Archives de catégorie : Aviation & Espace

Une neuvième planète dans le système solaire ?

Alors que l’existence de «la planète neuf» continue à susciter des polémiques animées dans le monde scientifique, une équipe internationale de chercheurs se dit prête à présenter une nouvelle preuve attestant de réalité de ce corps céleste. Il s’agit de l’objet transneptunien 2015BP519 éloigné du Soleil de 55 unités astronomiques, écrit la revue Science Alert.

Ce corps céleste a été enregistré par le télescope Víctor Blanco, situé au Chili. La découverte a été faite dans le cadre du projet Dark Energy Survey, destiné à la recherche de la matière noire et à explorer les capacités de l’Univers.

L’objet 2015BP519 a été observé pendant 1.100 jours ce qui a permis de déterminer les caractéristiques essentielles de son orbite.

Au cours des observations, les astronomes ont constaté que la distance maximale entre le corps céleste en question et le Soleil constituait environ 450 unités astronomiques. Dans le même temps, l’excentricité de l’orbite est égale à 0,92 degré tandis que son inclinaison en fait 54.

D’après les calculs, si l’objet 2015BP519 s’est formé dans le système solaire, son orbite ne peut pas être expliquée par l’influence gravitationnelle de planètes géantes déjà connues.

Les résultats de la modélisation ont montré que l’inclinaison observée et un demi-axe important avaient pu se former et se maintenir pendant une longue période sous condition d’être sous l’influence de la «planète neuf», dont l’existence n’avait pas encore été confirmée.

La «planète neuf» est une planète hypothétique du Système solaire qui aurait été repérée de manière indirecte, son existence étant suggérée par les perturbations de l’orbite de plusieurs objets transneptuniens.

Selon les scientifiques, elle serait située au-delà de Neptune, étant donc la neuvième planète du Système solaire tant dans l’ordre de sa découverte qu’en termes de distance par rapport au Soleil.

  

La Nasa va envoyer un hélicoptère sur Mars

La Nasa a donné son feu vert à la construction d’un hélicoptère martien pour la mission Mars 2020.

Cette idée a pris forme à l’été 2013 et a progressivement conduit à un engin volant de très petite taille (10 cm de côté) et d’un poids de seulement 1,8 kg. Ses pales contrarotatives tourneront à près de 3.000 tours par minute, une vitesse très rapide.

Pour fonnctionner sur Mars, cet hélicoptère utilisera des cellules solaires pour charger des batteries lithium-ion et alimenter son chauffage indispensable pour survivre aux nuits martiennes où les températures avoisinent les -70 °C. Compte tenu de la faible densité de la faible densité de l’atmosphère martienne (environ 1 % de celle de la Terre), ce Marscopter, même près du sol, volera dans un air dont la pression, sur notre planète, est celle régnant à environ 30.000 m. Rappelons que le record d’altitude d’un hélicoptère est de 12.442 m.

En raison de l’éloignement de la Terre à Mars, plusieurs minutes sont nécessaires pour communiquer entre les deux planètes. De fait, il n’est pas possible de piloter l’hélicoptère en temps réel. Il sera autonome avec une capacité à interpréter des consignes reçues depuis la Terre puis, par ses propres moyens, voler et réaliser la mission attribuée.

Cette première escapade d’un hélicoptère dans le ciel de Mars est avant tout une mission de démonstration technologique assez risquée.

Bien qu’il réalisera des tâches scientifiques et sera utilisé comme éclaireur pour le rover Mars 2020, un échec du Marscopter ne sera pas dramatique et n’affectera pas la mission du rover.

Cela dit, s’il fonctionne et démontre une certaine habilité à voler dans le ciel de Mars, il ne fait guère de doute qu’un hélicoptère avec un rayon d’action plus élevé sera développé dans le futur.

En effet, pour les scientifiques il y a un réel intérêt à disposer d’hélicoptères pour explorer Mars, notamment pour atteindre des endroits inaccessibles par le sol (pentes trop prononcées, parois internes de cratères…).

C’est le cas aussi de plateaux trop élevés. Du fait de la faible densité de l’atmosphère martienne, en effet, les rovers et les atterrisseurs ne peuvent se poser que sur un site de basse altitude, de sorte qu’ils aient le temps de freiner.

 

Rafale

Le Rafale de Dassault Aviation est un avion de combat omnirôle développé pour la Marine nationale et l’Armée de l’air françaises, et livré à partir du 18 mai 2001.

À la fin des années 1970, les forces armées françaises expriment un besoin d’un nouvel avion de combat polyvalent qu’il est envisagé de développer avec l’Allemagne de l’Ouest, le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Italie, mais les divergences de besoins, notamment la capacité d’opérer depuis un porte-avions, amènent la France à se désolidariser de ses partenaires en 1985.

Le démonstrateur Rafale A vole le 4 juillet 1986 et le programme est lancé le 26 janvier 1988 : le monoplace Rafale C vole le 19 mai 1991, la version marine M, le 12 décembre de la même année, et le biplace B, le 30 avril 1993 ; le coût total du programme est de 46,4 milliards d’euros.

L’avion est à aile delta et plans canard, à commandes de vol électriques et utilise des éléments de furtivité passive et active ; il est équipé d’un radar à balayage électronique RBE2 et de deux moteurs Snecma M88.

Pour la supériorité aérienne, il utilise des missiles air-air et un canon . En bombardement tactique, il utilise des bombes guidées laser, des missiles de croisière, des missiles antinavires, et en bombardement stratégique, un missile nucléaire.

La France a prévu de commander 286 appareils dont 58 pour sa Marine. Au 24 novembre 2017, 149 avions ont été livrés sur les 180 commandés au titre des 4 premières tranches.

En 2015, les contrats export du Rafale ont fortement augmenté les exportations françaises, le principal bénéficiaire est MBDA qui fournit les missiles des Rafale, puis Dassault Aviation, Thales, Safran et les 500 PME qui travaillent sur le projet Rafale.

Le 16 février 2015, l’Égypte commande 24 appareils (4,5 milliards d’euros), dont 3 sont livrés dès juillet 2015. Le 4 mai 2015, le Qatar commande 24 appareils (6,3 milliards d’euros). Bien que le 10 avril 2015 l’Inde annonce son intention d’acheter 36 appareils, la commande effective ne se concrétise que le 23 septembre 2016 (7,8 milliards €).

Le Rafale a réalisé des missions de bombardement durant la guerre d’Afghanistan (2001-2014), lors de l’opération Serval au Mali et lors de l’opération Chammal contre l’État islamique en Irak et en Syrie, ainsi que des missions d’interdiction et de bombardement au cours de l’intervention militaire de 2011 en Libye.

Le Rafale M est le seul avion de combat non américain autorisé à opérer à partir des porte-avions de l’US Navy.

Plus de 7 000 emplois de haut niveau technologique chez Dassault et ses 500 sous-traitants et co-traitants, dont l’entreprise française Thales, sont directement liés au programme Rafale.

     

  

Trous noirs supermassifs et galaxies

De grandes galaxies comme la nôtre pourraient posséder des halos de quatre à vingt trous noirs supermassifs dans un rayon d’environ un million d’années-lumière. C’est ce que prédisent des simulations numériques dédiées à l’étude de la formation de ces trous noirs lors de collisions et fusions entre galaxies.

Vers la fin des années 1960, quelques chercheurs, dont Martin Rees mais surtout son collègue et compatriote, l’astrophysicien britannique Donald Lynden-Bell (décédé récemment, le 6 février 2018), comprennent que la majorité des grandes galaxies doivent héberger en leur centre des trous noirs supermassifs.

Sceptiques dans les années 1970, les collègues de Lynden-Bell et de Rees vont graduellement être convaincus.

Aujourd’hui, c’est une thèse majoritairement acceptée depuis au moins 20 ans, même si une preuve définitive de la présence d’objets ayant bien un horizon des évènements conforme aux prédictions de la théorie de la relativité générale manque encore.

Nous savons que ces trous noirs contiennent au moins l’équivalent d’un million de masses solaires et parfois plusieurs milliards. La réalité pourrait bien être plus étonnante encore si l’on en croit un article déposé sur arXiv par une équipe internationale d’astrophysiciens et maintenant publié.

On connaissait bien sûr l’existence du trou noir de quatre millions de masses solaires au cœur de la Voie lactée et même d’un candidat dit trou noir intermédiaire, car contenant probablement environ 100.000 masses solaires, en comparaison des trous noirs dits stellaires de quelques dizaines de masses solaires tout au plus. Mais selon les chercheurs, de grandes galaxies comme la nôtre pourraient en fait posséder de quatre à vingt trous noirs supermassifs dans un rayon d’environ un million d’années-lumière.

D’où sort cette affirmation ? Pas encore des observations, mais d’une simulation numérique du monde des galaxies en cosmologie spécialisée dans la formation des trous noirs supermassifs et baptisée Romulus.

Nous ne savons pas bien comment naissent ces astres géants mais nous soupçonnons que les collisions, et surtout les fusions qui les accompagnent parfois entre galaxies, contribuent à leurs croissances.

Nous observons en effet des fusions de galaxies, ce qui doit donc conduire les trous noirs géants qu’elles contiennent en leur centre à plonger gravitationnellement vers le centre de la nouvelle galaxie formée, pour finalement fusionner en émettant un puissant flash d’ondes gravitationnelles.

Mais d’après la simulation Romulus, les fusions entre galaxies ne conduiraient pas toutes à des fusions de trous noirs. Certains des trous noirs géants se retrouveraient en fait sur des orbites dans le halo galactique autour du centre des galaxies. Il pourrait y avoir ainsi de deux à huit trous noirs supermassifs dans un rayon de 30.000 années-lumière autour du centre de la Voie lactée.

Nous n’aurions pas encore détecté ces trous noirs jusqu’à présent, parce qu’ils ne seraient pas entourés d’assez de gaz pour produire par accrétion du rayonnement facilement détectable. Ils ne seraient pas non plus suffisamment nombreux pour être facilement détectables par effet de lentilles gravitationnelles.

Toujours est-il que ces trous noirs supermassifs nomades pourraient rester dans le halo pendant quelques milliards d’années. Mais selon l’astrophysicien Michael Tremmel, chercheur postdoctoral au Centre d’astronomie et d’astrophysique de Yale, et qui a mené l’équipe à l’origine de ce travail : « Il est extrêmement improbable qu’un trou noir supermassif errant se rapproche suffisamment pour avoir un impact sur notre Système solaire ». Et le chercheur ajoute : « nous estimons qu’une rencontre rapprochée avec l’un de ces vagabonds, et capable d’affecter notre Système solaire, devrait se produire tous les 100 milliards d’années, soit près de 10 fois l’âge de l’univers ».

     

Hubble

Le télescope spatial Hubble (en anglais Hubble Space Telescope, en abrégé HST) est un télescope spatial développé par la NASA avec une participation de l’Agence spatiale européenne, opérationnel depuis 1990.

Son miroir de grande taille (2,4 mètres de diamètre), qui lui permet de restituer des images avec une résolution angulaire inférieure à 0,1 seconde d’arc ainsi que sa capacité à observer à l’aide d’imageurs et de spectroscopes dans l’infrarouge proche et l’ultraviolet, lui permettent de surclasser, pour de nombreux types d’observation, les instruments au sol les plus puissants, handicapés par la présence de l’atmosphère terrestre.

Les données collectées par Hubble ont contribué à des découvertes de grande portée dans le domaine de l’astrophysique, telles que la mesure du taux d’expansion de l’Univers, la confirmation de la présence de trous noirs supermassifs au centre des galaxies ou l’existence de la matière noire et de l’énergie noire.

Le développement du télescope Hubble, qui tient son nom de l’astronome Edwin Hubble, démarre au début des années 1970 mais des problèmes de financement, de mise au point technique et la destruction de la navette spatiale Challenger repoussent son lancement jusqu’en 1990.

Une aberration optique particulièrement grave est découverte peu après qu’il a été placé sur son orbite terrestre basse à 600 km d’altitude.

Dès le départ le télescope spatial avait été conçu pour permettre des opérations de maintenance par des missions des navettes spatiales. La première de ces missions en 1993 est mise à profit pour corriger l’anomalie de sa partie optique. Quatre autres missions, en 1997, 1999, 2002 et 2009, permettent de moderniser les cinq instruments scientifiques et remplacer certains équipements défaillants ou devenus obsolètes.

La dernière mission de maintenance, réalisée en 2009, immédiatement avant le retrait définitif des navettes spatiales, doit permettre au télescope Hubble de fonctionner jusqu’à la fin de la décennie 2010, sauf imprévu.

Pour les observations dans l’infrarouge il doit être remplacé en 2020 par le télescope spatial James-Webb, aux capacités supérieures.

     

Championnat du monde Red Bull de course aérienne

Le Championnat du monde Red Bull de course aérienne (Red Bull Air Race World Series, devenu Red Bull Air Race World Championship depuis 2009, en anglais) est un championnat international de course aérienne parrainé par la Fédération aéronautique internationale mais organisé et géré par Red Bull.

La compétition consiste en des slaloms aériens, matérialisés par des plots en tissu gonflés d’air, que les pilotes parcourent à basse altitude en contre-la-montre.

Les appareils sont des avions de voltige monomoteurs, principalement l’Edge 540 et le MXS-R.

Les épreuves se déroulent généralement au-dessus de plans d’eau à proximité des grandes villes mais aussi sur des aérodromes ou des sites naturels.

Elles attirent de grandes foules et sont accompagnées de spectacles aériens et diffusées dans le monde entier.

Les premières courses aériennes organisées par Red Bull eurent lieu en 2003 et 2004 mais le Championnat du monde ne fut créé qu’en 2005 et remporté pour la première fois par Mike Mangold.

À chaque course, les concurrents marquent un nombre de points déterminé par leur position d’arrivée.

Le pilote qui totalise le plus de points en fin de saison est sacré champion.

airrace.redbull.com/fr_INT

      

Les plus belles pluies d’étoiles filantes de l’année

Il y a des pluies d’étoiles filantes tout au long de l’année, été comme hiver. Voici les sept plus remarquables, à ne pas manquer. Vous en aurez plein les yeux, pourvu que le ciel soit clair et dénué de pollution lumineuse.

En tournant autour du Soleil, la Terre traverse immanquablement chaque année les mêmes courants de poussières essaimées par des comètes lors de leurs incursions dans le Système solaire interne.

C’est ainsi que se répètent les pluies d’étoiles filantes, plus ou moins intenses, selon les années.

À noter qu’il ne s’écoule pas un mois sans un essaim météoritique. Il s’agit le plus souvent de petites bruines, que l’on remarque à peine mais il y a aussi de grosses averses météoritiques, qui parfois, selon la densité des débris cométaires, virent à la tempête (plusieurs centaines ou milliers de météores visibles par heure), ponctuent l’année.

Voici les sept plus belles pluies d’étoiles filantes présentées dans un ordre chronologique, autrement dit les sept plus actives.

  • Les Quadrantides, pic d’activité le 3 janvier

Les Quadrantides n’est pas l’essaim météoritique le plus populaire de l’année, sans doute parce qu’il est actif durant les nuits froides du début de l’hiver, entre le 28 décembre et le 12 janvier. Pourtant, au plus fort, il vaut le détour affichant typiquement un taux de 25 météores par heure, au cours de la nuit du 3 au 4 janvier. Pénétrant l’atmosphère terrestre à une vitesse moyenne de 41 km/s, les météores sont vraisemblablement originaires de la comète endormie 2003 EH1, et peut-être aussi de 96P/Machholz.

  • Les Lyrides, pic d’activité le 22 avril

Entre deux pluies printanières, on peut espérer de belles éclaircies pour sortir dehors observer (loin de toutes pollutions lumineuses comme il se doit) l’averse météoritique des Lyrides. Ces étoiles filantes laissent dans le ciel des traces lumineuses visibles quelques secondes. On peut les voir surgir dans la nuit, en direction de Véga (constellation de la Lyre), entre le 14 et le 30 avril. Lors du pic d’activité, dans la nuit du 21 au 22 avril (mais il faut aussi surveiller les nuits précédentes et suivantes), on peut en surprendre une vingtaine par heure pénétrant dans notre atmosphère à une vitesse moyenne de 50 km/s. Le taux horaire peut parfois être 10 fois supérieur. Les Lyrides sont associées à la comète C/1861 G1 Thatcher dont la période orbitale est de 415 ans.

  • Êta Aquarides, pic d’activité le 6 mai

C’est au cœur du printemps, entre le 19 avril et le 28 mai, que font rage les Eta Aquarides. Comme leur nom l’indique, le radiant de l’essaim météoritique se situe dans le Verseau, une constellation qui malheureusement ne s’élève pas très haut au-dessus de l’horizon aux latitudes moyennes dans l’hémisphère nord, ce qui profite davantage aux spectateurs situés dans l’hémisphère austral. L’essaim météoritique, peu connu, est approvisionné par la très célèbre comète de Halley à chacun de ses passages (tous les 76 ans). Au plus fort de son activité, dans la nuit du 6 au 7 mai, il pleut environ 30 météores par heure, voire deux ou quatre fois plus selon les années. Tenez-vous prêt à les observer : il y a parfois de belles surprises comme en 2013, avec 140 météores qui ont fendu le ciel en une seule heure.

  • Les Perséides, pic d’activité le 13 août

La pluie d’étoiles filantes des Perséides est assurément la plus célèbre de l’année. Notamment parce qu’elle se déroule durant les belles soirées d’été, au cours des vacances, et qu’elle est l’une des plus actives. L’essaim météoritique alimenté par la comète 109P/Swift-Tuttle (sa période orbitale est de 133 ans) s’étend du 17 juillet au 24 août. Son activité culmine traditionnellement les 12-13 août, avec un taux horaire qui peut dépasser, selon les années, les 120 météores. Comme son nom l’indique, le radiant des Perséides est dans la constellation de Persée.

  • Les Orionides, pic d’activité le 21 octobre

La comète de Halley est à l’origine des Eta Aquarides du printemps et des Orionides, au milieu de l’automne. L’essaim météoritique débute vers le 2 octobre et s’achève un mois plus tard, le 7 novembre. C’est entre le 21 et le 22 octobre que l’activité est la plus forte. Pénétrant l’atmosphère à une vitesse moyenne de 66 km/s, les Orionides sont alors entre 20 et 30 à percer le ciel chaque heure. Certaines années, le taux horaire atteint 50.

  • Les Léonides, pic d’activité le 17 novembre

L’essaim météoritique des Léonides, qui s’étend du 6 au 30 novembre, fait preuve d’une activité très variable selon les années. Au plus fort, généralement dans la nuit du 17 au 18 novembre, le taux horaire moyen est de 10 à 20 météores. Mais il arrive, comme en 1833, 1866 ou 1966, que la pluie se transforme en tempête, promettant alors sur l’atmosphère terrestre des milliers de météores en une nuit. Un spectacle inoubliable qui se produit peu après le passage de 55P/Tempel-Tuttle (tous les 33 ans), la comète qui ravitaille ces filons depuis des siècles. Le radiant des Léonides est dans le Lion.

  • Les Géminides, pic d’activité le 14 décembre

Alimentée, selon toute vraisemblance, par 3200 Phaéton (une ancienne comète ?), la pluie d’étoiles filantes des Géminides est une des plus importantes — si ce n’est la plus importante, de l’année. Active à l’orée de l’hiver, entre le 7 et le 17 décembre, elle promet un taux horaire de 60 à 75 météores au plus fort, entre le 13 et le 14 décembre. Toutefois, les bonnes surprises sont nombreuses. En 2017 par exemple, plus de 150 étoiles filantes furent dénombrées en une heure. Et cela dura une grande partie de la nuit. Pour beaucoup d’observateurs, les Géminides est sans conteste la plus belle pluie d’étoiles filantes de l’année !

Des rendez-vous à ne pas manquer, hiver comme été, pour des nuits zébrées d’éclats lumineux.

Lancement réussi pour le satellite découvreur de planètes de la Nasa

La Nasa a lancé avec succès mercredi son nouveau télescope
conçu pour rechercher des planètes d’une taille comparable à celle de la Terre et susceptibles d’abriter la vie.

A 18 h 51, l’engin qui a coûté 337 millions de dollars, s’est élancé depuis Cap Canaveral, en Floride.

« Trois, deux, un et décollage ! » a déclaré un commentateur de l’agence spatiale américaine au moment où le Transiting Exoplanet Survey Satellite (TESS) était propulsé dans l’espace par une fusée Falcon 9 de la société américaine SpaceX.

Moins de 10 minutes après le décollage, le premier étage de la fusée a atterri, comme prévu, sur un navire autonome dans l’océan Atlantique, marquant le 24e atterrissage d’un propulseur de fusée de SpaceX.

La Nasa a également confirmé qu’à 19h53 les deux panneaux solaires de l’engin spatial se sont déployés avec succès.

Ensuite, le télescope doit passer deux mois à se frayer un chemin jusqu’à son orbite finale.

Les premières données scientifiques qu’il livrera sont attendues en juillet.

Le nouveau télescope américain a pour mission de scanner les étoiles les plus proches de la Terre et les plles plus brillantes à la recherche d’exoplanètes dans leur orbite.

Selon la Nasa, TESS pourrait découvrir 20.000 exoplanètes, dont une cinquantaine de la taille de la Terre et près de 500 qui seraient deux fois plus grandes que notre planète.

National Aeronautics and Space Administration (NASA)

La National Aeronautics and Space Administration, en français l’Administration nationale de l’aéronautique et de l’espace, plus connue sous son acronyme NASA, est l’agence gouvernementale qui est responsable de la majeure partie du programme spatial civil des États-Unis.

La recherche aéronautique relève également du domaine de la NASA.

Depuis sa création à la fin des années 1950, la NASA joue mondialement un rôle dominant dans le domaine du vol spatial habité, de l’exploration du Système solaire et de la recherche spatiale.

Parmi les réalisations les plus marquantes de l’agence figurent les programmes spatiaux habités Apollo, la navette spatiale américaine, la station spatiale internationale (en coopération avec plusieurs pays), les télescopes spatiaux comme Hubble, l’exploration de Mars par les sondes spatiales Viking et MER, ainsi que celle de Jupiter et Saturne par les sondes Pioneer, Voyager, Galileo et Cassini-Huygens.

La NASA a été créée le 29 juillet 1958 pour administrer et réaliser les projets relevant de l’astronautique civile, jusque-là pris en charge par les différentes branches des forces armées des États-Unis, afin de rattraper l’avance prise par l’Union soviétique.

La NASA reprend à cette époque les centres de recherche du NACA, jusque-là tourné vers la recherche dans le domaine de l’aéronautique.

Elle est aujourd’hui dotée d’un budget de 17,8 milliards de dollars (2015) et emploie directement environ 17 500 personnes (22 000 avec le Jet Propulsion Laboratory) ainsi qu’un grand nombre de sous-traitants répartis entre dix centres spatiaux situés principalement dans les États du Texas, de Californie et de Floride, de l’Alabama, de Virginie et de Washington.

Les missions marquantes en cours sont l’achèvement et l’exploitation de la station spatiale internationale, l’utilisation et la réalisation de plusieurs télescopes spatiaux dont le James Webb Space Telescope, les sondes spatiales OSIRIS-REx , Mars 2020, New Horizons et Mars Science Laboratory déjà lancées ou sur le point d’être lancées.

La NASA joue également un rôle fondamental dans les recherches en cours sur le changement climatique.

Le programme spatial habité de la NASA est depuis 2009 en cours de restructuration à la suite du retrait de la navette spatiale américaine programmé pour 2011 et de la remise en cause du programme Constellation confronté à des problèmes de conception et de financement.

L’administration Obama, suivant les recommandations de la commission Augustine, a décidé d’abandonner le projet de retour d’astronautes sur le sol lunaire à l’horizon 2020 au profit d’une démarche d’exploration plus progressive qui doit être précédée par des recherches poussées notamment dans le domaine de la propulsion.

Dans cette optique ont été mis en chantier le développement du lanceur lourd Space Launch System et de la capsule associée Orion, pour pallier l’absence de système de desserte de la station spatiale après le retrait de la navette spatiale, la NASA s’appuie au cours de la décennie 2010 sur le secteur privé qui doit prendre en charge la desserte en orbite basse de la station spatiale internationale.

La NASA va devoir durant quelques années s’appuyer lourdement sur ses partenaires pour poursuivre le programme de la station spatiale internationale et en particulier sur l’agence spatiale russe.