Archives de catégorie : A la Une

Pays basque : la meilleure baguette 2018 se trouve à Biarritz

Arnaud Fernandez, boulanger de Biarritz, jeune trentenaire et compagnon du Tour de France, a décroché le premier prix. Il participera à la sélection régionale.

La Fédération départementale de la boulangerie des Pyrénées-Atlantiques a rendu son verdict ce lundi 19 mars.

Et l’auteur de la meilleure baguette du Pays basque se nomme Arnaud Fernandez.

Ce mardi, le lauréat béarnais de la meilleure baguette sera désigné par le même jury.

Il y a 50 ans, Georges Charpak révolutionnait les détecteurs de particules

Cela fait 50 ans cette année, plus précisément le 23 février 1968, que le prix Nobel de physique de l’année 1992, le Français Georges Charpak, décédé en 2010, a révolutionné la physique des particules avec un nouveau détecteur : la chambre proportionnelle multifils.

Le 23 février 1968, Georges Charpak, qui avait déjà travaillé au Cern sur la célèbre question du moment magnétique anomale du muon, publiait avec ses collègues un article intitulé The use of multiwire proportional counters to select and localize charged particles, que l’on peut considérer comme l’acte de naissance de la chambre proportionnelle multifils.

Ce détecteur, destiné aux accélérateurs, allait permettre aux physiciens de partir à la chasse de nouvelles particules jusque-là trop fugaces, à faibles durées de vie, cachées telle une aiguille dans une botte de foin au milieu du feu d’artifice de particules beaucoup plus conventionnelles.

En effet, couplée à un ordinateur, la chambre proportionnelle multifils permettait d’enregistrer des millions de traces de particules à chaque seconde, au lieu d’une ou deux avec les précédents détecteurs. Il facilitait donc grandement la recherche des interactions rares, se produisant par exemple seulement au cours un évènement sur un milliard.

Le détecteur de Charpak allait rendre possibles des découvertes aussi spectaculaires que celles du quark charmé et surtout des bosons W et Z.

Bitcoin : une journée à Biarritz pour tout comprendre

Le 7 avril prochain se tiendra à Biarritz, la première conférence sur le bitcoin.

Le public, spécialiste ou non spécialiste, pourra découvrir le monde fabuleux des cryptomonnaies, grâce à des orateurs spécialistes du domaines (Yorick de Mombynes, Damien Theillier, h16, Lucas Léger, Simone Wapler, Vincent Ginochio, Adil Takkal-Bataille,…).

Souvent accusé de financer des activités illégales, conspué par le monde politique, convoité par les banques (c’est dire si les cryptomonnaies suscitent l’intérêt), le bitcoin nécessite quelques explications afin de ne plus pâtir de la mauvaise réputation qu’on veut lui faire.

Il est temps pour vous de le découvrir sous son vrai jour : une libération, une monnaie d’échange vers plus de liberté.

Le cadre prestigieux qui accueille les participants est le Casino Barrière à Biarritz.

Les organisateurs, Frédéric Hamon et Patrick Mari, tiennent à ce que cette première édition soit une réussite.

Nul doute que vous serez séduits par leur chaleureux accueil et leur professionnalisme.

www.savoiretaction.eu

      

Stephen Hawking est mort

Stephen Hawking est l’un des plus grands physiciens de la deuxième moitié du XXe siècle. Sa contribution à notre compréhension de l’univers n’a rien de comparable à celle d’Albert Einstein (il le reconnaissait d’ailleurs bien volontiers lui-même), mais ses travaux sur les trous noirs ou sur le Big Bang ont sans conteste fait date en astrophysique.

Le physicien britannique a en effet choisi, à contre-courant de son époque, très marquée par les développements de la mécanique quantique, de poursuivre les travaux de son illustre aîné sur la gravitation. Il a notamment travaillé avec le mathématicien, britannique lui aussi, Roger Penrose sur les implications mathématiques des équations de la relativité générale.

S’il n’est pas le premier à formuler l’idée que l’univers a connu une phase de croissance initiale très rapide à partir d’un état extrêmement dense et chaud (la théorie du Big Bang), il pousse néanmoins les équations d’Einstein dans ses retranchements en démontrant qu’elles prévoient l’existence dans le passé d’un point unique de densité infinie: ce qu’on appelle en physique «une singularité».

Contrairement à une idée commune répandue, cela ne veut pas dire que l’univers était tout entier concentré en un point, mais au contraire que les équations d’Einstein ont une limite au-delà de laquelle elles ne parviennent plus à rendre compte correctement du monde : une nouvelle physique est nécessaire. Sur le plan théorique, c’est un accomplissement majeur.

Stephen Hawking se penche alors sur d’autres «singularités» de la théorie de la relativité générale : les trous noirs. Ce sont des objets si denses (ou si massif) qu’ils piègent toute forme de matière ou d’énergie qui franchit une certaine limite, appelée « horizon ». Même les grains de lumière, les photons, qui sont les objets les plus rapides de l’univers et dont la masse est nulle, ne parviennent à s’en échapper.

C’est en tout cas ce que l’on pense jusqu’à ce que Stephen Hawking se penche sur la question. En introduisant un peu de mécanique quantique, il découvre que les trous noirs ne sont pas si noirs… Pour des raisons complexes, ils rayonnent en effet très légèrement. Ils ont du coup également une température.

Cette découverte surprenante est le plus grand accomplissement de sa carrière. L’article paru dans Nature en 1974 lui aurait valu le prix Nobel… si elle avait pu être confirmée par des observations. Mais ce «rayonnement Hawking» est bien trop faible pour être détecté par les dispositifs actuels. C’est la première fois qu’un théoricien parvenait à réunir dans une même équation (très élégante) les paramètres fondamentaux de la relativité générale et ceux de la mécanique quantique.

Pour tous les curieux qui souhaiteraient en savoir plus, le magazine La Recherche avait consacré un dossier spécial passionnant en 2013, diffusé gratuitement sur leur site internet à l’occasion du décès du physicien.