Archives de catégorie : Aviation & Espace

Eclipse lunaire 27 juillet 2018

L’éclipse lunaire du 27 juillet 2018 est la seconde éclipse de Lune de l’année 2018. Il s’agit d’une éclipse totale; elle est la deuxième éclipse totale d’une série de trois, se produisant à environ 6 mois d’intervalle. C’est aussi une éclipse totale centrale, la Lune passant par le centre de l’ombre de la Terre. C’est la première éclipse lunaire centrale depuis celle du 15 juin 2011.

Le phénomène complet (pénombre comprise, imperceptible à l’oeil nu) a débuté à 17h14 GMT et s’est achevé à 23h28 GMT.

Le véritable spectacle a commencé à 18h24 GMT. Le moment le plus intéressant de l’éclipse, lorsque la Lune était complètement dans le cône d’ombre projeté par la Terre, a eu lieu à 19h30 GMT et s’est terminé à 21h13 GMT.

Cette phase dite de « totalité » a duré 1 heure 43 minutes (103 minutes), soit la plus longue éclipse de Lune du XXIe siècle.

  

Big Bang et univers : Plank confirme le modéle cosmologique standard

Les analyses définitives des données obtenues par le satellite Planck, appelées « données héritage », viennent d’être rendues publiques. Issues de l’étude du rayonnement fossile par les membres de la collaboration Planck, elles soutiennent très fortement le modèle de la cosmologie standard et la théorie du Big Bang. Quelques légères anomalies persistent cependant et elles pourraient nécessiter l’introduction d’une nouvelle physique, qui ne changerait de toute manière que de façon marginale ce modèle, d’après les cosmologistes.

Rappelons toutefois que par théorie du Big Bang, les astrophysiciens et cosmologistes modernes entendent une théorie basée sur la relativité générale et l’astrophysique nucléaire, dans des régimes bien testés en laboratoire et par les observations dans le Système solaire. Elle implique que l’univers observable était beaucoup plus chaud, beaucoup plus dense et sans atomes ni étoiles ni galaxies il y a entre 10 et 20 milliards d’années, pour être large.

Il n’est donc pas question de l’existence d’un instant initial qui peut ou ne pas avoir existé ni du fait que tout l’univers, ou pas, soit en expansion. Celui-ci pouvant être fini ou infini depuis un temps antérieur au Big Bang proprement dit. L’idée que la phase actuelle d’expansion du cosmos observable soit en fait précédée par une phase de contraction suivie d’un rebond, ou que ce cosmos lui-même soit éternel et infini, s’étant temporairement effondré gravitationnellement localement ou en entier, ne remet donc pas du tout en cause la théorie du Big Bang et ne change pas dans les grandes lignes celle proposée par Lemaître et Gamow.

Par contre, ils consolident encore plus le modèle standard en cosmologie, c’est-à-dire celui décrit par les fameuses équations déduites des équations de la relativité générale via une métrique de Friedmann-Lemaître-Robertson-Walker (FLRW), en l’occurrence celle d’un espace-temps de géométrie homogène, sans anisotropie ni rotation mesurable et sans courbure spatiale à la précision des mesures là aussi.

Il contiendrait bien de la matière noire, qui ne semble pas pouvoir être formée de neutrinos stériles et posséderait une vraie constante cosmologique dont la nature, énergie noire ou pas, reste là aussi inconnue. Si les données de Planck sont toujours très favorables à l’existence d’une phase d’inflation et permettent de faire le tri entre les différentes théories proposées pour la produire (certaines des plus simples restent en lice), il n’y a toujours pas de détection des fameux modes B de la polarisation du rayonnement fossile spécifique à l’inflation et qui en serait une preuve très convaincante.

     

Jupiter : 12 nouvelles lunes découvertes dont « une boule étrange »

La famille de Jupiter s’agrandit de 12 nouvelles lunes. Une famille nombreuse qui compte désormais 79 membres. Une découverte faite un peu par hasard et qui met en évidence trois groupes de satellites.

Jupiter est une planète géante gazeuse. Il s’agit de la plus grosse planète du Système solaire, plus volumineuse et massive que toutes les autres planètes réunies, et la cinquième planète par sa distance au Soleil.

Un peu plus de quatre siècles après la découverte par Galilée de quatre lunes en mouvement autour de Jupiter (les lunes galiléennes Io, Europe, Ganymède et Callisto), 12 petits corps s’ajoutent à la déjà très grande famille de satellites qui entourent la géante.

Cela porte désormais à 79 le nombre de lunes qui lui gravitent autour. Un record pour notre Système solaire. Aucune autre planète ne peut prétendre à en avoir autant (en tout cas, pour l’instant)Junon). Tous ou presque furent ces compagnes et compagnons d’un soir (ou plus). Et la liste continue de grandir.

Airbus Beluga XL

Le nouvel avion-cargo d’Airbus a effectué avec succès, ce jeudi, son premier vol d’essai à Toulouse. Sa mission : transporter des pièces d’avion entre les différents sites européens du groupe.

C’est une baleine avec un énorme sourire et un œil malicieux qui a décollé ce jeudi matin pour la première fois dans le ciel de Toulouse (Haute-Garonne), sous les applaudissements d’environ 10 000 salariés et sous-traitants d’Airbus.

Sous un soleil de plomb, le Beluga XL, successeur de l’actuel Beluga ST, a pris son envol pour un voyage de quatre heures depuis l’aéroport de Toulouse-Blagnac.

Un événement pour le constructeur qui remplacera le Beluga ST, en service depuis 1994 ! Avec ses 6 mètres de plus en longueur et son mètre de large supplémentaire par rapport à son prédécesseur, le Beluga XL assurera pour Airbus une capacité de transport supplémentaire de 30 %. Il peut transporter, sans escale, 53 tonnes de charge sur une distance de 4 074 km.

Cinq exemplaires du Beluga XL sont prévus. Ils doivent remplacer progressivement entre 2019 et 2025 les anciens Beluga d’Airbus Transport International pour le transport de sections d’appareils Airbus entre les divers sites de production en Europe.

airbus.com

     

Ecoutez le chant de Saturne enregistré par la sonde Cassini

Avant de mourir dans l’atmosphère de Saturne, la sonde Cassini a enregistré des ondes dans le plasma interplanétaire entre Saturne et ses anneaux et surtout la lune Encelade. Un groupe de chercheurs a traduit les fréquences de ces ondes sous forme audible, permettant en quelque sorte d’écouter le chant de Saturne.

Ces ondes sont le résultat d’interactions magnétohydrodynamiques (MHD) entre Saturne et sa lune Encelade et ses anneaux, donc, comme on va le voir, entre les champs électromagnétiques et les ions constituant le plasma interplanétaire, étudiés à l’aide de l’instrument Radio Plasma Wave Science (RPWS) qui était à bord de Cassini.

On peut concevoir ces interactions comme si une sorte de circuit électrique complexe existait entre ces deux astres entre lesquels des courants de charges et d’énergie feraient le va-et-vient.

Les ondes radio dans le plasma produites par ces phénomènes sont parentes de celles observées autour de la Terre dans sa ionosphère et sa magnétosphère, notamment en relation avec les aurores polaires.

Il s’agit aussi, entre autres, de manifestations de l’existence des fameuses ondes d’Alfvén, découvertes par le prix Nobel de physique suédois Hannes Alfvén en couplant les équations de Maxwell de l’électromagnétisme avec les équations de Navier-Stokes de l’hydrodynamique.

La mission Cassini-Huygens a rempli tous ses objectifs scientifiques en fournissant une moisson de données sur Saturne, sa magnétosphère, ses anneaux, Titan et les autres lunes de la planète géante.

Les caméras de l’orbiteur ont également fourni certaines des plus belles images du système solaire. Cassini a notamment permis d’affiner notre connaissance de Titan (lacs de méthane liquide, dunes, composition de l’atmosphère…), de découvrir les geysers d’Encelade, indices d’un océan souterrain hébergeant peut-être une forme de vie, d’obtenir les premières images détaillées de Phœbé, d’analyser en détail la structure des anneaux de Saturne, d’observer les formations étonnantes de l’atmosphère de la planète géante au niveau de son pôle nord et de découvrir une dizaine de nouveaux satellites naturels de petite taille (moins de 10 kilomètres), ce qui porte à 62 le nombre total de satellites saturniens connus à ce jour (2017).

saturn.jpl.nasa.gov

      

Le nouveau satellite chasseur d’exoplanètes de l’ESA est en bonne voie pour son lancement prévu en fin d’année

Airbus a terminé l’intégration de Cheops (CHaracterising ExOPlanet Satellite), le premier petit satellite de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) chargé d’une fascinante mission scientifique : caractériser les propriétés des exoplanètes qui gravitent autour des étoiles.

L’instrument qui permettra d’étudier ces planètes est un télescope Ritchey-Chrétien fourni par l’université de Berne, en Suisse. Au cours du mois dernier, il a été intégré à la plateforme déjà achevée, sur le site Madrid-Barajas d’Airbus.

Après cette intégration réussie, le satellite s’apprête désormais à quitter l’Espagne le 9 juillet pour la France, la Suisse, puis les Pays-Bas en vue d’une campagne d’essais exhaustive.

Cette campagne comprendra une série complète d’essais opérationnels et environnementaux visant à préparer le satellite au lancement.

Ce dernier reviendra ensuite à Madrid pour ses derniers essais fonctionnels et une inspection finale avant de rejoindre Kourou, en Guyane, pour son lancement.

La mission Cheops analysera pendant au moins trois ans et demi le passage des exoplanètes devant leur étoile. Elle évoluera sur une orbite héliosynchrone, à une altitude comprise entre 650 et 800 km.

Fruit d’un partenariat entre l’ESA et la Suisse, le satellite est en bonne voie pour son lancement prévu en fin d’année à bord d’un lanceur Soyouz, depuis le centre spatial de Kourou.

     

L’éclipse lunaire la plus longue du siècle sera le 27 juillet

Un moment à ne pas manquer car il ne se reproduira pas avant de nombreuses années. La plus longue éclipse lunaire du 21e siècle est prévue le vendredi 27 juillet, dans trois semaines.

Le phénomène aura lieu de 21h29 à 00h19, heure de Paris. Pendant ces 2h50, l’éclipse sera maximale pendant 1h43 avec un pic vers 22h20. « Nous serons à 3 minutes en-dessous du maximum théorique », explique sur le site de France 3 Jean-Luc Dauvergne, chef de rubrique à « Ciel & Espace ».

Une éclipse lunaire se produit quand la Terre se positionne entre le Soleil et la Lune et que tous trois sont alignés. L’ombre de la Terre cache alors son satellite.

L’éclipse est d’autant plus longue que la Lune est loin de la Terre, le temps pour franchir la zone d’ombre de notre planète étant alors plus grand. Contrairement à une éclipse solaire, l’éclipse lunaire est observable à l’œil nu, sans danger.

Le 27 juillet, mieux vaut se trouver dans un lieu dégagé, car la Lune se lèvera alors que l’éclipse aura déjà commencé. Elle prendra progressivement des teintes cuivrées.

     

Copernicus : The European Earth Observation Programme

Copernicus est le nom d’un « programme européen de surveillance de la Terre ».

Démarré il y a quatre ans avec Sentinel 1A, le programme Copernicus est déjà considéré comme une grande réussite, notamment grâce à son principe d’accès libre aux données. Aujourd’hui, l’ESA et la Commission européenne réfléchissent à de nouvelles missions, pour améliorer les services et compléter ces familles de satellites surveillant notre environnement. Yvan Baillion, responsable des affaires futures dans les domaines de la science, de l’observation de la Terre et du Système solaire chez Thales Alenia Space (qui réalise les satellites Sentinel 1 et 3).

Avec Copernicus, l’Union européenne mise sur la continuité des données afin d’aider les scientifiques à mieux comprendre le fonctionnement et l’avenir de la machine climatique. Il s’agit également d’éclairer les décideurs politiques sur la réalité du changement climatique, pour mieux l’anticiper et s’y adapter.

Ce programme était auparavant nommé Global Monitoring for Environment and Security ou GMES dans les versions anglaises (on conserve parfois dans la version française le sigle GMES, utilisé par tous les acteurs européens).

Il s’agit d’une initiative conjointe de l’Agence spatiale européenne (ESA) et, au travers de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), de l’Union européenne, qui vise à doter l’Europe d’une capacité opérationnelle et autonome d’observation de la Terre en tant que « services d’intérêt général européen, à accès libre, plein et entier ».

La France s’y associe notamment via le « plan d’applications satellitaires » du ministère du développement durable, décidé en 20113.

Ce programme vise à rationaliser l’utilisation de données relatives à l’environnement et à la sécurité issues de sources multiples, afin de disposer d’informations et de services fiables chaque fois que cela est nécessaire.

En d’autres termes, Copernicus permettra de rassembler l’ensemble des données obtenues à partir de satellites environnementaux et d’instruments de mesure sur site, afin de produire une vue globale et complète de l’état de notre planète.

Les décideurs politiques font partie des principaux utilisateurs du programme Copernicus, qui leur permet de préparer les législations nationales, européennes et internationales relatives à l’environnement (y compris celles sur le changement climatique et le droit international de la mer) et de vérifier la bonne application de ces législations.

Copernicus s’appuie sur quatre « piliers » :

  • une composante spatiale (constituée de satellites d’observation du sol, des océans et de l’atmosphère),
  • une composante in-situ (constituée d’instruments de mesure au sol ou aériens mesurant des paramètres relatifs à l’état des océans, du sol et de l’atmosphère),
  • une composante normalisation et harmonisation des données,
    une composante de services à l’utilisateur.

L’information offerte par le programme Copernicus sera regroupés autour de six thèmes :

le sol, les océans, le traitement de l’urgence, l’atmosphère, la sécurité et le changement climatique.

Les services relatifs au sol, aux océans et au traitement de l’urgence et ceux relatifs à l’atmosphère et à la sécurité (aussi appelés « services pilotes ») ont été officiellement lancés à l’occasion du Forum Copernicus à Lille en septembre 2008.

Ces services, actuellement en phase pré-opérationnelle, devaient entrer en phase opérationnelle en 2011 et être pleinement opérationnels en 2014.

La définition et la mise en place d’une gestion et d’une structure de financement européennes sont des éléments clés de la réussite du programme.

Copernicus est donc en marche vers son fonctionnement opérationnel.

 copernicus.eu

ec.europa.eu/growth/sectors/space/copernicus

      

La sonde japonaise Hayabusa 2 a atteint l’astéroïde Ryugu

Le voyage s’est bien passé pour Hayabusa 2 qui, plus de trois ans après son décollage, vole désormais avec l’astéroïde Ryugu.

Arrivée à destination à 280 millions de kilomètres de la Terre, la sonde se trouve à une vingtaine de kilomètres de l’astéroïde Ryugu (900 mètres de diamètre) avec à son bord l’atterrisseur Mascot et trois rovers Minerva en parfait état de fonctionnement.

Sa mission s’apprête donc réellement à commencer. Elle consiste à prélever des échantillons afin de mieux comprendre le processus de formation des planètes. La cerise sur le gâteau serait la découverte de grains présolaires, qui permettraient aux chercheurs d’étudier les premières heures du système solaire.

Hayabusa 2 sera chargée de l’analyse des échantillons, tandis que Mascot aidera à la sélection des sites de prélèvement. Trois zones ont été présélectionnées.

Jason 2 a 10 ans : l’altimétrie spatiale a révolutionné notre connaissance du climat

Le satellite Jason 2 fête ses 10 ans. Les missions altimétriques des satellites Jason, du Cnes et de la Nasa, jouent un rôle important la lutte contre le changement climatique.

Parmi les nombreux satellites d’observation de la Terre utilisés pour suivre et comprendre le changement climatique, les satellites altimétriques sont à part. Ils mesurent la topographie de la surface des océans et surveillent la montée du niveau des mers causée notamment par la fonte des glaces et la dilatation de l’eau chauffée ; ils sont, en quelque sorte, la vigie des modifications du climat de la Planète.

En effet, le niveau moyen des océans est un des « paramètres très suivis car il est le résultat du réchauffement climatique causé par l’Homme et un indicateur majeur du changement climatique », nous explique Pascal Bonnefond, chercheur à l’Observatoire de Paris (Syrte) et scientifique de projet pour les missions Jason 2 et Jason 3.

C’est pourquoi, depuis Topex-Poséidon en 1992, puis les satellites Jason, le Cnes et la Nasa (mais aussi les agences opérationnelles NOAA et Eumetsat) garantissent la « continuité de cette mesure, essentielle pour assurer un suivi précis et sur la durée des phénomènes océaniques et de la montée du niveau moyen des mers ». Il faut comprendre qu’une rupture dans la continuité et la disponibilité des données crée, pour les scientifiques, des incertitudes qui nuisent aux résultats et pénalisent fortement les modèles de prédiction du changement climatique.

Depuis 1992, la montée du niveau moyen de l’océan est de 3,2 mm par an, avec une nette accélération depuis 2004 en lien avec la fonte des glaces du Groenland, de l’Antarctique et de celles des continents.

Avec plus de 4700 révolutions autour de notre Planète et des mesures d’une précision toujours inégalée sur plus de 300 millions d’impulsions radar, le satellite Jason2 a permis à de nombreux chercheurs d’étudier et de comprendre les phénomènes océaniques qui jouent un rôle fondamental dans l’évolution du climat de notre Planète.

Les nouvelles prédictions montrent une accélération de la hausse du niveau des océans qui conduirait à une élévation bien supérieure à celle prévude dans le dernier rpport du Giec.

Afin de garantir la continuité de la mesure de la hauteur des océans, le satellite Jason 3, lancé en janvier 2016, a pris la relève de Jason 2.

Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat :

ipcc.ch