Archives de catégorie : Aviation & Espace

Patrouille de France

La Patrouille de France (PAF pour Patrouille acrobatique de France) est la patrouille acrobatique officielle de l’Armée de l’air française créée en 1953.

Avec l’Équipe de voltige de l’armée de l’air, sa mission est de représenter l’armée de l’air, et d’être l’ambassadrice de l’aéronautique française à l’étranger.

Stationnée sur la base aérienne 701 de Salon-de-Provence, elle est considérée comme l’une des meilleures formations acrobatiques au monde, au même titre que les Red Arrows de la Royal Air Force britannique, les Blue Angels de l’aéronavale américaine, les Frecce Tricolori de l’armée de l’air italienne ou les Chevaliers Russes.

Composée de 9 pilotes et de 35 mécaniciens, elle partage son emploi du temps entre la saison hivernale (entraînement), et la saison estivale (manifestations aériennes).

Elle ouvre traditionnellement le défilé du 14 Juillet à Paris, à 9 Alpha Jet, mais réalise avant tout une démonstration d’une vingtaine de minutes alternant changements de formations et croisements impressionnants.

Ces démonstrations sont commentées par le directeur des équipes de présentation de l’armée de l’air, pilote de chasse également, ainsi que par l’officier des relations publiques.

Chaque vol est filmé à partir du point central par l’un des trois spécialistes photo/vidéo, où se trouve également un pilote (souvent le pilote remplaçant) chargé notamment d’assurer l’interface entre la patrouille et le contrôle, et garantir ainsi la sécurité des vols.

     

Programme spatial russe

Le programme spatial russe regroupe l’ensemble des activités spatiales civiles ou militaires de la Russie.

Celle-ci a hérité dans le domaine de l’astronautique de la majorité des réalisations de l’Union des républiques socialistes soviétiques qui avait dominé la scène spatiale au début des années 1960.

La Russie reste aujourd’hui la deuxième puissance spatiale mondiale avec des activités très diversifiées. Elle joue notamment un rôle majeur dans la Station spatiale internationale en fournissant un tiers des composants et en assurant pour le compte des autres participants à la fois la relève des équipages et une partie du ravitaillement en consommables.

La Russie dispose d’une gamme complète de lanceurs qui sont utilisés à la fois pour satisfaire des besoins domestiques et pour répondre à la demande commerciale internationale. Elle possède son propre système de navigation par satellite Glonass ainsi que d’un réseau national de télécommunications s’appuyant sur une constellation de satellites télécommunications placées à la fois en orbite haute (Molnia) et géostationnaire. La composante spatiale militaire est également importante avec une flotte de satellites de reconnaissance et de satellites d’alerte avancée.

Des pionniers de l’astronautique tels que Constantin Tsiolkovski inspirent très tôt des ingénieurs talentueux comme Mikhaïl Tikhonravov, Sergueï Korolev et Valentin Glouchko.

L’Union soviétique est la première nation sous l’impulsion décisive de Korolev à se lancer dans la réalisation d’un lanceur en utilisant les capacités de son premier missile balistique intercontinental R-7 Semiorka.

Après avoir placé en orbite le premier satellite artificiel Spoutnik 1 en 1957, l’astronautique soviétique multiplie au cours des années suivantes les premières : premier homme placé en orbite (Youri Gagarine en 1961), première photo de la face cachée de la Lune, première sortie extravéhiculaire.

Les États-Unis se lancent dans la course à l’espace et mettent sur pied le programme Apollo destiné à amener des hommes sur la Lune. L’Union soviétique après quelques hésitations décide de développer son propre programme lunaire mais échoue pour des raisons à la fois techniques et organisationnelles.

Des réalisations soviétiques remarquables sont néanmoins réalisées dans les décennies suivantes avec les sondes spatiales, la navette Bourane, le lanceur lourd Energia et les stations spatiales Saliout et Mir.

L’éclatement de l’Union soviétique et la crise économique qui s’ensuit mettent fin aux programmes les plus ambitieux et l’industrie spatiale russe traverse une période de crise aiguë : effondrement des budgets consacrés au spatial, désorganisation du tissu économique et « disparition » de pans entiers de l’industrie spatiale désormais localisés en Ukraine.

Au cours des années 1990 l’industrie spatiale russe recherche des alliances pour sa survie. Elle devient un fournisseur majeur des constructeurs de fusée américains à travers des programmes comme Atlas ou Antares et commercialise ses capacités de lancement à travers des sociétés à capitaux mixtes comme ILS ou Starsem. L’outil industriel est restructuré.

Malgré des moyens plus réduits qu’à ses débuts, l’agence spatiale russe Roscosmos nourrit toujours aujourd’hui des ambitions spatiales importantes qui sont appuyés par la volonté politique du dirigeant russe Vladimir Poutine et le redressement économique de la Russie dans la deuxième moitié des années 2000.

Le développement d’une nouvelle famille de lanceurs, longtemps retardée, passe dans une phase active : la fusée modulaire Angara doit notamment remplacer le lanceur Proton au cours des années 2010.

La Russie relance également son programme de sondes spatiales, complètement délaissé au cours des deux dernières décennies, notamment avec la sonde Phobos-Grunt ainsi que la réalisation de télescopes et observatoires spatiaux.

Malgré le redressement économique, le programme spatial russe est confronté de manière chronique à des problèmes de financement qui entrainent un allongement anormal des délais. Il est par ailleurs miné par des problèmes croissants de fiabilité qui affectent à la fois les lanceurs et les véhicules spatiaux.

Il y a 50 ans, Gagarine, premier homme dans l’espace, mourait dans un accident d’avion

Iouri ou Youri Alexeïevitch Gagarine, né le 9 mars 1934 et mort le 27 mars 1968, est le premier homme à avoir effectué un vol dans l’espace.

Youri Gagarine acquiert une notoriété internationale. Il est décoré de nombreuses distinctions dont celle de Héros de l’Union soviétique et de la médaille de l’ordre de Lénine, les plus hautes distinctions soviétiques.

La mission Vostok 1 est son seul voyage spatial, mais il fut aussi doublure de secours de Vladimir Komarov pour la mission Soyouz 1.

Il meurt à 34 ans lors du crash de son Mig 15.

Son nom a été donné à un cratère lunaire et à un astéroïde.

  

Le porte-avions Charles de Gaulle

Le Charles de Gaulle est un porte-avions de la Marine nationale française dont il est le bâtiment majeur et la pièce maîtresse.

Il est le premier et unique bâtiment de combat de surface à propulsion nucléaire construit en Europe occidentale. La France est, en 2018, le seul pays en dehors des États-Unis à avoir terminé la construction d’un porte-avions à propulsion nucléaire.

Il a remplacé le porte-avions Clemenceau. Un second porte-avions devait être construit, le PA 2 pour remplacer le Foch, conformément aux promesses du président Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2007, mais le projet a finalement été repoussé, des études d’évaluation ont été menées en 2009, puis il a été abandonné en 2013.

Paris est la ville marraine du Charles de Gaulle depuis le 9 octobre 2001. En février 2017, il entre en cale sèche à Toulon pour y subir un chantier de mise à niveau qui doit durer dix-huit mois.

Air Crash : danger dans le ciel

Air Crash ou Dangers dans le ciel en France, Danger dans les airs ou Mayday au Québec (Air Emergency aux États-Unis, Air Crash Investigation dans le reste des pays anglo-saxons, et anciennement Mayday : Alerte maximum en France), est une série documentaire télévisée produite par Cineflix au Canada. Créée en 2003 par André Barro et Bernard Vaillot.

Cette série documentaire étudie les accidents d’avions contemporains en montrant ce qui a conduit au crash. Chaque épisode est composé de reconstitutions jouées par des acteurs, d’interviews, de témoignages et de scènes réalisées par images de synthèse. Dans certains épisodes, on retrouve également des enregistrements du cockpit pour reconstituer la séquence des événements.

Il existe deux versions françaises de cette série : une réalisée pour France 5 et dont l’adaptation (c’est-à-dire la « traduction » de la narration et du commentaire des intervenants) est signée du créateur de la série Bernard Vaillot, et l’autre pour les diffusions hors France 5 dont l’adaptation suit la version anglophone et donc légèrement différente de la première version française. De ce fait, sur France 5, l’émission est intitulée Dangers dans le ciel et le générique ne change jamais au gré des saisons. Au Québec, la narration est assurée par le comédien et pilote Gaston Lepage.

Air Crash (Mayday , Danger Dans Le Ciel) : en streaming – DpStream

Les débuts de l’aviation

L’histoire de l’aviation est née du désir immémorial des hommes de voler, comme en témoignent la légende d’Icare ou la machine volante de Léonard de Vinci, vers 1500.

Il a toutefois fallu attendre la fin du XVIIIe siècle pour que des hommes s’élancent à la conquête du ciel, grâce au développement de l’aérostation et aux premières tentatives de vol plané.

ISS : la Station spatiale internationale

La Station spatiale internationale (en anglais International Space Station ou ISS) est une station spatiale placée en orbite terrestre basse, occupée en permanence par un équipage international qui se consacre à la recherche scientifique dans l’environnement spatial.

Ce programme, lancé et piloté par la NASA, est développé conjointement avec l’agence spatiale fédérale russe, avec la participation des agences spatiales européenne, japonaise et canadienne.

La station spatiale internationale est le plus grand des objets artificiels placés en orbite terrestre. Elle s’étend sur 110 m de longueur, 74 m de largeur et 30 m de hauteur et a une masse d’environ 400 tonnes.

Trou noir

En astrophysique, un trou noir est un objet cêleste si compact que l’intensité de son champ gravitationnel empêche toute forme de matière ou de rayonnement de s’en échapper.

De tels objets ne peuvent ni émettre, ni diffuser la lumière et sont donc noirs, ce qui en astronomie revient à dire qu’ils sont invisibles.

Toutefois, plusieurs techniques d’observation indirecte dans différentes longueurs d’ondes ont été mises au point et permettent d’étudier les phénomènes qu’ils induisent.

La matiére happée par un trou noir est chauffée à des températures considérables avant d’être « engloutie » et émet une quantité importante de rayons X.

Envisagée dès le XVIII siècle, dans le cadre de la mécanique classique, leur existence prédite par la relativité générale est une certitude pour la quasi-totalité des astrophysiciencs et des physiciens thèoriciens.

La gravitation étant le seul effet pouvant sortir d’un trou noir, une observation quasi-directe de trous noirs a pu être détaillée en février 2016 par le biais de la première observation directe des ondes gravitationnelles.

Dans le cadre de la relativité générale, un trou noir est défini comme une singularité gravitationnelle occultée par un horizon absolu appelé horizon des évènements.

Selon la physique quantique, un trou noir est susceptible de s’évaporer par l’émission d’un rayonnement de corps noir appelé rayonnement de Hawking.

Un trou noir ne doit pas être confondu avec un trou blanc, ni avec un trou de ver.

Stephen Hawking est mort

Stephen Hawking est l’un des plus grands physiciens de la deuxième moitié du XXe siècle. Sa contribution à notre compréhension de l’univers n’a rien de comparable à celle d’Albert Einstein (il le reconnaissait d’ailleurs bien volontiers lui-même), mais ses travaux sur les trous noirs ou sur le Big Bang ont sans conteste fait date en astrophysique.

Le physicien britannique a en effet choisi, à contre-courant de son époque, très marquée par les développements de la mécanique quantique, de poursuivre les travaux de son illustre aîné sur la gravitation. Il a notamment travaillé avec le mathématicien, britannique lui aussi, Roger Penrose sur les implications mathématiques des équations de la relativité générale.

S’il n’est pas le premier à formuler l’idée que l’univers a connu une phase de croissance initiale très rapide à partir d’un état extrêmement dense et chaud (la théorie du Big Bang), il pousse néanmoins les équations d’Einstein dans ses retranchements en démontrant qu’elles prévoient l’existence dans le passé d’un point unique de densité infinie: ce qu’on appelle en physique «une singularité».

Contrairement à une idée commune répandue, cela ne veut pas dire que l’univers était tout entier concentré en un point, mais au contraire que les équations d’Einstein ont une limite au-delà de laquelle elles ne parviennent plus à rendre compte correctement du monde : une nouvelle physique est nécessaire. Sur le plan théorique, c’est un accomplissement majeur.

Stephen Hawking se penche alors sur d’autres «singularités» de la théorie de la relativité générale : les trous noirs. Ce sont des objets si denses (ou si massif) qu’ils piègent toute forme de matière ou d’énergie qui franchit une certaine limite, appelée « horizon ». Même les grains de lumière, les photons, qui sont les objets les plus rapides de l’univers et dont la masse est nulle, ne parviennent à s’en échapper.

C’est en tout cas ce que l’on pense jusqu’à ce que Stephen Hawking se penche sur la question. En introduisant un peu de mécanique quantique, il découvre que les trous noirs ne sont pas si noirs… Pour des raisons complexes, ils rayonnent en effet très légèrement. Ils ont du coup également une température.

Cette découverte surprenante est le plus grand accomplissement de sa carrière. L’article paru dans Nature en 1974 lui aurait valu le prix Nobel… si elle avait pu être confirmée par des observations. Mais ce «rayonnement Hawking» est bien trop faible pour être détecté par les dispositifs actuels. C’est la première fois qu’un théoricien parvenait à réunir dans une même équation (très élégante) les paramètres fondamentaux de la relativité générale et ceux de la mécanique quantique.

Pour tous les curieux qui souhaiteraient en savoir plus, le magazine La Recherche avait consacré un dossier spécial passionnant en 2013, diffusé gratuitement sur leur site internet à l’occasion du décès du physicien.