus). Certains des pays membres conservent, à côté de leur participation aux programmes européens, des programmes spatiaux purement nationaux.

L’agence spatiale européenne, qui a son siège à Paris, confie après sélection sur appel d’offres les travaux de recherche et le développement des engins spatiaux aux universités, instituts et industriels des pays membres en appliquant le principe du « retour géographique » : les dépenses de l’agence dans chaque pays sont au prorata de la contribution.

L’agence emploie environ 2 250 personnes (2013) et dispose de plusieurs établissements spécialisés. Son centre principal est l’ESTEC aux Pays-Bas qui est dédié à la conception et aux tests des engins spatiaux. Les autres centres importants sont l’ESOC en Allemagne (suivi et contrôle des missions en cours) et l’ESTRACK (réseau mondial d’antennes paraboliques, pour assurer la liaison avec les engins spatiaux). L’ESA utilise aussi les installations du centre de lancement de Kourou, établissement du CNES pour le lancement de ses fusées.

Le 20 février 2017, l’ESA a annoncé l’accès libre à l’essentiel de ses images, vidéos et données ; sous licence CC by-sa 3.0 IGO (« IGO » signifie « intergovernmental organization », ce qui signifie que d’éventuels litiges (très rares en matière de Creative Commons) devraient passer par une médiation avec l’Agence.

Ceci facilitera l’utilisation et la réutilisation de ses informations et données par le grand public, les médias, les acteurs de l’éducation, les partenaires de l’Agence ou toute personne souhaitant exploiter ce matériel tout en améliorant la visibilité de l’Agence dans le monde.

     

Ariane

Ariane est le nom générique d’une famille de lanceurs civils européens de satellites.

Le programme Ariane est lancé en 1973 par l’Agence spatiale européenne afin de donner les moyens à l’Europe de mettre en orbite ses satellites sans dépendre des autres puissances spatiales.

Ce projet avait été précédé d’un échec avec la fusée Europa. La première version, Ariane 1, effectue son vol inaugural depuis la base de Kourou (Guyane française) le . Elle est rapidement remplacée par des versions plus puissantes, Ariane 2, Ariane 3 et Ariane 4 qui effectuent leur premier vol respectivement en 1984, 1986 et 1988. Pour faire face à l’augmentation de la masse des satellites, le lanceur est complètement refondu, donnant naissance à la version Ariane 5 capable de placer maintenant plus de 10,7 t en orbite de transfert géostationnaire. Son premier vol a eu lieu en 1996.

La famille de lanceurs a rapidement pris une part de marché importante dans le domaine du lancement des satellites de télécommunications en orbite géostationnaire, secteur en plein essor dans les années 1980.

En 2009, le lanceur Ariane, qui est tiré de 5 à 7 fois par an ces dernières années, détenait environ 50 % de ce marché avant l’arrivée de la société Américaine SpaceX.

La base de lancement d’Ariane, située à Kourou en Guyane française (Centre spatial guyanais), permet au lanceur de disposer d’un avantage important grâce à sa proximité de l’équateur (où on place les satellites géostationnaires) mais ses coûts de production restent élevés.

Ariane est initialement issue des travaux de l’agence spatiale française, le CNES. La politique spatiale française, pour des raisons à la fois politiques et industrielles, a de tout temps été plus attachée au développement d’un lanceur européen que ses partenaires au sein de l’Agence spatiale européenne.

Les industriels français conservent encore aujourd’hui une part prépondérante dans la conception et la fabrication des lanceurs Ariane, avec des participations significatives d’autres pays européens comme l’Allemagne (nombreuses contributions sur la propulsion, le corps des lanceurs), l’Italie (propulsion), la Suède, la Belgique, les Pays-Bas et la Suisse.

Le lancement des satellites par Ariane est commercialisé par la société Arianespace, filiale créée en 1980 par le CNES et les principaux industriels impliqués dans le programme.

  

Centre spatial guyanais (CSG)

Le Centre spatial guyanais ou CSG est une base de lancement française et européenne située dans les communes de Kourou et Sinnamary, en Guyane française, qui a été mise en service en 1968.

Les fusées européennes Ariane, utilisées principalement pour le lancement des satellites de télécommunications, sont tirées depuis cette base. Complétant Ariane V dont la capacité d’emport est de 9,6 tonnes en orbite géostationnaire et 20 tonnes en orbite basse, deux nouveaux ensembles de lancement destinés à de nouveaux types de fusée sont introduits, Vega (capacité d’emport de 1,5 tonne en orbite basse, inauguration en 2012) et Soyouz (capacité d’emport de 3 tonnes en orbite géostationnaire, inauguration en 2011), permettant à l’Agence spatiale européenne (ESA) de disposer d’une gamme complète de lanceurs. La base est gérée conjointement par le CNES (son propriétaire), Arianespace et l’ESA.

Avec sa latitude très proche de l’équateur, le centre spatial est idéal pour placer en orbite les satellites géostationnaires qui constituent la majorité de la clientèle commerciale d’Arianespace.

Il y a 50 ans, la première fusée française décollait de Guyane

Le 9 avril 1968, le centre spatial guyanais lançait sa première fusée : Véronique.

À l’époque, le centre spatial français à Kourou n’a rien de la base ultra-sophistiquée qu’il est aujourd’hui. Les installations sont modestes et ressemblent plus à un champ de tir qu’à une base spatiale.

La première fusée  est une fusée-sonde. « Véronique, qui tire son nom de Vernon Electronique, le laboratoire à son origine, n’emportait pas de satellite, décrit Olivier Sanguy, médiateur scientifique de la cité de l’Espace à Toulouse : « Il s’agissait d’une fusée-sonde qui étudiait les hautes couches de l’atmosphère pour savoir ce qu’allaient traverser les futurs lanceurs ».

Véronique dépasse les 100 kilomètres d’altitude, frontière avec l’espace. Deux ans plus tard, le premier lancement orbital, avec une charge à placer en orbite, est effectué par une fusée Diamant B.

Aujourd’hui, Kourou est mondialement reconnu comme un centre spatial de haute importance avec les lanceurs Ariane, face à la base russe de Baïkonour (au Kazakhstan, mis en service en 1956) et américaine Cap Canaveral (1964).