La voix de Stephen Hawking envoyée vers un trou noir

Une musique contenant la voix synthétique de l’astrophysicien Stephen Hawking, décédé le 14 mars à l’âge de 76 ans, a été envoyée dans l’espace à l’occasion de son inhumation à Londres en l’abbaye de Westminster.

Les cendres du chercheur, reconnu par ses pairs pour ses travaux sur les trous noirs et sur l’origine de l’univers, ont été enterrées près des tombes d’Isaac Newton et de Charles Darwin.

Des membres de sa famille, ainsi que ses amis et ses collègues, ont assister à la cérémonie.

L’enregistrement réalisé par le compositeur de musique électronique grec Vangelis (connu entre autres pour ses BO de Blade Runner et des Charriots de feu) devait être émis vers le trou noir 1A 0620-00, le plus proche de la Terre, par une antenne de l’Agence spatiale européenne (ESA) située en Espagne.

Une copie CD sera distribuée aux personnes qui assistent à la cérémonie. «C’est un beau geste, symbolique, qui crée un lien entre la présence de notre père sur cette planète, son vœu d’aller dans l’espace et ses travaux d’exploration de l’univers», a dit sa fille, Lucy Hawking. «C’est un message de paix et d’espoir, sur l’unité et notre besoin de vivre ensemble en harmonie sur cette planète.»

L’astronaute britannique Tim Peake, le professeur d’astronomie Martin Rees -membre de la Royal Society, la plus prestigieuse institution scientifique de Grande-Bretagne et l’acteur Benedict Cumberbatch, qui avait incarné le scientifique dans un téléfilm, ont pris notamment la parole au cours de la cérémonie.

Cloué dans un fauteuil roulant, il avait déjoué les pronostics des médecins qui ne lui donnaient que quelques années à vivre après lui avoir diagnostiqué, à 21 ans seulement, la maladie de Charcot. Il était devenu une icône après la publication, en 1988, d’un ouvrage de vulgarisation, «Une brève histoire du temps», qui raconte l’histoire des débuts de l’univers, dans les instants qui ont suivi le Big Bang.

Son génie scientifique et son sens de l’humour avaient fait de lui une figure populaire, bien au-delà des cercles de la physique. Sa mort avait suscité une pluie d’hommages rarement égalée pour un scientifique, de la reine Elizabeth II à la Nasa en passant par l’ancien président américain Barack Obama.

    
 

Le télescope spatial Fermi fête ses dix ans

Le Fermi Gammaray Space Telescope (anciennement Gammaray Large Area Space Telescope, ou GLAST) est un télescope spatial de l’agence spatiale américaine destiné à l’étude des rayons gamma de haute énergie émis par les objets célestes.

Ce satellite a été lancé le 11 juin 2008 et placé sur une orbite basse terrestre circulaire de 565 km pour une durée d’au moins 5 ans.

L’instrument principal LAT permet d’observer des rayons gamma de 20 MeV à 300 GeV.

Un deuxième instrument, le GBM, est réservé à l’étude des sursauts gamma.

Le télescope Fermi a pour objectif l’étude des phénomènes les plus violents observés dans l’univers tels que les blazars jets relativistes produits par des trous noirs supermassifs, les sursauts gamma et doit contribuer à une meilleure compréhension de phénomènes tels que les pulsars, les éruptions solaires et l’origine des rayons cosmiques.

Cette mission spatiale est financée conjointement par la NASA, le Département de l’Énergie américaine avec la participation de laboratoires de recherche en Allemagne, France, Italie, au Japon et en Suède.

Composé de photons doté d’une énergie et d’une vitesse phénoménales, le rayonnement gamma traverse l’espace pour venir frapper la Terre. Il constitue à ce titre la partie neutre du rayonnement cosmique, majoritairement formé par des particules chargées – protons ou noyaux d’hélium. Enrico Fermi, pionnier de la physique des hautes énergies, avait estimé dès 1949 que ces rayons gamma pouvaient avoir pour origine des supernovas, des explosions d’étoiles grosses comme au moins 50 Soleils. En balayant le ciel toutes les trois heures, le principal instrument de Fermi, le Large Area Telescope (LAT) a pu détecter plus de 5.000 sources de rayons gamma en dix ans. Et pour certaines, les scientifiques ont pu déterminer qu’elles ont bien été produites par des supernovas et ainsi confirmer la théorie de Fermi.

fermi.gsfc.nasa.gov

      

800 avions de légende

Editeur : Larousse
Collection : Beaux livres de légende
ISBN-10 : 2035923514
ISBN-13 : 978-2035923516

Un ouvrage somptueux qui retrace l’histoire de l’aviation, des premiers aéroplanes aux prototypes les plus audacieux.

Un voyage dans le monde fascinant de l’aviation qui présente également le contexte historique, social et politique qui accompagne et influe sur l’évolution technique des différents modèles.

Un ouvrage écrit par les meilleurs spécialistes de l’aviation et préfacé par Pierre-Alain Antoine, ancien pilote de chasse et spécialiste reconnu.

Une approche visuelle inédite, claire et précise qui permet à tous de pénétrer dans le monde de l’aviation.

Dix chapitres ordonnés chronologiquement, du début du XXe siècle à nos jours, avec pour chaque décennie : les appareils les plus représentatifs et leurs spécificités techniques ; des dossiers spéciaux sur les constructeurs emblématiques : Fokker, Boeing, Cessna, Douglas, De Havilland, Airbus… , des dossiers thématiques : les pionniers, les grands pilotes, les avions de guerre, les furtifs, les hélicoptères, les alternatives énergétiques… .

Plus de 2 000 photos et une maquette élégante et luxueuse font de cet ouvrage un très beau cadeau à offrir ou à s’offrir.

Johanne Defay remporte une manche du circuit mondial de surf

Johanne Defay a remporté son premier succès de la saison sur le circuit mondial de surf.

La Réunionnaise d’origine ponote s’est imposée à Bali (Uluwatu), en Indonésie. Il s’agissait du 5e tournoi de la saison. Il en reste encore autant.

Pour l’instant, la jeune femme de 24 ans se classe 5e mondiale pour sa 4e saison parmi l’élite du surf féminin.

En 2015 et 2016, elle avait remporté un tournoi par saison.

Pantin Classic Pro

Johanne Defay est une surfeuse professionnelle française née le 19 novembre 1993 au Puy-en-Velay et licenciée depuis 2001 à La Réunion.

Elle pratique son sport depuis l’âge de huit ans à l’île de La Réunion. Elle participe très vite à ses premières compétitions et est sacrée championne d’Europe junior en 2009, 2011 et 2013. Cette même année, elle décroche également le titre de championne d’Europe et parvient à se qualifier pour le Championship Tour, élite mondiale du surf.

Elle se classe 8ᵉ et est sacrée Rookie of the year, titre qui récompense la meilleure surfeuse au classement général lors de sa première saison dans l’élite.

johannedefay.com/v2/

 

Hérédité

Hérédité ou Héréditaire au Québec (Hereditary) est un film d’horreur américain écrit et réalisé par Ari Aster, sorti le 13 juin 2018.

Quand Ellen, la matriarche de la famille Graham, décède, sa fille, Annie, retourne habiter dans la demeure familiale avec son mari et ses deux enfants, Peter et Charlie. Mais, rapidement, leur vie paisible est perturbée par des phénomènes étranges et inquiétants. La famille devra découvrir les terrifiants secrets de la matriarche défunte… .

Trois bébés planètes découverts par les antennes d’ALMA

Une nouvelle méthode d’observation a permis de dénicher trois planètes en formation autour d’une étoile âgée de quatre millions d’années à peine. 

Autour des jeunes étoiles existent des disques protoplanétaires composés de poussières, de débris rocheux et de gaz. C’est à l’intérieur de tels disques que se forment les futures planètes du système stellaire et les scientifiques disposent depuis quelques années des moyens nécessaires à leur étude. Plusieurs proto-planètes ont déjà été identifiées autour d’étoiles peu âgées comme cette planète géante qu’est Beta Pictoris b qui tourne autour d’une des étoiles les plus étudiées depuis 20 ans.

Cette fois deux équipes distinctes, dont une dirigée par des chercheurs de l’Institut de planétologie et d’astrophysique de Grenoble, ont réussi à identifier trois nouvelles proto-planètes évoluant dans le disque entourant HD 163296, une étoile âgée de quatre millions d’années seulement et située à 330 années-lumière de la Terre dans la constellation du Sagittaire.

Pour repérer ces trois astres en formation, les astronomes ont utilisé les antennes du radiotélescope ALMA qui observent les rayonnements millimétriques et submillimétriques.

almaobservatory.org/en/home/

public.nrao.edu/telescopes/alma/

eso.org/public/teles-instr/alma/

alma-telescope.jp/en/

Le futur télescope LSST, révolution pour l’astronomie, au centre d’un congrès en France

Le Large Synoptic Survey Telescope (LSST), en français « Grand Télescope d’étude synoptique », est un télescope de grande puissance dont la construction a débuté en avril 2015.

Il est prévu qu’il voie sa première lumière en 2019 et qu’il soit pleinement opérationnel à partir de 2022.

Le télescope sera installé à une altitude de 2680 mètres sur le Cerro Pachón, une montagne nord-chilienne, aux côtés de l’Observatoire Gemini et du télescope SOAR. La résolution de ses images, la largeur de son champ de vision et sa rapidité doteront le LSST de capacités d’observation inégalées.

Plus de 150 chercheurs européens et américains participent depuis lundi 11 juin 2018 au congrés de Lyon qui préfigure la mise en production du télescope, fruit d’une collaboration internationale pilotée par les États-Unis.

Le Large Synoptic Survey Telescope, qui sera mis en service en 2020 sur la montagne du Cerro Pachón, dans les Andes chiliennes, « révolutionne la façon dont on fait de l’astronomie », affirme à l’AFP Emmanuel Gangler, responsable du projet LSST en France. « Un projet qui fait rêver », ajoute-t-il.

Pendant dix ans, ce télescope superpuissant, doté d’un miroir de 8,4 mètres de diamètre, réalisera un relevé de l’univers en 3D : ce sera le plus rapide, le plus profond et le plus vaste, avec la carte la plus complète jamais obtenue du ciel de l’hémisphère austral.

« Dans l’hémisphère sud, on a accès au centre de la Voie lactée », relève M. Gangler. « On devrait commencer les relevés au dernier trimestre 2022 ». La première pierre avait été posée mi-avril 2015.

Son enveloppe se rapproche d’une expérience spatiale, avec un coût de construction d’environ 670 millions de dollars, souligne-t-il. La France joue un rôle primordial dans ce projet qu’elle a rejoint dès 2007 avec dix unités de l’Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (In2p3) du CNRS, l’organisme public de recherche français, impliquées.

La France contribue à la caméra numérique de 3,2 milliards de pixels (et 200 millions de dollars), la plus grande jamais construite. Elle prendra une photo du ciel toutes les 40 secondes. Autre prouesse française, le système de changeur de filtres robotisé de la caméra. Quinze fois plus rapide que ce qui se fait aujourd’hui, il prendra chaque image du ciel avec des filtres optiques différents (au nombre de 6) en un temps record.

Les astronomes « veulent voir le ciel en couleurs différentes pour faire ressortir les objets. A Hawaï, il faut une demi-heure pour changer un filtre du télescope Subaru. Pendant ce temps, pas d’observation possible ». « Avec notre système, cela prendra deux minutes ! », se réjouit le chercheur en cosmologie de l’In2p3 à Clermont-Ferrand (centre de la France).

lsst.org

   

Mars : la NASA annonce que Curiosity a découvert du méthane et des molécules organiques

Selon la NASA, le rover Curiosity a identifié un cycle du méthane et de nombreuses molécules organiques sur la planète Rouge. Des éléments liés à la vie, mais qui ne confirment pas son existence passée ou présente sur Mars. 

La NASA a annoncé, lors d’une conférence jeudi 7 juin 2018, que le rover Curiosity, sur Mars depuis 2012, a identifié dans des échantillons prélevés sur deux sites distincts du cratère Gale la présence de plusieurs molécules organiques et de substances volatiles qui rappellent les roches sédimentaires trouvées sur Terre.

Une découverte importante qui fait l’objet d’une étude publiée dans la revue Science, datée du 8 juin. Dans le même numéro, une autre étude, toujours fondée sur les données de Curiosity, confirme la présence de méthane atmosphérique, dont la concentration indique une forte variation saisonnière. Un autre résultat jugé remarquable par les spécialistes. En effet, ces deux découvertes évoquent la vie mais il est encore impossible d’affirmer qu’elle a existé ou existe sur Mars.

Il faudra suivre rovers ExoMars 2020 de l’ESA et Mars 2020 de la NASA pour en savoir plus.