Archives de catégorie : A la Une

Jupiter : 12 nouvelles lunes découvertes dont « une boule étrange »

La famille de Jupiter s’agrandit de 12 nouvelles lunes. Une famille nombreuse qui compte désormais 79 membres. Une découverte faite un peu par hasard et qui met en évidence trois groupes de satellites.

Jupiter est une planète géante gazeuse. Il s’agit de la plus grosse planète du Système solaire, plus volumineuse et massive que toutes les autres planètes réunies, et la cinquième planète par sa distance au Soleil.

Un peu plus de quatre siècles après la découverte par Galilée de quatre lunes en mouvement autour de Jupiter (les lunes galiléennes Io, Europe, Ganymède et Callisto), 12 petits corps s’ajoutent à la déjà très grande famille de satellites qui entourent la géante.

Cela porte désormais à 79 le nombre de lunes qui lui gravitent autour. Un record pour notre Système solaire. Aucune autre planète ne peut prétendre à en avoir autant (en tout cas, pour l’instant)Junon). Tous ou presque furent ces compagnes et compagnons d’un soir (ou plus). Et la liste continue de grandir.

Google sévèrement condanné par l’Europe… pour quelle raison ?

Google à nouveau frappé par une amende record en Europe. Le géant américain devra verser 4,3 milliards d’euros à la Commission pour abus de position dominante avec Android, son système d’exploitation sur mobile. La sanction financière est-elle la bonne solution pour rétablir la concurrence ?

Une amende doit être dissuasive, c’est pour cela que son montant est élevé. Jamais Bruxelles n’avait été aussi sévère. Cette amende peut, certes, paraître astronomique puisqu’elle équivaut à la contribution annuelle des Pays-Bas au budget de l’Union, mais au regard des résultats financiers de Google, elle est nettement moins impressionnante. 4,3 milliards d’euros, cela représente seulement 5 % de la montagne de liquidité dont dispose Alphabet, la maison mère. Cela fait trois ans que Google fait l’objet d’enquêtes de la part de la Commission européenne, et pendant ce temps, ses revenus annuels ont bondi de 75 à 110 milliards de dollars.

Dans l’immédiat, pas de souci pour le champion américain. Mais à l’avenir, et c’est ce qui intéresse la commissaire Margrethe Vestager, la société risque une amende quotidienne de 10 millions d’euros si elle ne modifie pas les conditions d’accès à Android, actuellement fourni gratuitement aux constructeurs de téléphone portable pour asseoir sa domination. Google a trois mois pour faire le nécessaire.

  

Airbus Beluga XL

Le nouvel avion-cargo d’Airbus a effectué avec succès, ce jeudi, son premier vol d’essai à Toulouse. Sa mission : transporter des pièces d’avion entre les différents sites européens du groupe.

C’est une baleine avec un énorme sourire et un œil malicieux qui a décollé ce jeudi matin pour la première fois dans le ciel de Toulouse (Haute-Garonne), sous les applaudissements d’environ 10 000 salariés et sous-traitants d’Airbus.

Sous un soleil de plomb, le Beluga XL, successeur de l’actuel Beluga ST, a pris son envol pour un voyage de quatre heures depuis l’aéroport de Toulouse-Blagnac.

Un événement pour le constructeur qui remplacera le Beluga ST, en service depuis 1994 ! Avec ses 6 mètres de plus en longueur et son mètre de large supplémentaire par rapport à son prédécesseur, le Beluga XL assurera pour Airbus une capacité de transport supplémentaire de 30 %. Il peut transporter, sans escale, 53 tonnes de charge sur une distance de 4 074 km.

Cinq exemplaires du Beluga XL sont prévus. Ils doivent remplacer progressivement entre 2019 et 2025 les anciens Beluga d’Airbus Transport International pour le transport de sections d’appareils Airbus entre les divers sites de production en Europe.

airbus.com

     

Ecoutez le chant de Saturne enregistré par la sonde Cassini

Avant de mourir dans l’atmosphère de Saturne, la sonde Cassini a enregistré des ondes dans le plasma interplanétaire entre Saturne et ses anneaux et surtout la lune Encelade. Un groupe de chercheurs a traduit les fréquences de ces ondes sous forme audible, permettant en quelque sorte d’écouter le chant de Saturne.

Ces ondes sont le résultat d’interactions magnétohydrodynamiques (MHD) entre Saturne et sa lune Encelade et ses anneaux, donc, comme on va le voir, entre les champs électromagnétiques et les ions constituant le plasma interplanétaire, étudiés à l’aide de l’instrument Radio Plasma Wave Science (RPWS) qui était à bord de Cassini.

On peut concevoir ces interactions comme si une sorte de circuit électrique complexe existait entre ces deux astres entre lesquels des courants de charges et d’énergie feraient le va-et-vient.

Les ondes radio dans le plasma produites par ces phénomènes sont parentes de celles observées autour de la Terre dans sa ionosphère et sa magnétosphère, notamment en relation avec les aurores polaires.

Il s’agit aussi, entre autres, de manifestations de l’existence des fameuses ondes d’Alfvén, découvertes par le prix Nobel de physique suédois Hannes Alfvén en couplant les équations de Maxwell de l’électromagnétisme avec les équations de Navier-Stokes de l’hydrodynamique.

La mission Cassini-Huygens a rempli tous ses objectifs scientifiques en fournissant une moisson de données sur Saturne, sa magnétosphère, ses anneaux, Titan et les autres lunes de la planète géante.

Les caméras de l’orbiteur ont également fourni certaines des plus belles images du système solaire. Cassini a notamment permis d’affiner notre connaissance de Titan (lacs de méthane liquide, dunes, composition de l’atmosphère…), de découvrir les geysers d’Encelade, indices d’un océan souterrain hébergeant peut-être une forme de vie, d’obtenir les premières images détaillées de Phœbé, d’analyser en détail la structure des anneaux de Saturne, d’observer les formations étonnantes de l’atmosphère de la planète géante au niveau de son pôle nord et de découvrir une dizaine de nouveaux satellites naturels de petite taille (moins de 10 kilomètres), ce qui porte à 62 le nombre total de satellites saturniens connus à ce jour (2017).

saturn.jpl.nasa.gov

      

14 juillet 2018

Le 14 Juillet est la fête nationale de la République française.

Elle a été instituée par la loi du 6 juillet 1880 qui établit un jour de fête nationale annuelle, qui ne précise pas si elle commémore la Fête de la Fédération de 1790, symbole de l’union de la Nation, et/ou l’évènement de la prise de la Bastille du 14 juillet 1789, symbole de la fin de la monarchie absolue puisqu’elle dispose : « La République adopte le 14 Juillet comme jour de fête nationale annuelle » (article unique).

Le site Internet du gouvernement de la République française affirme à la fois : « Si le 14 juillet est généralement associé à la prise de la Bastille en 1789, c’est dans les faits le 14 juillet 1790, la fête de la Fédération, qui est officiellement commémoré en France » et « Dans les faits, de la IIIe République à nos jours, les maires des communes de France et les Français commémorent les deux 14 juillet ».

C’est un jour férié en France.

     

Copernicus : The European Earth Observation Programme

Copernicus est le nom d’un « programme européen de surveillance de la Terre ».

Démarré il y a quatre ans avec Sentinel 1A, le programme Copernicus est déjà considéré comme une grande réussite, notamment grâce à son principe d’accès libre aux données. Aujourd’hui, l’ESA et la Commission européenne réfléchissent à de nouvelles missions, pour améliorer les services et compléter ces familles de satellites surveillant notre environnement. Yvan Baillion, responsable des affaires futures dans les domaines de la science, de l’observation de la Terre et du Système solaire chez Thales Alenia Space (qui réalise les satellites Sentinel 1 et 3).

Avec Copernicus, l’Union européenne mise sur la continuité des données afin d’aider les scientifiques à mieux comprendre le fonctionnement et l’avenir de la machine climatique. Il s’agit également d’éclairer les décideurs politiques sur la réalité du changement climatique, pour mieux l’anticiper et s’y adapter.

Ce programme était auparavant nommé Global Monitoring for Environment and Security ou GMES dans les versions anglaises (on conserve parfois dans la version française le sigle GMES, utilisé par tous les acteurs européens).

Il s’agit d’une initiative conjointe de l’Agence spatiale européenne (ESA) et, au travers de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), de l’Union européenne, qui vise à doter l’Europe d’une capacité opérationnelle et autonome d’observation de la Terre en tant que « services d’intérêt général européen, à accès libre, plein et entier ».

La France s’y associe notamment via le « plan d’applications satellitaires » du ministère du développement durable, décidé en 20113.

Ce programme vise à rationaliser l’utilisation de données relatives à l’environnement et à la sécurité issues de sources multiples, afin de disposer d’informations et de services fiables chaque fois que cela est nécessaire.

En d’autres termes, Copernicus permettra de rassembler l’ensemble des données obtenues à partir de satellites environnementaux et d’instruments de mesure sur site, afin de produire une vue globale et complète de l’état de notre planète.

Les décideurs politiques font partie des principaux utilisateurs du programme Copernicus, qui leur permet de préparer les législations nationales, européennes et internationales relatives à l’environnement (y compris celles sur le changement climatique et le droit international de la mer) et de vérifier la bonne application de ces législations.

Copernicus s’appuie sur quatre « piliers » :

  • une composante spatiale (constituée de satellites d’observation du sol, des océans et de l’atmosphère),
  • une composante in-situ (constituée d’instruments de mesure au sol ou aériens mesurant des paramètres relatifs à l’état des océans, du sol et de l’atmosphère),
  • une composante normalisation et harmonisation des données,
    une composante de services à l’utilisateur.

L’information offerte par le programme Copernicus sera regroupés autour de six thèmes :

le sol, les océans, le traitement de l’urgence, l’atmosphère, la sécurité et le changement climatique.

Les services relatifs au sol, aux océans et au traitement de l’urgence et ceux relatifs à l’atmosphère et à la sécurité (aussi appelés « services pilotes ») ont été officiellement lancés à l’occasion du Forum Copernicus à Lille en septembre 2008.

Ces services, actuellement en phase pré-opérationnelle, devaient entrer en phase opérationnelle en 2011 et être pleinement opérationnels en 2014.

La définition et la mise en place d’une gestion et d’une structure de financement européennes sont des éléments clés de la réussite du programme.

Copernicus est donc en marche vers son fonctionnement opérationnel.

 copernicus.eu

ec.europa.eu/growth/sectors/space/copernicus

      

HL-LHC : début des travaux pour le successeur du Grand Collisionneur de Hadrons

Le LHC ou Grand Collisionneur de Hadrons a beau être l’appareil technologique le plus complexe jamais imaginé par l’Homme, les scientifiques du Cern estiment que l’on peut encore en augmenter la précision.

En préparation depuis des années, le HL-LHC (ou Grand Collissionneur à Haute Luminosité) devrait ainsi permettre de générer 5 à 7 milliards de collisions de protons par seconde, contre 1 milliard de collisions pour l’actuel LHC.

Un tel différentiel équivaudra à 10 fois plus de données traitées, dès lors que le nouveau Collisionneur sera enfin opérationnel, c’est à dire pas avant 2026.

A terme, 130 aimants seront installés tout autour d’un nouveau tunnel d’expérimentation afin de comprimer les paquets de proton de manière à augmenter la luminosité des faisceaux; de quoi faire de nouvelles découvertes et d’importantes avancées scientifiques, ou de sonder encore plus profondément les constituants fondamentaux de l’univers si l’on en croit Fabiola Gianotti, la Directrice du Cern.

hilumilhc.web.cern.ch

      

  

La sonde japonaise Hayabusa 2 a atteint l’astéroïde Ryugu

Le voyage s’est bien passé pour Hayabusa 2 qui, plus de trois ans après son décollage, vole désormais avec l’astéroïde Ryugu.

Arrivée à destination à 280 millions de kilomètres de la Terre, la sonde se trouve à une vingtaine de kilomètres de l’astéroïde Ryugu (900 mètres de diamètre) avec à son bord l’atterrisseur Mascot et trois rovers Minerva en parfait état de fonctionnement.

Sa mission s’apprête donc réellement à commencer. Elle consiste à prélever des échantillons afin de mieux comprendre le processus de formation des planètes. La cerise sur le gâteau serait la découverte de grains présolaires, qui permettraient aux chercheurs d’étudier les premières heures du système solaire.

Hayabusa 2 sera chargée de l’analyse des échantillons, tandis que Mascot aidera à la sélection des sites de prélèvement. Trois zones ont été présélectionnées.